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samedi 20 mai 2017

Quand les hirondelles me reviennent - Yann Déjaury - Editions Librinova

Quatrième de couverture : 

Après plusieurs heures d’errance, un homme prend conscience qu’il ignore tout de son passé. Qui est-il ? D’où vient-il ? Où va-t-il ? Autant de questions inquiétantes qui ne trouvent aucune réponse cohérente. Son seul exutoire est de continuer le chemin interminable droit devant, poussé par un formidable élan de survie. La rencontre de Marguerite, aubergiste mystérieuse d’âge mûr et de PommePomme, jeune handicapée d’un village de campagne, l’aide à mieux accepter son amnésie. Mais qui sont-elles vraiment ? Sont-elles prêtes à l’aider à retrouver sa vie d’avant ? De rencontres en rebondissements, de joies en déceptions, la vérité finira par s’imposer comme une évidence… 

Mon avis sur le livre :

J'ai été contacté par l'auteur de ce roman pour lire son livre et c'est avec une curiosité évidente en lisant le résumé que j'ai accepté avec plaisir le partenariat. Pour retrouver son roman aux éditions Librinova c'est ici.

Ce roman est le premier de l'auteur et j'espère que ce ne sera pas le dernier. On découvre dans cette histoire un homme en quête d'identité, à la recherche de son passé après avoir perdu la mémoire. Sur son chemin, il se rend au village de Durevent et va y faire la rencontre de ses habitants. 

Globalement, j'ai ressenti un aspect très serein et beaucoup d'espoir en lisant cette histoire. J'en suis ressortie apaisée moi-même et avec un regard réfléchi sur ma propre vie. Là déjà est un des points positifs du livre puisqu'il nous fait nous questionner sur nous-même, aux travers des interrogations du personnage principal Julien. 

J'ai trouvé la plume de l'auteur très contemporaine par rapport aux autres livres que j'ai pu lire du même genre : il a cette faculté à nous décrire un paysage avec beaucoup d'aisance tout en y ajoutant des dialogues qui nous attachent aux personnages. Ce sont notamment ces échanges qui rendent très pétillante et vivace l'amitié qui se crée entre Julien et PommePomme, une jeune fille handicapée de 17 ans qu'il rencontre sur son chemin. 

J'ai énormément apprécié ces petites enquêtes et intrigues mises bout à bout au fil du roman : d'abord on a une enquête autour de notre personnage principal, ensuite on se concentre plus sur les habitants du village. 

L'histoire en elle-même est très réaliste puisqu'elle intègre des personnages tous plus différents mais qui ont tous une chose en commun : des qualités, mais aussi des vices. C'est pourquoi, parce que les personnages du roman étaient très travaillés, je me suis attachée à eux avec beaucoup de facilité, pour ensuite ressentir un pincement au cœur en les quittant à la fin du roman.

Encore un point que je tiens à souligner est la surprise à la fin de l'histoire : cette fin est inoubliable, étonnante, inattendue. L'histoire est bien bouclée et notamment très addictive dans ses 100 dernières pages. 

Je dois dire que j'ai eu un coup de cœur pour ce roman et j'espère tellement pouvoir lire une suite car chaque moment de ma lecture m'a plut et cela faisait bien longtemps que je n'avais autant accroché à un livre. 

Je remercie encore l'auteur pour m'avoir contacté et fait découvrir ce roman fabuleux.

Ma note :

5/5. Coup de cœur.

jeudi 23 février 2017

Une place pour l'espoir - Virginie Coëdelo - Editions Librinova

Quatrième de couverture :

Claire et Julien Delorme ont tout pour être heureux. Mariés, deux enfants, ils sont propriétaires d'un café-restaurant dans le sud de la France, L'Espoir.
Mais derrière ce bonheur se cache le drame de Claire, avec lequel elle a appris à vivre, qu'elle est parvenue à surmonter tant bien que mal : son premier mari est mort dans l'explosion d'une bombe. ​
Des années plus tard, l'enquête sur cette explosion, demeurée non élucidée, se rouvre, grâce à un témoin, et Claire va devoir se replonger dans un cauchemar qu'elle pensait définitivement derrière elle.

Mon avis sur le livre :

J'ai reçu ce livre en partenariat avec les éditions numériques Librinova, que je remercie encore une fois. Pour jeter un coup d'oeil au livre numérique sur leur site, c'est ici.

On plonge dans la France que nous connaissons pour suivre Claire et son second mari Julien. J'ai directement accroché avec le personnage de Claire qui m'a parue familière et m'a touchée de par son passé difficile : la mort de son premier mari lors de l'explosion d'une bombe dans une banque. Elle doit faire face à la réouverture de l'enquête, six ans après, puisque aucun coupable n'a été trouvé.

J'ai été happée par les sentiments de cette femme, ne pouvant pas rester indifférente à sa douleur mais aussi à la force dont elle faisait preuve, en ayant reconstruit sa vie, eu des enfants. Il arrive que certains chapitres soient des lettres de Claire ou de Julien, ce que j'ai apprécié car cela coupait le style narratif pour laisser place aux pensées mêmes des personnages que l'on suivait sous un point de vue omniscient.

Le restaurant-café nommé L'Espoir, tenu par nos deux protagonistes, m'a beaucoup plu : je me le suis facilement imaginée, avec ses habitués. Mon seul regret a été que l'auteur n'est pas plus décrit les personnes qui le fréquentait, je sais que ce n'était pas le but de l'histoire, mais je me sentais si bien dans cet endroit que j'aurais aimé que le récit lui donne plus de vie et de profondeur.

Le livre va de révélation en révélation ce qui m'a rendu très vite addict à son contenu. Je ne pouvais m'empêcher de tourner les pages, j'ai été choquée par un évènement que je n'attendais pas et que je n'ai pas vu venir. Puis à la fin, quand je me suis retrouvée à cinq pages de le terminer, je n'avais pas envie de le quitter, ce roman : j'avais envie de rester encore avec ses personnages. 

J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur, tout en simplicité, mais aussi en phrases réfléchies et plus travaillées. Ce qui a capté le plus mon attention était ses phrases énumératives, ou par une virgule elle alignait de nombreux verbes ou mots en leur donnant plus de sens que s'ils s'étaient trouvés seuls.

Au final, ce livre était une belle parenthèse qui m'a emportée là où je ne l'attendais pas, qui m'a surprise et émue. Si j'en ai l'occasion, je relirai avec plaisir cette auteur. 

Ma note :

4,5/5. Addictif, prenant et émouvant.

mardi 9 août 2016

La petite boulangerie du bout du monde - Jenny Colgan - Editions Pocket

Quatrième de couverture :

Quand son mariage et son entreprise familiale font naufrage, Polly Waterford quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Elle s'installe seule dans un minuscule appartement situé au-dessus d'une boutique laissée à l'abandon. Pour se remonter le moral, elle se consacre à son plaisir favori : fabriquer du pain. Alors qu'il n'y a plus dans le village qu'une boulangère irascible au pain sans saveur, les arômes de levain qui s'échappent de chez elle attirent très vite la curiosité et la sympathie des habitants. Petit à petit, d'échanges de services en petits bonheurs partagés, elle ravive l'esprit d'entraide et de partage dans le village. Au fil des rencontres farfelues (un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands) et au gré des événements heureux ou tragiques qui touchent la communauté, ce qui ne devait être qu'un simple " break " devient l'entreprise de sa vie. Polly se révèle enfin à elle-même : une femme déterminée et créative, prête à mordre dans la vie comme dans une mie de pain chaude et croustillante.

Mon avis sur le livre :

J'ai acheté ce livre par hasard lors de mes vacances car sa jolie couverture me faisait de l’œil et son résumé s'accordait bien avec mon envie de lire un roman "feel good" qui détend.

Je dois dire que l'histoire nous emporte directement à Plymouth, en Angleterre puis dans le nouveau cadre de vie de Polly, à Polbearne, petite île des Cornouailles. J'ai adoré le cadre et c'est principalement cette raison qui explique que j'ai apprécié ma lecture. Jenny Colgan arrive à nous plonger dans les ruelles escarpées, face à la mer à perte de vue où ses bateaux et voiliers se balancent au grès du vent, l'odeur du pain chaud en fond. C'est donc un livre dépaysant qui fait du bien au moral.

Cependant, j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages. Je dois dire que je suis restée assez hermétique à eux, pas à cause de leur personnalité, mais plus à cause des dialogues. J'ai eu l'impression que les échanges entre eux n'étaient pas assez naturels, trop exagérés parfois. 

Il y avait donc pour moi un petit déséquilibre dans le roman, ce qui explique que j'ai mis une longue semaine à le lire. Je n'étais pas à fond dedans. Je vous le conseille cependant si vous avez envie d'une histoire légère et que vous aimez vous immerger dans un cadre magnifique.

Ma note :

3/5. Une bonne lecture dépaysante.

dimanche 10 juillet 2016

Les cerfs-volants de Kaboul - Khaled Hosseini - Editions 10/18

Quatrième de couverture :

Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles.
Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n'entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés...

Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux États-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. "Il existe un moyen de te racheter", lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.


Mon avis sur le livre :

J'avais déjà lu Khaled Hosseini avec A Thousand Splendid Suns (Mille soleils splendides). Je me suis donc lancée dans ce roman avec de l'attente (car j'avais déjà trouvé le style de Khaled Hosseini magnifique) et j'étais contente de partager cette lecture avec Axelle que vous pouvez retrouvez ici.

Ce roman se déroule sous le point de vue d'Amir et commence en 2001 avec cet appel du Pakistan qui va bouleverser son train de vie adopté aux États-Unis. Alors, on se retrouve plongé au cœur de l'Afghanistan des années 1960, quand naît Amir et Hassan, que les rues de Kaboul sont bondées de passants, de marchands, que l'air transporte l'odeur des grenades et du kebab. Ces quarante ans dont l'auteur va parler nous permettent de découvrir et de comprendre la guerre qui s'est déroulée dans ce pays, qui a entraîné l'extermination des chiites. Historiquement, le livre est donc intéressant.

Le roman semble parfois autobiographique : c'est comme si l'auteur racontait une partie de son histoire, car lui aussi a vécu à Kaboul, lui aussi est arrivé aux États-Unis en 1980 et lui aussi, comme Amir, va devenir écrivain. Voilà pourquoi on est touché parce que l'on sait que ce qu'il dit, ce qu'il décrit, est très proche de la réalité.

Khaled Hosseini, par sa plume riche, met en place des personnages complexes qui gravitent autour d'Hassan et d'Amir : le père d'Amir, Baba, qui repousse son fils, le père d'Hassan, Ali, ami de Baba et son domestique, choyant son fils, Assef, l'ennemi d'Hassan et d'Amir, Rahim khan, conseiller et ami de Baba... On apprend le passé de chaque personnage, ce qui nous permet de comprendre comment ils en sont arrivés là, mais surtout, on découvre aussi des choses sur eux au fil de la lecture, ce qui entraîne parfois de nombreuses surprises.

Ce qu'il faut savoir avec Hosseini c'est qu'il y aura de la cruauté et de la violence dans ses romans. Cela peut en déranger certains, donc âmes sensibles, s'abstenir !

Ce livre reste cependant une ode à la vie et à l'espoir. Il nous prouve que le rachat de nos fautes est faisable, qu'il ne faut pas se sous-estimer et qu'il faut croire en soi. L'image des cerfs-volants rouges revient tout au cours du livre et est comme la racine de ce qu'écrit Hosseini : là où commence l'histoire apparaissent les cerfs-volants, et là où se termine l'histoire apparaissent les cerfs-volants. 

Je n'ai pas eu un coup de cœur pour ce roman tout simplement car j'aurais aimé plus voir Hassan. Je ne me suis pas sentie spécialement proche d'Amir, malgré le fait que j'ai été émue par son histoire. J'aurais voulu que le dénouement final soit plus travaillé, qu'on voit plus les liens entre les personnages qui se formaient. Et puis pour moi, Mille soleils splendides était indétrônable. 

Ma note :

4/5. Une belle lecture.

mardi 5 juillet 2016

Me before you - Jojo Moyes - Edition Penguin - Tome 1

Quatrième de couverture :

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis...

Mon avis sur le livre :

Je crois que personne n'a pu passer à côté de CE livre. Ben oui, son adaptation vient de sortir au cinéma, et avec ça il a eu beaucoup de pub. Voilà pourquoi comme tout le monde j'ai suivi la mode. Sauf que j'ai voulu le lire en anglais et pas en français !

Ce livre m'a énervé. Ce livre m'a bouleversé. Il m'a fait réfléchir à des millions de choses à la fois. Il m'a ouvert l'esprit sur des choses que je ne connaissais pas. J'ai eu envie de le jeter par ma fenêtre au vu de ma colère contre lui. Il m'a fait passer par des tonnes d'émotions. C'est un coup de cœur mais avec des critiques.

Faisons un point sur le personnage de Lou qu'on rencontre dès le début : c'est une jeune femme de vingt-six ans qui vit encore chez ses parents, qui les aident financièrement et qui a le sens des responsabilités. Mais qui est aussi enchainée à une vie de routine. Et puis un jour son job saute : elle doit en trouver un nouveau et devient aide d'un tétraplégique, elle va lui tenir compagnie. Son caractère m'a plu mais parfois je ne la comprenais pas non plus, elle préférait ne pas s'avouer ce qu'elle ressentait vraiment, allant jusqu'à blesser d'autres personnes alentours. Et en même temps, par ses capacités tenaces et son côté indomptable (qu'on retrouve aussi dans sa garde-robe) elle apportait quelque chose d'éblouissant et de lumineux dans la vie de Will. Elle était perdue autant que Will d'ailleurs, et elle apprend tout au long du roman à se reconstruire grâce à lui : c'est lui qui la mène à la sortie du labyrinthe, qui l'aide à trouver le chemin. Alors tout bascule à ce moment-là : ce n'est plus le tétraplégique qui s'appuie sur Lou mais bien l'inverse.

Will, lui aussi m'a plu, mais aussi déçu. J'aimais sa personnalité pour son humour bien placé et détourné, mais il était têtu, obstiné et parfois cela m'a gêné. Il gardait tout pour lui et semblait apprécier beaucoup Lou, pas assez pour mettre des mots dessus cependant. Son choix le pousse à aller dans une direction, ce qui l'enferme et le recroqueville sur lui-même.

Généralement on suit le point de vue de Lou dans le roman, même si l'auteur y a inséré des chapitres sous le point de vue de Camille (la mère de Will), de Nathan (l'aide médical), de Steven (le père de Will) et de Katrina (la sœur de Lou). J'ai trouvé cela bien réfléchi de la part de l'auteur mais là encore j'attendais un chapitre sous le point de vue de Will, qui n'est jamais arrivé. Peut-être était ce une façon pour l'auteur de nous faire passer ce message : personne ne peut comprendre Will, car toi lecteur, tu n'es pas dans un fauteuil roulant ! Voilà pourquoi l'auteur a peut-être fait le choix de laisser Will dans l'ombre.

Ce roman décrit la plus grosse erreur de l'humain : toujours regarder l'assiette de l'autre, afin de changer sa vie, de le persuader de modifier ceci ou cela. Or, au final, c'est bien chacun, un à un, que nous choisissons où aller, comment agir et réagir. Et personne ne peut nous le dicter. C'est ce que Lou apprend au cours du roman : il faut accepter, quoiqu'il arrive, la décision de l'autre. Même si elle va en contradiction avec ce que l'on pense, il faut respecter l'autre car il a le choix. Tout le monde est différent et n'agit pas de la même façon : là est notre liberté. Dur à comprendre, dur à appliquer.

Alors voilà, toutes ces critiques font que j'aime ce livre. J'aurais voulu écrire différemment l'histoire mais malgré tout il y a de la justesse dans les propos de Jojo Moyes, et un vrai regard extérieur sur l'Homme et ses actions, que ce soit pour lui-même ou pour les autres. Car on change au cours de la vie, et ça, grâce aux personnes qui nous entoure. 

Ma note :

5/5. Si certains se demandent, oui oui, ce livre m'a fait pleurer... et pas qu'une fois !

mardi 7 juin 2016

Giboulées - Carole Bluchetin - Editions Librinova

Quatrième de couverture :

Après une nuit d’amour inoubliable, Thomas quitte brutalement Amanda. Bouleversée, celle-ci se remémore inlassablement les précieux instants qu’elle a passés avec lui. Pour l’oublier, elle décide de s’enfuir en Islande. Là-bas, immergée malgré elle dans cette terre de glace bouillonnante, pays d'elfes et de légendes, elle va faire de nouvelles rencontres, avancer, comprendre. Au terme de son voyage, parviendra-t-elle à guérir ?

Mon avis sur le roman :

J'ai lu ce livre gratuitement en partenariat avec la maison d'édition Librinova (que vous pouvez retrouver ici) et je les remercie pour l'envoi de la version numérique de Giboulées de Carole Bluchetin (voici le lien direct sur le site Librinova si voulez en lire un extrait). La maison d'édition a su me proposer un roman qui m'a directement interpellé de par son résumé, et j'ai énormément apprécié ma lecture.

On rencontre dans ce petit roman de 80 pages Amanda, une jeune femme perdue, déboussolée, depuis que Thomas l'a quitté et ne lui a plus donné de nouvelles. Elle s'est donc réfugiée en Islande, ayant tout quitté de sa Bretagne natale pour tenter d'oublier et de passer à autre chose dans un nouveau lieu. 

Petit à petit se dessine son histoire avec Thomas, on alterne les flashbacks et le présent ce qui rend dynamique le roman. On est également rapidement plongé dans l'histoire puisqu'on est dans les pensées d'Amanda, qui semble se parler à elle-même. Puisque oui, l'originalité du livre se trouve là-dedans : l'auteur a choisi d'utiliser la deuxième personne du singulier, ce "tu" qui nous embarque et nous mets à la place d'Amanda, rendant l'expérience du personnage universelle. C'est aussi comme si l'auteur s'adressait à nous, lecteurs, pour nous rendre actif et supprimer la passivité de notre lecture.

J'ai été touchée par Amanda, je me suis sentie familière à ses réactions et j'ai apprécié que l'auteur élargisse son champ de vision pour parler d'autres personnages et ne pas rester centré sur la même personne. En effet, on rencontre également Alisa, la colocataire islandaise d'Amanda, Adriel, son collègue, une vieille voisine, sa mère, son frère...

Ce qui m'a d'autant plus plu c'est que j'aime rarement les romans courts, et là, la magie de l'écriture de l'auteur a fait son effet. J'ai pu noter une mélodie et une poésie dans l'écriture, chaque phrase semblait réfléchie et j'ai relevé une citation qui m'a beaucoup plu, de par sa véracité :
"On ne pouvait dire si tu étais mourante ou vivante. Après tout ce ne sont que des mots... Le vivant est mortel et si l'on est mourant c'est que l'on est encore en vie...".

Enfin, le cadre est somptueusement décrit. J'ai adoré les flashbacks en Australie et la vie en Islande, je me voyais sur les plages de sable noir, à l'orée des forêts où se crée le folklore islandais. Ce livre a été une vraie escapade et une jolie petite leçon de vie.

Je vous conseille donc ce roman aux giboulées fraîches de printemps et je remercie encore les éditions Librinova pour le partenariat.

Ma note :

4,5/5. Une très belle lecture.

The Island (L'île des oubliés) - Victoria Hislop - Editions Headline Review

Quatrième de couverture : 

On the brink of a life-changing decision, Alexis Fielding longs to find out about her mother's past. But Sofia has never spoken of it. All she admits to is growing up in a small Cretan village before moving to London. When Alexis decides to visit Crete, however, Sofia gives her daughter a letter to take to an old friend, and promises that through her she will learn more.

Arriving in Plaka, Alexis is astonished to see that it lies a stone's throw from the tiny, deserted island of Spinalonga - Greece's former leper colony. Then she finds Fotini, and at last hears the story that Sofia has buried all her life: the tale of her great-grandmother Eleni and her daughters and a family rent by tragedy, war and passion. She discovers how intimately she is connected with the island, and how secrecy holds them all in its powerful grip...


En français :

L'été s'achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d'archéologie, a choisi de s'y rendre parce que c'est là que sa mère est née et a vécu jusqu'à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l'histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l'île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux ...

Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombe les ruines d'une forteresse vénitienne ?

Pourquoi, Sophia, la mère d'Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ?

La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets ...


Mon avis sur le livre :

Ce roman je l'ai acheté dans une librairie de livres d'occasion anglais dans ma ville et je l'ai payé cinq euros, voilà pourquoi j'ai peu hésité à le prendre en lisant le résumé. Je ne savais pas que je venais de prendre un livre dont j'avais beaucoup entendu parler en français : L'île des oubliés.

On se retrouve dans les premières pages en 2001. Alexis, jeune femme de vingt-cinq ans, est en vacances à Hania en Crète avec son petit-ami, Ed. Elle a fait ce voyage dans un objectif : comprendre et découvrir le passé de sa mère, Sofia, qui a toujours été silencieuse et évasive à ce sujet. 

On va donc faire un bond dans le passé grâce au récit d'une très bonne amie de Sofia, nommée Fotini. On se retrouve en 1930, moment où la lèpre se développe dans le village crétois de Plaka et où les lépreux sont envoyés à Spinalonga, une île qui fait face au continent. On va suivre plusieurs personnages lépreux envoyés sur cette île, dont l'arrière grand-mère et la grande tante d'Alexis. L'histoire se déroule sur 70 années où les évènements du monde (dont la Seconde Guerre Mondiale) font écho sur cette petite île.

L'histoire se passe donc principalement sur cette île, et en même temps on a un aperçu de l'activité et de la vie qui continue normalement sur le continent. On voit les interactions entre les deux et le développement de chacun. J'ai trouvé très intéressant l'aspect historique du livre, puisque ce sont de vrais faits historiques qui sont mis en avant avec des personnages fictifs.

Je n'avais d'ailleurs jamais lu de livre se passant en Grèce et j'ai apprécié la découverte de ces paysages. Ce qui est d'autant plus étonnant c'est que lors de ma lecture, je n'ai pas regardé de réelles images de Spinalonga, je l'ai fait après et j'ai été surprise de voir que tout ce que j'avais imaginé de Spinalonga était exactement comme je l'avais dessiné dans ma tête (notamment le tunnel qui menait à l'intérieur des murs de l'île). 

Je me suis attachée aux personnages car l'auteur, d'un point de vue à la troisième personne, a su les décrire de façon à nous les rendre aimables mais aussi complexes comme l'est chaque être humain. Je me suis particulièrement identifiée à Maria, qui voit sa mère Eleni partir sur l'île et qui reste à Plaka avec son père Giorgis. C'est un personnage qui m'a touchée car elle est dévouée à son père, réfléchie, mettant toujours le besoin des autres avant le sien pour préserver ceux qu'elle aime. Maria, si différente de sa sœur Anna, elle qui est rebelle et tournée vers l'argent.

On enchaîne également les histoires d'amours dans ce roman, dont l'une qui est surprenante mais tellement belle et tellement pure qu'on est accroché aux pages, malgré les embûches qui séparent les deux personnages.

Le style de l'auteur est très doux, ses descriptions sont posées et on sent qu'elle déroule petit à petit au fil de sa pensée la Grèce avec ses odeurs, ses sensations, son climat, ses fleurs, ses objets et ses couleurs. Voilà pourquoi je me suis régalée de cette Grèce aux douces couleurs qui était dépeinte, j'ai trouvé le roman plein de fraîcheur même s'il abordait des problématiques lourdes.

Il m'a manqué quelque chose, un tout petit déclic pour que ce roman soit un coup de cœur. Peut-être du au fait que j'ai ressenti quelques longueurs vers la fin et que j'aurais aimé voir l'influence du passé de Sofia sur Alexis. Il n'empêche, je me suis surprise à avoir du mal à quitter les personnages du roman et j'ai refermé la dernière page avec un gros pincement au cœur.

Ma note :

4,5/5. Un magnifique roman.  

samedi 16 avril 2016

Audrey retrouvée - Sophie Kinsella - Editions Pocket Jeunesse

Quatrième de couverture :

Audrey a 14 ans. Elle souffre de troubles anxieux. Elle vit cachée derrière ses lunettes noires, recluse dans la maison de ses parents à Londres.
Ça, c'était avant.
Avant que Dr Sarah, son psychiatre, lui demande de tourner un film sur sa famille, pour voir la vie d'un œil nouveau : celui de la caméra.
Avant que Linus, un copain de son frère, débarque. Avec son grand sourire et ses drôles de petits mots griffonnés sur le coin d'une feuille, il va pousser Audrey à sortir. Et à redécouvrir le monde... 


Mon avis sur le livre :

J'ai commencé ce livre hier matin. J'avais craqué dessus en magasin, ne pouvant m'empêcher de l'acheter vu que j'en avais entendu de très bon avis. J'avais déjà lu deux tomes de la saga L'accro du shopping de Sophie Kinsella, alors je savais à quoi m'entendre en genre de littérature. C'est son premier roman young adult, et elle m'a convaincue.

On rencontre Audrey, une jeune fille de 14 ans mal dans sa peau, qui se cache derrière ses lunettes, vit chez elle, fréquente peu le monde extérieur, depuis un évènement qui s'est produit à son lycée. Sur cet épisode elle reste très floue mais on comprend très vite que d'autres filles l'ont peut-être harcelées. Dans un sens, Sophie Kinsella ne délivre pas cette période de la vie de la jeune fille ce qui nous permet de plus nous concentrer sur le moment présent où elle nous parle. Puisqu'Audrey s'adresse à nous, comme dans un journal, ce qui apporte cette proximité directe avec le personnage dès qu'on ouvre le roman. 

Si on se sent directement embarqué dans l'histoire c'est aussi parce que l'auteur ouvre sur une scène rocambolesque dont elle a le secret : la mère d'Audrey est à l'étage de la maison, tenant par dessus la fenêtre l'ordinateur de son frère Frank, prête à le jeter à plus de deux mètres de hauteur. Alors on rit au début, puis au milieu, puis tout le long : je me suis surprise à ne pas arriver à m'arrêter de rire à certains moments, à avoir des fous rires qui n'en finissait plus devant mon bouquin, et je peux vous dire que ça fait du bien de lire des lignes si pétillantes, pleines de vie.

La famille d'Audrey est à elle-même un sketch : on a la mère impulsive qui veut tout gérer et qui pour cela prend en référence son journal Daily Mail (si celui-ci dit blanc, elle dit blanc), le père qui est dépassé par l'impulsivité de sa femme et qui préfère la laisser gérer, le frère Frank accro aux jeux-vidéos mais touchant dans sa compréhension, le petit frère Félix et ses phrases d'enfants qui font sourire, et enfin Audrey. Et un autre personnage que je suis obligée de mentionner mais qui ne fait pas parti de la famille : Linus, l'ami de Frank, qui va aider Audrey dans sa voie de guérison.

Tout cela donne un roman unique, avec une plume fluette, légère, sans prise de tête, qui nous emporte dans des aventures étonnantes. Rien que dans sa forme ce livre est différent des autres : on alterne passages de narration et moments de transcription du film qu'Audrey est en train de tourner. Ce petit livre tout coloré on le lit très vite sur une chaise longue en sirotant un thé glacé et il nous apprend des choses de la vie : savoir persévérer, voir toujours le verre à moitié plein, prendre des risques et se dépasser. 

On ne peut pas rester insensible à cette jolie histoire. Sophie Kinsella rayonne dans ce nouveau genre, j'ai juste une hâte : qu'elle en sorte un prochain !

Ma note :

4/5. Un roman plein de vie.

mercredi 13 avril 2016

Elle s'appelait Sarah - Tatiana de Rosnay - Editions Le Livre de Poche

Quatrième de couverture :

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vel d"Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.


Mon avis sur le livre :

Ce livre je le voyais partout, et pourtant je n'osais pas me lancer à l'acheter. On me l'a offert à mon anniversaire en septembre et j'ai encore attendu quelques mois avant de prendre le temps de le lire. Je suis heureuse d'avoir pris le temps de me poser pour le lire, en lecture commune avec Élise de la chaine Les lectures d'Elise et Émilie de la chaine Milyx Lecture. 

J'en savais vraiment très peu sur ce roman quand je l'ai commencé, et je suis fière de m'être plongée dans cette histoire sachant juste qu'elle parlait des Juifs et de la Seconde Guerre Mondiale. Je pense vraiment qu'il faut aborder ce livre sans en savoir trop, parce qu'il mérite qu'on le découvre de cette façon. Voilà pourquoi je vous en raconterais le moins possible dans cette chronique.

J'ai découvert Sarah, j'ai découvert Julia. Une enfant, une femme, qui m'ont bouleversé, chacune à leur façon. Il y a un parallèle évident entre ces deux personnages, les deux ayant une force de caractère qui nous surprend, nous entraîne et nous touche au fil de la lecture.

Je n'ai pas aimé ce roman, je l'ai adoré. Il a été pour moi un énorme coup de coeur. Je ne pouvais pas le lâcher, j'avais l'impression que ma vie dépendait de chaque mot. L'auteur nous immerge entre un Paris de 1942 et un Paris de 2002 et nous montre comment le passé a influencé le présent, comment il l'influence toujours.

J'ai tout ressenti avec ce livre : la joie, la peine, la tristesse, le dégoût, la compassion. Je frissonnais, les larmes me montaient aux yeux régulièrement, je riais aussi. Je me suis attachée à Julia comme si je la connaissais. Elle avait quelque chose de familier, et je pense que ce quelque chose de familier est du à la magie de l'écriture de l'auteur.

Je n'avais jamais lu de livre de Tatiana de Rosnay, je suis tellement heureuse de l'avoir découvert. Elle a un style d'écriture qui nous emporte, on ne peut pas rester de marbre. Elle sait mettre le suspense, alterner les rebondissements. Elle a ce truc inexplicable qui fait d'elle une auteure bien à part.

Il y a une chose qui ressort de ce livre : un réel besoin de vérité. Tatiana de Rosnay fait un exploit : elle nous oblige à revenir sur une période qu'on a tendance à oublier et dont on a occulté les détails. Elle a l'audace de ne pas nommer pendant très longtemps les personnages Juifs de son roman : c'est comme si leur identité n'avait pas d'importance au commencement, et puis petit à petit elle nous dessine leur identité, un peu comme sur une toile où le contour d'une personne est esquissé et que les détails viennent ensuite. Tatiana de Rosnay, en écrivant ce livre, fait le schéma inverse de ce qu'on subit les Juifs en 1942 : elle leur redonne une identité, alors même que la police française sous l'Occupation, leur extirpait. C'est un hymne à l'humanité, qui replace chacun à sa juste place.

Ce livre il faut le lire pour comprendre. Je finirais ma chronique sur une chose : merci à Tatiana de Rosnay de l'avoir écrit.

Ma note :

5/5. Coup de coeur.

vendredi 8 avril 2016

Paris est une fête - Ernest Hemingway - Editions Folio

Quatrième de couverture :

Miss Stein et moi étions encore bons amis lorsqu'elle fit sa remarque sur la génération perdue. Elle avait eu des ennuis avec l'allumage de la vieille Ford T qu'elle conduisait, et le jeune homme qui travaillait au garage et s'occupait de sa voiture - un conscrit de 1918 - n'avait pas pu faire le nécessaire, ou n'avait pas voulu réparer en priorité la Ford de Miss Stein.
De toute façon, il n'avait pas été sérieux et le patron l'avait sévèrement réprimandé après que Miss Stein eut manifesté son mécontentement. Le patron avait dit à son employé : "Vous êtes tous une génération perdue." C'est ce que vous êtes. C'est ce que vous êtes tous, dit Miss Stein. Vous autres, jeunes gens qui avez fait la guerre, vous êtes tous une génération perdue.


Mon avis sur le livre :

J'ai eu ce livre en cadeau à Noël et je dois avouer que je n'avais jamais lu de livre d'Ernest Hemingway, je connaissais son nom mais pas plus. Je me suis donc plongée dans l'inconnu en découvrant cet auteur et en sachant très peu de choses sur ce roman.

Au vue du résumé, je pensais lire une fiction. Effectivement, s'en est une, mais une fiction un petit peu spéciale puisqu'on découvre des souvenirs d'Ernest Hemingway, qui sont romancés, dans le Paris de 1920, où il a vécut avec sa femme Hadley et son fils Bumby, pendant quelques années. Ce livre est donc compliqué aux premiers abords : on serait tenté de dire que ce sont des mémoires, mais ce ne le sont pas au final puisque Hemingway l'affirme lui-même dans ce roman : "Ce livre est une œuvre d'imagination et doit être lu comme tel". Il nous montre aussi que certains faits peuvent être considérés comme réels : "mais il est toujours possible que la fiction jette quelque lueur sur ce qui a été rapporté comme un fait". On est donc un peu perdu, on ne sait pas trop où se situer entre fiction et réel, ce qui perturbe assez au fil de la lecture.

J'ai cependant découvert un style d'écriture unique chez cet Américain : personne n'écrit comme lui. Il développe de longues phrases qui semblent ne jamais se finir, alternant répétitions, descriptions, dialogues. C'est comme si on le lisait au fil de sa pensée, qu'il notait tout ce qui lui passait par la tête sans réfléchir à donner une logique à son récit. Et c'est à nous, lecteur, d'y voir plus clair. Il a une facilité à nous faire vivre des personnages écrivains qui ont vraiment existé (Scott Fitzgerald, Gertrude Stein), nous les décrire et nous les faire voir à leur juste valeur, en oubliant leur carrière. 

L'histoire en elle-même est décousue : chaque chapitre est un souvenir, on n'a pas de lien entre ceux-ci, juste un amalgame d'évènements que l'auteur a peut-être vécu. A la fois, cela dérange au début, et puis au fur et à mesure on s'y fait, c'est comme si Hemingway nous parlait sur sa vie et qu'on l'écoutait au coin du feu nous raconter celle-ci. Au final, la mémoire est sélective : elle garde ce qu'on estime intéressant et supprime les passages de notre vie ennuyante. 

Ce que j'ai apprécié aussi dans ce roman c'est de voir la difficulté de l'écrivain face à son écriture et celles des autres. Voir comment un auteur aborde les écrits des autres, et en même temps se détache de ceux-ci pour écrire le sien. Hemingway nous parle de son travail, de ses relations avec les autres écrivains : il m'a semblé être un homme ouvert d'esprit, dans un milieu parfois sélectif et aux idées préconçues. Dans un sens, il était un peu un rebelle de sa génération, c'est peut-être cela qui fait qu'on se rappelle de cet auteur.

Je dois dire que je connais peu Paris, ce qui m'a manqué parfois, car l'écrivain vit dans Paris, nous définit son propre Paris et sa vision de celui-ci. Alors ce livre devient un hymne à Paris : une ville qui vit grâce aux gens qui l'habitent. On voyage donc dans le Paris d'Hemingway, et au final on a bien envie d'y aller nous aussi, pour voir les lieux qu'il nous a décrit.

Je ne sais pas si j'ai commencé par le meilleur écrit de l'auteur, une chose est sûre : j'en sais plus sur cet homme, il m'intrigue et j'ai envie maintenant d'explorer sa bibliographie, afin de voir ce qu'un tel homme a pu écrire comme histoire. C'est là où on se rend compte que connaître un écrivain, c'est peut-être en partie connaître ses récits.

Ma note :

3.5/5. Une lecture intéressante, de découverte.

lundi 4 avril 2016

Flavie ou l'échappée belle - Bertrand du Chambon - Editions Albin Michel

Quatrième de couverture :

A la fin de la Révolution française, Flavie s'enfuit au Brésil pour échapper à la Terreur. Riche de sa seule beauté, cette amoureuse intrépide ne va pas tarder à charmer le duc de Toiros, un grand propriétaire terrien qui emploie des esclaves sur ses milliers d'hectares. Indignée par le spectacle de ces êtres humiliés, Flavie s'enfuit avec eux, s'enfonçant dans la forêt profonde comme on se jette à corps perdu dans la vie. De rencontre en rencontre, d'escale en escale, elle va parcourir les trois Amériques, échappant par miracle aux pires dangers, comme protégée par des forces spirituelles dont elle nie pourtant l'existence... Du Nordeste à la forêt amazonienne, des Antilles à la Louisiane et aux montagnes Rocheuses, ce superbe roman d'une belle écriture joue de tous les genres avec brio, allégresse, et un art consommé du rebondissement. Tour à tour candide ou innocent, savant ou libertin, à l'image de son héroïne, Flavie ou l'Echappée belle est un magnifique portrait de femme.

Mon avis sur le livre :

Ce livre je l'ai découvert par hasard, parce qu'on m'en a parlé et qu'on me l'a prêté. Je ne connaissais pas cet auteur, ni ce roman qui a été publié en 2004 aux éditions Albin Michel. J'étais à la fois intriguée par le résumé mais également par la couverture toute colorée.

On rencontre Flavie, jeune femme qui s'est enfuit de France pour arriver au Brésil, juste après la Révolution française, en 1790. Arrivée dans ce pays, elle doit faire face aux coutumes, s'intégrer aux nobles des lieux et pour cela assiste à un bal. C'est là qu'elle rencontre le beau duc de Toiros, en tombe amoureuse et décide de se marier. Rapidement, elle déchante face à la cruauté de celui-ci, que ce soit envers elle ou envers ses esclaves. Elle décide alors de s'enfuir avec d'autres esclaves, de partir vers l'Amérique du Nord.

Je suis très vite rentrée dans l'histoire, j'ai été emporté par le récit grâce à l'emploi du "je" par le narrateur. On suit Flavie, c'est elle qui nous conte son histoire, on est donc happé par les événements. Les chapitres sont courts, le roman est divisé en sept grandes parties. L'action est présente, nous surprenant au détour de plusieurs pages. 

C'est un voyage et un périple au cœur de la jungle qu'entreprend Flavie : elle doit survivre, et donc pour cela, s'adapter au milieu dans lequel elle plonge. Ce roman est donc gorgé de personnages, de cultures diverses, de rencontres : c'est ce qui fait la richesse de l'histoire.

Malgré le fait que la trame du récit tire Flavie vers l'image d'une héroïne, tout est très réaliste. On voit changer le personnage qui se fond dans sa nouvelle vie, qui évolue et qui défend bien l'idée de ne jamais abandonner et de toujours persévérer malgré les obstacles. Alors oui, cette femme du XIXe siècle est touchante dans sa force de caractère.

Ce livre est aussi une mise en avant des valeurs : ce n'est pas parce que l'Homme ne vit plus de façon civilisé, qu'il doit vivre sans valeurs. L'auteur nous montre qu'en revenant à nos origines on s'enrichit de notions qu'on avait oublié, ou qu'on utilise mal. L'amour, l'amitié : tout semble plus pur dans la jungle. C'est comme si l'écrivain avait cherché à faire un parallèle entre la ville civilisée et la jungle non civilisée : dans les deux cas, il nous montre que la violence est présente, et qu'il faut la combattre. L'Homme a le choix : à lui de décider de son avenir.

J'ai aimé la façon dont l'auteur parsème son récit de faits historiques, il arrive à nous immerger dans une période de l'histoire où les esclaves existent encore en Amérique, où la France va céder la Louisiane, où Napoléon arrive au pouvoir. Et ce qui est encore plus plaisant c'est que l'auteur a fait le choix de ne pas tout nous dire sur l'époque, dissimulant des événements car ceux-ci n'arrivent pas à parvenir jusqu'en Amérique, et c'est souvent la rumeur qui les amène. On referme le livre et on se dit que même si ce livre se déroule entre 1790 et 1810, il est plein de résonance sur notre période. 

Ma note :

4/5. Un livre qui nous fait découvrir l'Amérique du sud et du nord, le Portugal, l'Espagne et la France.

samedi 2 avril 2016

Chère Madame ma grand-mère - Elizabeth Brami - Editions Nathan

Quatrième de couverture : 

Olivia a douze ans et demi. Elle habite seule avec sa mère et veut absolument en savoir plus sur sa naissance et sur son père, autour desquels règne le plus grand des secrets. Elle décide d'entamer une correspondance avec Madame Barrois, dont elle a trouvé le nom en fouillant dans les affaires de sa mère. Peut-être cette femme âgée, qui semble porter le même nom de famille que le père d'Olivia, en saura-t-elle un peu plus sur ses origines ? Commence alors un émouvant échange épistolaire entre une enfant qui cherche désespérement à connaître la vérité et une vieille dame qui aurait préféré l'oublier…

Mon avis sur le livre :

Dernièrement je tombe sur des livres par hasard, et celui-ci c'est ma cousine qui me l'a prêté, m'expliquant qu'elle l'avait beaucoup aimé. C'est un tout petit roman épistolaire de 60 pages, qui se lit en peu de temps, adressé aux plus jeunes dès l'âge de 10 ans. Le petit plus de ce roman c'est qu'il est illustré à chaque lettre.

J'avais très envie de lire un peu de jeunesse dernièrement, et ce livre m'a fait du bien : il est frais, léger, pas compliqué, et pourtant aborde des thèmes de notre quotidien. 

On s'attache à Olivia, cette petite fille en quête de ses origines. Elle reste obstinée, têtue et se bat jusqu'au bout pour découvrir la vérité. De l'autre côté, Madame Barrois, dame âgée, qui aux premiers abords semble sur la défensive, finit par être touchée par la jeune fille.

J'ai beaucoup aimé le fait que le roman ne soit composé que de lettres : les lettres c'est quelque chose qui, de nos jours, s'est perdu. On n'envoie plus de lettres, ou très rarement. Et pourtant, écrire des mots sur du papier c'est en quelque sorte donner une éternité à ce qu'on veut dire, c'est comme si les mots qu'on utilisait été beaucoup plus importants, de par le fait qu'ils sont écrits dans une lettre. Alors ce livre nous rappelle qu'avoir une correspondance avec quelqu'un, c'est beau.

Ce que j'ai apprécié aussi, c'est l'échange entre deux générations différentes. Car les deux personnages sont éloignés en âge et pourtant, petit à petit, va s'installer une complicité, l'une et l'autre cherchant l'approbation, le respect et la reconnaissance de l'autre.

Ma note :

3,5/5. Un petit roman divertissant.

samedi 26 mars 2016

La grammaire est une chanson douce - Erik Orsenna - Editions Le Livre de Poche

Quatrième de couverture :

«Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime.
Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps.

Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase.

Il me sembla qu'elle nous parlait :

- Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose.

- Allons, allons, Je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied. Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.

Tout le monde dit et répète "Je t'aime". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver.»


Mon avis sur le livre :

Ce livre il est tombé par hasard sur mon chemin, et je dois dire que j'aime beaucoup quand ce genre de choses m'arrivent avec la lecture. C'est Élise de la chaîne YouTube Les lectures d’Élise (ici) qui en a parlé dernièrement dans une vidéo, qui m'a tellement convaincue, que j'ai foncé emprunter ce livre à la bibliothèque. J'ai eu raison de l'écouter car j'ai adoré ce petit roman de 150 pages

Cet auteur je ne l'avais jamais lu et je crois aujourd’hui que c'est une grosse erreur de ma part, c'est le genre d'auteur qu'il faut lire une fois dans sa vie, absolument. La particularité de son roman est qu'il nous fait découvrir la grammaire de façon ludique, à travers une fiction, s'adressant à la fois aux jeunes mais aussi aux plus âgées.

On rencontre Jeanne et Thomas, deux enfants, frère et sœur, de 11 ans, qui doivent partir en voyage pour rejoindre un de leurs parents en Amérique. Malheureusement, une tempête touche le bateau dans lequel ils se trouvent, celui-ci coule et ils se retrouvent sur une île bien étrange, aux aspects magiques. Traumatisés de l'accident, ils ne peuvent plus parler mais vont réapprendre les mots grâce aux habitants de l'île où ils ont échoué. On découvre diverses personnages, unique, et des lieux où les mots sont matériels comme nous. L'auteur crée un monde imagé où des choses immatérielles existent, vivent, ont des sentiments, ressentent des choses, comme nous. Le petit plus du livre c'est qu'on a de jolies illustrations qui accompagnent la lecture.

J'ai énormément aimé le style de l'écrivain : il est poétique, plein d'humour mais aussi de beauté. Il sait dire avec peu de mots ce que nombre d'auteurs ne savent écrire. Ces messages sont touchants, renvoient à notre vie de tout les jours, nous met une belle claque quoi ! C'est une leçon de vie ce petit livre, toute en finesse, toute en dynamisme, avec peu de passages descriptifs afin de laisser notre imagination se développer sans bornes. On apprend des choses sans s'en rendre compte, c'est comme si l'auteur semait de la connaissance dans ses pages et que nous les récoltions petit à petit au fil de la lecture. 

On referme le livre et on a envie de le relire. Parce que l'écrivain nous rappelle ce qu'on oublie parfois : l'importance des mots. Savoir les utiliser à bon escient, réfléchir avant de parler. Chaque mot a sa spécificité, un sens et pour le comprendre chacun se l'approprie à sa manière. Accepter aussi qu'il y ait tant de mots et qu'on ne puisse pas tous les connaître. 

Je finis donc ma chronique sur les mots de l'auteur, deux extraits du roman qui pour moi sont tellement justes et vrais :

"Les vrais amis des phrases sont comme les fabricants de colliers. Ils enfilent des perles et de l'or. Mais les mots ne sont pas seulement beaux. Ils disent la vérité."

"-... Je t'aime. Tout le monde dit et répète "je t'aime". Tu te souviens du marché ? Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver."

Ma note :

5/5. Un livre magique.

dimanche 24 janvier 2016

A comme Aujourd'hui - David Levithan - Editions Gallimard Jeunesse

Quatrième de couverture :

Chaque matin, A se réveille dans un corps différent, dans une vie différente. Il s'y est habitué. Il a appris à ne pas s'attacher, à ne pas s'immiscer dans l'existence de l'autre. Jusqu'à ce qu'il emprunte l'identité de Justin, 16 ans, et rencontre sa petite amie, Rhiannon. Dès lors, il n'y a plus de règle qui tienne. Car A a enfin croisé une fille avec qui il veut rester, jour après jour...

Mon avis sur le livre :

Ce livre m'a été offert à mon anniversaire fin septembre et ce n'est qu'après quelques mois sur mes étagères que j'ai enfin décidé de l'ouvrir, me disant que ce serait une lecture facile et addictive. J'avais déjà pas mal entendu parler de David Levithan, notamment parce qu'il avait écrit un roman nommé Will et Will avec John Green, auteur dont j'ai déjà lu 3 livres. Je savais donc que ce serait un roman dans le même style.

On est directement plongé dans l'histoire lorsque A, le personnage principal, ouvre les yeux et se retrouve dans le corps de Justin. A est un personnage spécial dans le sens où il est différent de tout ceux que j'ai rencontré dans les divers romans que j'ai pu lire : c'est une sorte d'âme qui change de corps chaque jour, qui découvre chaque matin dans quel hôte il a atterri. Là est la difficulté car chaque jour il doit s'adapter à une nouvelle vie. Rien n'avait perturbé cette routine jusqu'au jour où il rencontre Rhiannon, une fille dont il va tomber amoureux. Mais comment aimer et se faire aimer en retour quand on change de corps chaque jour ?

J'ai beaucoup apprécié le personnage de A pour sa façon de s'adapter à toutes situations et ne jamais tenter de trop modifier la vie des personnes dont il occupe le corps. Vivre seulement à travers un autre, ne pas avoir son propre corps est quelque chose de frustrant et pourtant ce personnage trouve toujours le moyen de voir le bon côté des choses et d'apprécier chaque jour qu'il lui ait donné. Cela nous rappelle à nous, lecteurs, que chaque jour est précieux et qu'il faut en profiter au maximum.

L'écriture de David Levithan m'a plut de par sa simplicité et sa facilité mais aussi ses dialogues qui nous permettent d'imaginer les scènes sans qu'il y ait besoin de trop de détails ou de descriptions. L'auteur sait mettre le doigt sur des choses dont on se fait souvent la réflexion, qui semble tellement bêtes et qui sont pourtant tellement vraies. C'est le cas pour la phrase suivante que je n'ai pu m'empêcher de retenir : "Tomber amoureux de quelqu'un ne permet pas de mieux comprendre ce que ressent la personne. Vous seul savez ce que vous ressentez."

Ce livre m'a donc emporté, je tournais les pages sans m'en rendre compte et cela faisait un moment que je n'avais pas lu un roman de façon si addictive. Ce qui est d'ailleurs bizarre c'est qu'il était addictif et pourtant j'avais peu de temps à consacrer à la lecture, il est donc resté très longtemps sur mon chevet mais à chaque fois que je l'ouvrais j'en savourais chaque ligne.

La fin m'a déstabilisé : c'est le genre de fin qu'on ne veut pas, et on sait pourtant que c'est inévitable. La question est : est ce que c'est la fin choisie par l'auteur qui m'a déplut ou le fait de savoir que je devrais refermer ce roman et qu'il n'y aurait pas de suite ? Je pense plutôt ici que c'est la deuxième option qui est réponse. Ce livre m'a rappelé que j'aime la littérature parce que c'est quelque chose d'éphémère, qui a toujours une fin et qui pourtant perdure et reste éternel (ben oui : on peut lire des romans datant de deux siècles, voir plus). 

Je vous conseille vraiment ce livre pour son histoire originale mais aussi pour tout les thèmes qu'il aborde autour : l'universalité, l'importance de chaque jour, les choses éphémères, l'amour pur, l'honnêteté mais aussi tout ce qui restera et est éternel. Je classe ce livre dans la catégorie de ceux qui m'ont grandi. 

Ma note :

5/5. Coup de cœur.

dimanche 25 octobre 2015

Le Sourire des femmes - Nicolas Barreau - Editions Le Livre de Poche

Quatrième de couverture :

À Paris, un triste vendredi de novembre. Aurélie, en plein chagrin d’amour, remarque dans une librairie un roman intitulé Le Sourire des femmes. En le feuilletant, stupeur ! : non seulement elle y découvre le nom du restaurant dont elle est propriétaire, mais, de plus, l’héroïne lui ressemble comme deux gouttes d’eau. La lecture passionnée de ce roman lui redonne goût à la vie. Intriguée par tant de coïncidences, elle décide d’entrer en contact avec son auteur. Mais rencontrer le mystérieux Robert Miller par l’intermédiaire de son éditeur s’avère étrangement difficile… Comédie romantique qui peint avec saveur un Paris pittoresque et gourmet, Le Sourire des femmes revisite le nouveau désordre amoureux non sans un soupçon de magie et un zeste d’enchantement.

Mon avis sur le livre :

Ayant reçu ce livre lors du SWAP avec Émilie de la chaîne YouTube "Milyx Lecture", j'avais hâte de le découvrir en lecture commune avec elle. La couverture et le résumé promettaient une jolie histoire romantique au cœur de Paris.

Moi qui était dans une panne de lecture, j'avais peur de me relancer dans un tout nouveau roman mais je suis contente d'être tombée sur ce roman. Je dois dire que la lecture a été facile, entraînante et je me suis vite retrouvée plongée dans la trame de l'histoire. J'ai mis trois jours à lire ce livre et il faut dire que c'est un record pour moi depuis que j'ai repris les cours.

On découvre Aurélie, restauratrice à Paris, qui vient de se faire larguer. C'est alors qu'elle tombe sur le roman Le Sourire des femmes dans une librairie, l'achète sur un coup de tête et le roman bouleverse sa vie. Je me suis assez attachée à cette figure féminine même si je ne suis pas comme elle, je trouvais parfois que ses réactions n'étaient pas réalistes. C'est d'ailleurs un petit point négatif que j'ai trouvé au livre : certaines situations ne sont pas du tout réalistes, mais au final c'est aussi pour ça que l'histoire est agréable, elle n'est pas prise de tête et légère.

J'ai trouvé intéressant d'apprendre que l'auteur Nicolas Barreau n'est qu'un surnom d'un auteur franco-allemand qui travaille dans le monde de l'édition. Ne pas savoir qui est l'auteur rajoutait ce petit mystère à l'histoire et il faut dire que le roman n'en semble que plus réaliste car on suit justement un éditeur nommé André. 

J'ai aimé l'alternance des points de vue entre Aurélie et André et le fait que leur rencontre se fasse sous le point de vue d'André. L'écriture de l'auteur est agréable, j'ai beaucoup aimé les descriptions de Paris que je ne connais pas tant que ça et pourtant j'avais l'impression de m'y balader, avec les boutiques, les petits commerces et restaurants et l'ambiance joviale parisienne. Le cadre de l'approche de Noël vers la fin du roman m'a beaucoup plut, moi qui suis une grande fan de cette fête.

Le petit plus de ce roman c'est qu'à la fin de celui-ci on peut retrouver les recettes qui ont marqué l'histoire et on peut les reproduire si on en a envie, personnellement ça m'a donné des idées de desserts à faire !

Ce petit livre fait donc son job : il nous fait sourire, rire, nous entraîne dans une jolie comédie romantique aux accents pétillants de crémant et aux odeurs de choco-cannelle ! Personnellement il m'a permis de sortir d'une panne de lecture, je lisais sans me forcer ! Ce n'est pas un coup de cœur mais je le conseille pour se détendre et se divertir.

Ma note :

3.5/5. Une petite comédie bien mignonne.