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mardi 11 avril 2017

Les lutins urbains, Le péril Groumf - Renaud Marhic - Editions P'tit Louis - Tome 4

Quatrième de couverture :

 On les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité.
Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne,
les lutins se sont faits urbains !
Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries,
et espiègleries…

On a volé le jouet préféré du pacha-héritier ! C’est en visite dans la Grosse Cité que le jeune prince du Pépettochistan a été dévalisé. Du coup, son père menace de déclencher la 3e Guerre mondiale si le responsable n’est pas retrouvé…
Voilà un travail pour Gustave Flicman. Car selon les autorités, aucun doute : encore un coup des Lutins Urbains ! De retour à l’Université d’Onirie, c’est pourtant un tout autre voleur que notre héros découvre…
L’étrange coupable et son complice, Le Troll, ne tardent pas à quitter la ville. En voiture Simone ! Gustave décide de suivre le duo. Il ne sait pas que l’attend le plus fou, le plus périlleux des voyages qu’il n’ait jamais imaginé…

Mon avis sur le livre :

J'avais hâte de lire ce quatrième tome quand j'ai su qu'il avait été publié, et c'est avec plaisir que je me suis lancée dans la suite des aventures de nos petits lutins urbains !

Bim ! Encore une fois, ça m'est tombé sur la tête : plein d'action, de rebondissements, de quésako et de c'est quoi ça ? Ce livre c'est un arc-en-ciel : aux premiers abords il dispose des couleurs primaires, puis s'y ajoutent des teintes de plus en plus loufoques et indescriptibles.

Encore une fois, je suis bluffée par l'humour caractéristique de cette quadrilogie (en espérant que ça se dise comme ça) ;) ! Unique en son genre, l'histoire nous permet de suivre ici encore une fois notre policier préféré, Gustave, entouré d'un monde qui lui apparaît plus que réel (même s'il aimerait le contraire), à la rencontre d'un nouveau lutin, le Groumf !

Si les personnages sont adorables et attachants, le récit est toujours plein de poésie, de vocabulaire riche, qui permet aux petits (comme aux grands) de réviser notre dico ! Et ça, ça fait du bien à notre orthographe ! On dit donc merci au Petit Reporter de l'Imaginaire pour la valorisation de la langue française qu'il produit au travers de ses écrits !

Je remercie encore une fois l'auteur pour ce partenariat et vous pousse à la découverte de cet univers juste ici : http://www.les-lutins-urbains.editionsptitlouis.fr/ !

Ma note :

4,5/5. J'adore !

dimanche 28 août 2016

L'amour interdit - Alexandra Adornetto - Tome 1,2,3

Quatrième de couverture :

Trois anges descendent du Ciel pour maintenir la paix dans un monde peu à peu rongé par les Forces du Mal. D’abord il y a Gabriel, le guerrier, puis Ivy, la guérisseuse, enfin Bethany, la plus jeune et aussi la plus humaine. Sous l’allure d’adolescents, les trois anges intègrent incognito le lycée de Venus Cove, un endroit en apparence tranquille… La fratrie a des consignes claires : ne pas dévoiler ses pouvoirs et surtout ne pas s’attacher aux humains… Mais personne ne pouvait prévoir que la rencontre entre Bethany et Xavier, un simple mortel, ferait des étincelles. C’est l’alchimie irrésistible. L’attirance interdite.
Alors que les Ténèbres se rapprochent, l’ange Bethany doit choisir : l’avenir du monde ou l’amour avec un grand A ?


Mon avis sur la saga :

J'ai gagné cette saga à un concours sur la chaîne de Stéphanie (ici). Je la remercie encore pour ce concours et pour m'avoir fait découvrir au passage cette saga. 

Ce que j'ai énormément apprécié dans cette saga c'est sa fraîcheur, sa facilité de lecture, son action incessante, et son suspense sans faille. Je ne pouvais jamais lâcher les romans, ils avaient un côté addictif et je les lisais toujours en une journée.

La trame de l'histoire est assez originale puisqu'on suit des anges et un amour interdit entre deux êtres totalement différents. Il y avait un rappel un petit peu de Roméo et Juliette que j'ai pas mal apprécié. 

Je veux en dire très peu sur cette trilogie pour ne pas spoiler mais j'ai passé un agréable moment, plein de rebondissements et je me suis attachée aux personnages malgré leur attitude parfois un peu surréaliste. Sur les trois romans, ma préférence va au premier même si les deux suivants sont très bien aussi.

C'était le genre de lecture dont j'avais besoin pour me sortir d'une panne de lecture, ou quand je n'avais plus trop le goût à la lecture. 

Je vous conseille donc cette saga si vous voulez lire trois romans fantastiques, aux personnages originaux, plein de dynamisme. 

Ma note :

3/5. Agréable lecture.

vendredi 12 août 2016

Scarlet - Marissa Meyer - Editions Penguin - Tome 2

Quatrième de couverture :

Bien loin de l'Asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Wolf, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance.

Mon avis sur le livre :

J'avoue que j'avais des appréhensions à lire cette suite de Cinder, qui m'avait plu mais sans plus. Je me suis donc lancée dans ce second tome des chroniques lunaires avec beaucoup d'attentes, et je n'ai pas été déçue.

On rencontre dès le début un nouveau personnage, Scarlet, qui n'est autre que la représentation du Petit Chaperon Rouge en jeune adolescente punchy, pleine de vitalité et prête à se battre pour sauver les siens. J'ai adoré son personnage, je me suis directement attachée à elle, à son intrépidité et son impulsivité qui lui apporte un côté fragile. Alors qu'elle recherche sa grand-mère, elle rencontre Wolf (Loup) qui est un personnage qui m'a séduite, comme je pense toutes les lectrices : il est fort, plein de bravoure, mais a une part d'ombre.

Si on suit d'un côté notre kick-ass de Chaperon Rouge, de l'autre on retrouve Cinder qui est fugitive. J'ai apprécié cette alternance des points de vue qui amenait de la rapidité au roman.

Marissa Meyer a une plume fabuleuse pour son addiction et surtout car elle sait mettre le suspense : chaque chapitre se termine sur une révélation, tous ont leur importance.

Ma bêtise a été de lire ce roman en alternance avec d'autres, alors même qu'il était en anglais et donc que je me concentrais moins dessus quand je le lisais. C'est une erreur de lecteur que je ne referais pas, car j'ai enchaîné les deux cent dernières pages sans sourciller, à mon plus grand bonheur.

C'est une saga qui promet plein de choses, qui nous emporte et j'adore le monde créé : Marissa Meyer a écrit des romans originaux, qui sortent totalement de l'ordinaire. J'ai donc hâte de lire la suite !

Ma note :

4.5/5. Une lecture superbe qui relève totalement le niveau du premier tome.

samedi 25 juin 2016

Brisingr - Christopher Paolini - Editions Bayard Jeunesse - Tome 3

Quatrième de couverture :

Eragon a une double promesse à tenir : aider Roran à délivrer sa fiancée, Katrina, des griffes des Ra'zacs, et venger la mort de son oncle Garrow. Mais le combat continue contre Galbatorix. Les nains, les elfes, le peuple du Surda et les Urgals eux-mêmes se rallient aux Vardens, sous l'autorité de Nasuada. Ce qui ne va pas sans frictions et rivalités. Quant à Eragon et Saphira, ils n'ont pas achevé leur formation. L'enseignement et les conseils d'Oromis et de Glaedr, le dragon d'or, leur sont plus que jamais nécessaires, car, entre batailles contre les soldats du tyran, luttes intestines et souffrances secrètes - l'elfe Arya est toujours présente dans les pensées d'Eragon -, le jeune Dragonnier et sa puissante compagne aux écailles bleues doivent sans cesse donner le meilleur d'eux-mêmes. Or, depuis que Murtagh lui a repris Zar'roc, Eragon n'a plus d'épée...

Mon avis sur le livre :

Je dois dire que ce roman a traîné longtemps sur mon étagère avant que je me lance complètement dedans. Voilà bien deux ans que je n'avais pas lu Christopher Paolini, je l'ai donc redécouvert avec plaisir.

A vrai dire, j'avais un peu oublié une partie de ce qui s'était passé dans le tome deux mais j'ai rapidement pu me retrouver puisque l'auteur fait des rappels réguliers aux évènements précédents. 

J'étais heureuse de revoir Eragon et son dragon bleu nommé Saphira, ainsi que les elfes, les nains, et tous les peuples qui composent le monde de fantasy créé par le jeune auteur. Le personnage d'Eragon évolue dans ce roman, je trouve qu'il ne fait pas toujours les bons choix, ce qui en un sens, rend l'histoire plus réaliste. En effet, notre héros n'est pas sans faiblesses : il doit apprendre pour pouvoir être à la hauteur et combattre Galbatorix, le méchant de l'histoire. 

Tout n'est pas centré sur ce protagoniste : on rencontre bien d'autres personnages et notamment le cousin d'Eragon, Roran, qui a beaucoup plus de poids dans ce roman. Nasuada, elle, est à la tête de tous les peuples, les guidant pour combattre l'Empire. 

Pour moi, l'auteur a un talent dans l'écriture : il sait nous immerger dans son monde par des descriptions détaillées, travaillées et qui rendent compte d'une recherche poussée sur des sujets tels que la ferronnerie. Cependant, il m'a manqué de la surprise, de l'étonnement lors de ma lecture. Je ne m'attendais pas à la fin du roman, et à la révélation qui s'y trouve, mais le reste du livre était plus prévisible. Voilà pourquoi j'ai mis plus de dix jours à lire ce roman, et plus j'avançais, plus j'avais l'impression de m'enfoncer et de ne pas en voir le bout (sachant que ce livre fait plus de 800 pages).

C'était donc pour moi un roman de transition qui mettait en place des embûches sur le chemin tout tracé d'Eragon, pour ensuite résoudre ces embûches dans le tome 4. Je ressors donc un peu déçue, j'espère aimer et accrocher plus au dernier roman du cycle de l'Héritage de Paolini.

Ma note :

2.5/5. Pas emballée.

vendredi 10 juin 2016

La Nuit des temps - René Barjavel - Editions Pocket

Quatrième de couverture :

L’Antarctique. À la tête d’une mission scientifique française, le professeur Simon fore la glace depuis ce qui semble une éternité. Dans le grand désert blanc, il n’y a rien, juste le froid, le vent, le silence.
Jusqu’à ce son, très faible. À plus de 900 mètres sous la glace, quelque chose appelle. Dans l’euphorie générale, une expédition vers le centre de la Terre se met en place.


Mon avis sur le livre :

Ce roman je l'ai acheté suite à l'avis de Johanna de la chaîne A Book Around The Corner. Je l'ai lu avec mon amie de Booktube, Axelle, de la chaîne La Parenthèse d'Axelle. C'était notre première lecture commune ensemble et j'ai beaucoup aimé échanger sur ce livre avec elle.

J'avais donc beaucoup d'attentes pour ce roman, le jour où je l'ai acheté j'ai un peu foncé les yeux fermés sans me soucier vraiment du résumé (comme vous me connaissez peut-être je n'aime pas me spoiler avec les quatrièmes de couverture).

Je dois dire qu'on est pris directement dans l'histoire car le livre s'ouvre sur les pensées du Dr Simon, médecin qui va participer à l'expédition en Antarctique et qui va assister à la découverte d'une chose incroyable à plus de 900 mètres sous la glace. C'est un personnage que j'ai compris et en même temps, il faisait preuve d'une passion pour une femme sans qu'on ait de réelle explication ou raison à cet amour. C'est d'ailleurs un des points négatifs pour moi du roman : on a peu de passage entre Simon et cette femme, or j'aurais aimé voir un lien se créer entre eux, plus de dialogues et plus d'échanges.

Autour de Simon gravitent d'autres scientifiques de nationalités différentes, car l'expédition à la base française devient par la suite internationale et on trouve donc des Russes, des Allemands, des Japonais, des Anglais, des Américains, des Africains... Il y a alors un enjeu diplomatique : à qui va appartenir ce qu'on va découvrir sous terre ? Peut-on se servir de ce qui a été découvert sous terre à des fins financières ? Qui doit intervenir médicalement, techniquement ? Qui est le plus expérimenté ?

Se confronte alors de nombreux pays et on sent que l'auteur n'invente pas cette discorde : il écrit sur son époque, il a vécut sous la Guerre Froide quand les États-Unis et l'URSS s'opposait. Le monde qu'il crée alors se veut être le parallèle de celui dans lequel il vit : on a une conquête de l'espace, des armes, des territoires entre deux grandes puissances. Cependant, la guerre apparaît avec sa violence, et c'est elle qui est à l'origine de ce que les scientifiques vont découvrir.

Je ne pourrais donc pas totalement vous dire de quoi parle ce roman. Sachez juste que l'auteur réécrit tout ce qui est pour nous acquis, tous les éléments qui nous entoure, en leur donnant une nouvelle naissance, une nouvelle raison d'être (jusqu'aux cratères de la Lune qui n'existaient pas avant).

Au niveau du style de l'auteur, il est indéniable que Barjavel a un talent avec les mots. Il sait les manier pour décrire de façon précise mais son roman reste toujours dans l'action, on a pas de longueurs (et même parfois on regrette qu'il n'y ait pas plus de pages à ce livre). Ce que j'ai beaucoup aimé est la manière dont il coupe ses phrases, pour les rendre courtes et entraînantes lors de passages prenants.

Le titre du livre n'est pas anodin et fait sens à la fin du roman : à vous de découvrir pourquoi René Barjavel a décidé de le nommer ainsi. Pour ma part, je trouve qu'il résume bien l'histoire.

J'ai donc beaucoup aimé ce roman, mais je n'ai pas eu de coup de cœur car j'attendais peut-être plus de sentiments qui ne sont pas venus. Malgré tout, c'est une histoire magnifique, une leçon de vie, une critique aussi de l'homme et de son propre égoïsme.

Ma note :

4/5. Magnifique lecture.

jeudi 19 mai 2016

Les étoiles de Noss Head, Origines 2ème partie - Sophie Jomain - Editions Rebelle - Tome 5

Quatrième de couverture :

Le danger était aux portes de la cité.
J’avais déjà affronté bien des tempêtes, mais celle qui venait vers nous était la pire de toutes. Un cataclysme, un fléau… Pourquoi ne nous croyaient-ils pas ? La mort s’apprêtait à s’abattre sur eux. Bientôt, le sang serait versé sur la Terre des loups.
La désolation. Le néant. La ruine. C’est tout ce qu’il resterait.
Ne pas fuir. Nous imposer et les convaincre. Pour les sauver tous. Pour le sauver… lui.


Mon avis sur le livre :

Ayant eu en cadeau à Noël ce livre, je me suis lancée dedans dans l'espoir de lire quelque chose de facile, plein d'action, pas prise de tête : ce que j'aime tant dans la saga de Sophie Jomain. J'ai donc ouvert le dernier tome de cette saga avec un petit pincement au cœur parce que je savais que je devrais dire au revoir à des personnages que j'avais suivi pendant cinq tomes. Cet avis risque de contenir des spoilers sur les tomes précédents.

On retrouve Hannah dans sa nouvelle condition de lupus, à la recherche de son âme sœur, Leith, qui a disparu. Elle se rend donc à la communauté de Sutherland, un groupe de loups vivants ensemble selon des règles établies et ayant pour chef le Loup Suprême, Murdoch. Elle est accompagnée d'Anges Noirs, dont son cher ami Grigore, mais également de garous. Arrivée à la communauté, elle retrouve Leith mais celui-ci à tout oublier d'elle : il ne la reconnait pas. Hannah est donc désœuvrée et va devoir faire face à cette nouvelle épreuve. 

La trame de l'histoire me plaisait bien à la base : le fait que Leith ait tout oublié chamboulait tout le cours de l'histoire, il y avait donc plein de possibilités de retournements de situation. Cependant, certains tournants qu'a pris l'histoire m'ont déplu.

J'étais heureuse de retrouver tout les personnages mais rapidement certains m'ont gêné, et je dirais même plus particulièrement l'attitude d'Hannah : triste et voyant que Leith ne la reconnait pas, elle se réfugie dans les bras d'un autre et se met alors en place un triangle amoureux. Quelque chose de déjà vu quoi. En général, les triangles amoureux me dérangent rarement mais celui-ci m'a brisé le cœur pour le personnage qui était mis de côté, j'avais une préférence pour lui par rapport à Leith et Hannah lui donnait des espoirs, alors qu'elle aurait du le repousser pour l'empêcher de s'accrocher.

L'action était cependant présente dans ce roman mais j'ai quand même mis énormément de temps à le lire : plus de deux semaines. Cela s'explique par le fait que la première moitié du livre est en longueur, j'avais l'impression de patauger et de ne pas avancer. C'est ensuite au tournant d'un évènement que tout repart de façon plus rapide : j'ai donc fini la deuxième partie du roman rapidement. 

J'ai trouvé plus de raffinements dans l'écriture de Sophie Jomain dans ce tome final : on sent qu'elle a mis tout son amour dans les mots qu'elle employait, qu'elle a réfléchit à chaque sonorité, ce qui rendait la lecture plus agréable, plus posée.

Il y a donc un paradoxe pour moi dans ce roman : l'action est présente mais de façon trop lente dans la première partie, malgré tout on apprécie ce côté posé de l'écriture. Je suis donc vraiment mitigé sur l'ensemble du roman.

La fin m'a plut mais c'était prévisible et je voulais quelque chose d'imprévisible pour ce dernier roman justement. 

Donc dans l'ensemble j'ai apprécié ma lecture mais je pense que j'aurais du arrêter la saga au troisième tome : les deux suivants ont moins de sens, moins de raison d'être.

Ma note :

2.5/5. Mitigée.

dimanche 13 mars 2016

Les montagnes hallucinées - H.P. Lovecraft - Editions Mnémos

Quatrième de couverture :

En quelques nouvelles d’une belle densité, H.P. Lovecraft (1890- 1937) a posé les fondations d’une grande partie de la littérature fantastique et horrifique contemporaine.
C’est avec L’Appel de Cthulhu que l’écrivain atteignit la célébrité posthume et créa la seule mythologie littéraire moderne que l'Amérique apporta au monde.
Avec la traduction fidèle et novatrice de David Camus, notre premier recueil Les Montagnes Hallucinées révéla pleinement le génie littéraire et poétique de H.P. Lovecraft. Cette édition a été saluée à la fois par la critique et le public.
Dans Les Montagnes hallucinées et autres récits d’exploration, le traducteur se fait aventurier et guide pour nous amener au plus près des textes majeurs de cette littérature de l’inquiétude cosmique. Ce nouveau recueil regroupe les six histoires se déroulant sur toute la planète et qui mettent en jeu, entre autres, les sombres manigances de Cthulhu, la déité endormie rêvant à la destruction de l’humanité.


Mon avis sur le recueil :

Je dois dire que j'avais depuis longtemps envie de découvrir cet auteur qui m'intriguait rien que par son nom de famille, oui oui ! Je trouvais que le "love" qui rappelait l'amour en anglais contrastait beaucoup avec la sonorité finale de son nom "craft", plus rapeuse : essayez de le prononcer, vous verrez. Et puis j'avais entendu de très bons avis dessus, et moi qui lit rarement de la science-fiction je me suis dit pourquoi pas !

Je me suis donc plongée par hasard dans ce recueil de six nouvelles portant sur le voyage dans divers lieux : Pacifique, Sahara, Antarctique... On est plongé dans un monde qui nous semble totalement différent et pourtant qui est le notre. On suit toujours un personnage qui parle de son histoire, employant le "je", ce qui rend le récit assez immersif. On n'en sait jamais plus sur lui, ce qui laisse un côté mystérieux.

J'ai d'abord énormément aimé découvrir le style de l'auteur car il a une plume vraiment unique : il décrit en détails tous les éléments, avec la minutie d'un scientifique qui n'en est pourtant pas un. Il invente même ses propres mots, sa propre façon de parler et de s'exprimer, ce qui est assez déroutant au début mais plaisant par la suite.

Malheureusement, et c'est là où j'ai bloqué avec l'auteur, il ne fait que décrire, décrire, décrire. On a aucun dialogue. Et cela ne m'aurait pas gêné si les nouvelles avaient été moins longues. Pourtant, en commençant la cinquième nouvelle nommée Les Montagnes Hallucinées, j'ai cru que j'allais avoir un coup de cœur : le récit commençait de façon rythmé, il était angoissant et faisait froid dans le dos. Et puis à la moitié de la nouvelle, j'ai déchanté car le récit se faisait long, beaucoup trop long et il rentrait trop dans le détail de la description, du coup je n'avais plus peur et je m'ennuyais dans ma lecture. J'ai posé pendant une semaine et demi le recueil avant de le reprendre. Je n'ai pas lu la sixième nouvelle car je ne m'en sentais pas le courage, je n'avais plus envie de lire du Lovecraft. 

J'ai beaucoup apprécié la préface du traducteur au début de livre, qui permet vraiment de comprendre dans quoi on se lance quand on lit du Lovecraft : c'était un auteur qui par ses histoires effrayantes montrait que le plus grand danger pour l'homme était lui-même par sa curiosité. 

Je ressors donc complètement mitigée de ma lecture : 5 nouvelles lues sur 6, il m'a manqué un truc pour accrocher totalement. Malgré tout je reconnais le talent de l'auteur qui est impressionnant, c'est un écrivain unique à découvrir quand même, mais je pense tout doucement, c'est-à-dire qu'il faut lire ses nouvelles de façon espacée. Je finirais sur une phrase de Lovecraft qui pour moi décrit complètement son écriture : "Tout ce que j'ai écrit, je l'ai d'abord rêvé". On a effectivement l'impression d'être dans un rêve en le lisant, voir un cauchemar parfois.  

Ma note :

3/5. Mitigée.

vendredi 4 décembre 2015

Les Lutins Urbains, Les Lutins noirs - Renaud Marhic - Editions P'tit Louis - Tome 3

Quatrième de couverture :

On les croyait disparus à jamais,

chassés de nos contrées par la modernité.

Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains !

Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs

d’agaceries, tracasseries, et espiègleries…

Rien ne va plus dans la Grosse Cité ! Voilà que trois Lutins noirs ont été signalés. Aussitôt, des travailleurs africains sans-papiers sont devenus millionnaires. Tandis qu’une dangereuse société secrète tente de s’infiltrer dans les quartiers…Gustave Flicman, notre jeune policier, est chargé d’enquêter. Et si tout cela avait à voir avec Chelou, ce rhinocéros qu’il devait conduire à l’abattoir et qui s’est échappé en chemin ?Entre les sortilèges des Lutins noirs et les attaques du Bambou Masqué, une course de vitesse s’engage pour retrouver l’étrange animal. Manquerait plus que les Lutins Urbains s’en mêlent, tiens…

Mon avis sur le livre :

Ayant lu il y a quelques mois les deux premiers tomes des Lutins Urbains, j'ai directement accepté un second partenariat avec l'auteur Renaud Marhic afin de découvrir la suite des aventures de ces petites créatures toutes plus différentes les unes des autres. Car oui, cette fois-ci nos lutins sont noirs et vont semer la zizanie dans la Grosse Cité. Ben oui, ça serait pas marrant sinon !

Le récit commence plein gaz (aussi vite qu'une Franklin à 45 km/h) et on est directement happé par l'histoire. Les chapitres sont courts, dynamiques, ponctués régulièrement des notes de l'auteur (ces Psiiiiit ! toujours aussi originaux). Le lecteur ne peut que se sentir embarqué dans l'aventure aux côtés de Gustave Flicman, le policier, son ami Pticop, le commissaire Velu, le Professeur B. (spécialiste des Lutins et directeur de l'Université d'Onirie), Lolligoth, le Nain Jaune, l'Embrouilleur, Chelou le rhinocéros... On a des personnages pour tout les goûts, chacun avec une personnalité différente. 

L'auteur crée un vrai univers où le fantastique se mélange à la réalité et plus on lit, plus on y croit. J'ai toujours adoré les fées, les lutins et c'est comme s'ils prenaient vie ici : pendant cinq minutes j'ai d'ailleurs cru apercevoir par ma fenêtre un de ces petits lutins sautillant et descendant ma rue !

La littérature a quelque chose de particulier : on peut écrire des mots et des mots, des feuilles et des feuilles, il faudra toujours le petit truc pour savoir capter l'attention du lecteur. Ce petit truc s'appelle la magie de l'assemblage des mots et c'est cette magie qui explique que quand le lecteur lit le récit il en oublie les mots qui sont justement sous ses yeux pour imaginer la scène. Renaud Marhic a cette magie des mots, il sait jouer avec, faire participer le lecteur à son histoire, savoir même lui donner de l'importance alors que celui-ci est passif sur sa chaise, assis à lire son histoire. Le Petit Reporter de l'Imaginaire l'a bien compris : le lecteur a sa place dans le récit.

Si aux premiers abords ce livre semble s'adresser seulement à la jeunesse, il est au contraire aussi destiné aux adultes ayant gardé leurs âmes d'enfants. Car même à 19 ans je m'émerveille de l'histoire de ces Lutins et cela est en grande partie du au style de l'auteur qui est riche en vocabulaire, poétique à certains moments, musical à d'autres par sa rythmicité. 

Vous ne trouverez pas de livre aussi original que celui-ci : déconstruction du récit entre interruptions et Psiiiiit, de belles illustrations totalement représentatives de l'histoire, un style unique, adressé à un large public. Alors je vais me permettre de prendre quelques secondes la casquette du Petit Reporter de l'Imaginaire pour m'adresser à vous, lecteurs : qu'est-ce que vous attendez, il faut aller l'acheter ce livre et même les deux premiers si vous avez loupé les aventures de nos amis, les Lutins Urbains !
Pour cela, tout est par ici et ici et ici et ici (il faut cliquer sur les ici lecteurs !!!). Sur ce, je m'arrête de parler et j'espère vous avoir convaincu !

Ma note :

5/5. De la magie, de la magie et de la magie. Une bonne idée de cadeau pour Noël d'ailleurs ! En tout cas, moi pour Noël je compte m'offrir les trois tomes pour les mettre sous mon sapin !

mardi 1 décembre 2015

Matt Smith, La quête du Grimoire Défendu - Stéphanie Vernet - Editions Bookelis - Tome 2

Quatrième de couverture :

Après un douloureux évènement, Matt est introduit à la Communauté des magiciens de Londres. Les magiciens ont besoin de son aide, car le Grimoire Défendu a été dérobé. Le livre le plus précieux des magiciens. Seul l'élu est capable de décrypter tous les symboles, en dehors du roi des magiciens. S'ensuit alors une quête haletante pour les deux camps. Les vampires enlèvent les magiciens pour découvrir qui est l'élu. Les magiciens traquent leurs ennemis pour leur faire avouer où est caché le Grimoire. Matt finira par se rendre compte que Norwin Bubblesperg et Richard MacMannov ont caché une partie de la vérité concernant la véritable fonction du Grimoire. A ses risques et périls, Matt fera son nécessaire pour mener à bien cette quête qui n'épargnera personne... amis comme ennemis.

Mon avis sur le livre :

Ayant lu vers mai le premier tome de la série Matt Smith de Stéphanie Vernet et ayant énormément aimé celui-ci, j'avais hâte de découvrir le second tome et avoir des réponses à mes questions. Si vous êtes intéressé pour acheter ce roman vous pouvez aller ici et si vous voulez voir la chaîne de l'auteur c'est ici.

Le plus gros point négatif du tome 1 avait été son premier chapitre qui lançait trop d'informations à la fois et où j'avais été submergée. Ici le chapitre premier du tome 2 est agréable car l'histoire est posée tranquillement, le contexte est mis en place avec un rappel des évènements du tome 1 (ce qui est très pratique pour ceux qui ont la mémoire courte). J'ai donc apprécié le démarrage de l'histoire. Ce que j'adore chez Stéphanie Vernet c'est qu'elle arrive à faire des chapitres courts qui nous tiennent en haleine, on a envie d'en savoir plus et on ne peut lâcher son livre quand on le tient entre ses mains.

J'ai trouvé que l'écriture de l'auteur a évolué par rapport au premier tome : on a plus de descriptions, plus de détails sur les pensées des personnages. De même ce deuxième tome est plein d'action, encore plus que le tome 1, et cela avec de nombreuses scènes de combats qui sont très sympa. Si vous aimeriez voir des magiciens chasser des vampires, ce livre est fait pour vous.

Il m'est arrivé cependant de noter quelques défauts : je trouve que les émotions des personnages changent parfois un peu trop vite ce qui manque de réalisme. Cependant c'est aussi ce qui fait la force du roman : on ne s'attarde pas des heures sur quelque chose, l'histoire est donc entraînante et dynamique. 

J'ai trouvé que l'auteur avait fait un réel effort dans les dialogues qui étaient mieux que dans le tome 1. De plus la quête du Grimoire Défendu rend l'histoire intrigante, c'est une sorte de contre-la-montre qui nous happe. J'ai adoré la Communauté : c'est un lieu qui m'a rappelé Poudlard et le Ministère de la Magie d'Harry Potter, c'est clairement un endroit où je pourrais bien me sentir et aller passer quelques vacances s'il existait réellement. 

Enfin je trouve que l'auteur n'épargne aucun de ces personnages ce qui rend son histoire d'autant plus forte : certains sont blessés, d'autres meurent et surtout la barrière entre le bien et le mal est floue. Matt Smith a une grande part de sombre dans sa personnalité, il m'a même paru cruel parfois car il manquait de remords par rapport à ce qu'il avait fait. J'ai beaucoup apprécié le fait qu'il n'y ait pas qu'un gentil et un méchant.

Je dirais que la façon dont la plume de l'auteur a évolué me rappelle un petit quelque chose de la série "L'autre" de Pierre Bottero que j'avais lu il y a un an. J'adore cet aspect roman jeunesse plein d'action et pas prise de tête, c'est le genre de livres qui me sort d'une panne de lecture et me rappelle combien j'aime la littérature. 

Ma note :

4,5/5. Un second tome encore meilleur que le premier.

lundi 24 août 2015

Les étoiles de Noss Head, Origines - Sophie Jomain - Editions France Loisirs - Tome 4

Quatrième de couverture :

Chaque fois que je croyais que notre vie était cousue de fil blanc, Leith et moi devions faire face à une nouvelle adversité, une nouvelle attaque. J'en venais à me demander si, un jour, nous goûterions à la paix à laquelle nous aspirions. Personne ne mesure l'immensité de sa chance quand il affirme que son existence est monotone. Personne. Aux innocents les mains pleines... C'est ce qu'on dit. Mais moi, je n'étais plus innocente du tout. Alors, que me réserverait le destin, cette fois-ci ? Que me volerait-il ? J'en avais une vague idée. J'allais devoir me préparer au pire.

Mon avis sur le livre :

Ayant beaucoup apprécié depuis le départ la série de livres "Les étoiles de Noss Head", je me suis lancée avec plaisir dans le quatrième tome qui promettait avec son sous-titre un joli retour aux sources.  

On découvre Hannah sous sa nouvelle condition qui doit faire face à la disparition de son ami Darius l'ange noir et de son garou de petit-ami Leith. Combiné à cela, deux corps, l'un d'un ange noir et l'autre d'un garou, sont retrouvés sans tête. Heureusement, elle va pouvoir se reposer sur l'aide de ses fidèles amis qu'ils soient garous ou anges. 

J'avoue beaucoup apprécier la figure d'Hannah puisque c'est une jeune femme qui au fil des tomes a pris de l'assurance pour arriver à son actuelle détermination et force dans le quatrième tome. Elle sait ce qu'elle veut et ne va pas se laisser marcher sur les pieds par les autres. Cela change des héroïnes un peu bécasse et fragile. 

Et puis un personnage mystérieux et renfermé sur lui-même va se mettre à s'intéresser à elle, ce qui va commencer à la faire douter de sa relation avec Leith. J'ai beaucoup apprécié l'apparition de ce personnage comme nouveau prétendant car la série me semblait terminée et cela a donc redonné du pulse à l'histoire. Avouons en plus que je n'ai jamais été une grande fan du couple Leith-Hannah, trouvant parfois leur relation trop sage.

La prouesse de Sophie Jomain c'est d'arriver toujours au quatrième tome à nous prendre en haleine, on tourne les pages sans s'en apercevoir et le livre pourtant assez épais (500 pages) se lit en à peine une journée. Les chapitres sont courts et dynamiques.

Le seul reproche que je pourrais mettre en avant serait l'absence de détails dans les descriptions des paysages de l’Écosse. Je m'explique : je suis quelqu'un qui aime être immergée totalement dans le lieu où se passe le récit et ce n'est jamais le cas avec les romans de Jomain car elle ne nous détaille pas les choses en profondeur.

Au final, c'est une série fantastique qui se lit bien, avec un bon rythme, de l'action, de la romance et des combats toujours à couper le souffle.

Ma note :

3.5/5. Bien mais pas un coup de cœur.

mercredi 1 juillet 2015

Le Chaperon Rouge - Sarah Blackley-Cartwright/ David Leslie Johnson - Editions Michel Lafon Poche

Quatrième de couverture :

A la mort de sa sœur, Valérie est inconsolable. Henry, le séduisant fils du forgeron, tente de gagner ses faveurs, mais le cœur indompté de la belle bat pour un autre garçon, Peter, le bûcheron exclu du groupe, qui lui offre des escapades palpitantes. 
Un jour, un chasseur fait une terrible révélation aux villageois : la créature qui les terrorise vit parmi eux. Chacun devient suspect. On découvre bientôt que seule Valérie peut entendre la voix du Loup. Et celui-ci exige qu'elle le rejoigne avant que le sang coule...

Mon avis sur le livre :

Lisant peu de réécriture de contes en général, j'avais depuis un moment ce tome-ci dans ma PAL qui me tentait malgré tout, même en ayant jamais lu le conte original du Petit Chaperon Rouge. Et puis cette lecture m'a parut simple, facile à lire au premier coup d’œil : en clair une lecture pour une personne en panne de lecture.

On découvre de façon omnisciente le village de Daggerhorn plongé au centre des bois, reclus en quelque sorte des autres villages alentour. L'histoire semble ancrée dans un moyen-âge lointain avec son forgeron, son bar, ses habitations surélevées pour survivre aux dangers de la forêt. C'est donc dans ce climat hostile qu'on découvre Valérie, jeune femme de dix-sept ans, au tempérament bien trempé qui semble n'avoir peur de rien, même pas du Loup qui rode une fois par mois lors de la pleine lune. Un vieux pacte a été passé avec ce Loup mais celui-ci va être rompu, les habitants vont donc devoir survivre face aux nombreuses attaques de cette sombre créature et essayer de démasquer quel est l'homme qui se transforme la nuit. 

J'ai rapidement aimé Valérie car elle est logique dans sa façon de penser et aussi très simple, elle ne cherche pas les histoires ou les conflits comme le font ses amies Rose ou Prudence. Elle est également courageuse et impulsive, prête à prendre des risques pour ceux qu'elle aime. Il est arrivé que je ne comprenne pas ses réactions car elle semblait trop insensible. Peter, le jeune homme meilleur ami de Valérie qui fait son retour à Daggerhorn, est très mystérieux et réservé : c'est parfois ce trop plein de mystère qui m'a dérangé chez lui. Les personnages secondaires sont présents en grande quantité ce qui rend l'histoire plus réaliste.

J'ai parfois regretté que l'auteur ne s'attarde pas à nous décrire plus ce petit village : elle passait trop vite sur des choses et mettait des longueurs à d'autres. D'un autre côté, il se passe finalement peu de choses dans ce roman, il aurait été donc inutile de rajouter des longueurs alors même que l'action n'est pas totalement présente. Je pense donc que les trois cent pages de ce roman sont amplement suffisantes pour raconter l'histoire du Chaperon Rouge. J'ai bien aimé les flashbacks de son enfance que revit Valérie : ils cassent la narration et l'action pour nous plonger dans le suspense.

Le style de l'auteur est assez banale, simple, agréable : ce n'est pas le genre de roman qui vous marque par la façon dont il est écrit mais d'un côté je trouve que ce style assez impersonnel allait très bien avec l'ambiance du roman. En effet, l'auteur semble ne pas vouloir totalement s'impliquer dans le roman, d'où la distance qu'elle prend en utilisant la troisième personne du singulier, ce qui rend d'autant plus sombre son histoire. En tant que lecteur on a pas envie de vivre dans ce village car il est troublant : tout le monde semble suspect, le sang coule pour les bons comme pour les mauvais, il n'y a pas vraiment de lois. Le chef obtient sa légitimité des habitants et ne peut être contesté.

On est donc bien loin de notre Petit Chaperon Rouge classique et pourtant tout les détails y sont : le chaperon rouge donné par la mère-grand, le panier en osier, le Loup... . Il y a cependant d'autres enjeux comme le mariage, la recherche du Loup. La relation entre Peter et Valérie m'a un peu fait penser à un Roméo et Juliette : rapide et qui semble toute tracée mais pourtant compliquée car les parents s'opposent. Jusqu'au dernier moment l'auteur nous tient en haleine et je n'aurais jamais pu deviner qui était le Loup : le dernier chapitre du livre se lit sur Internet, le lien est à la fin du livre.

Enfin, le livre est esthétiquement très beau que ce soit dans sa couverture ou ses chapitres décorés d'arabesques, on sent un vrai travail des éditions derrière. Il faut savoir que ce livre a été écrit en même temps que le film Le Chaperon Rouge a été réalisé, avec pour actrice principale Amanda Seyfried. Je compte d'ailleurs revoir ce film que j'avais déjà vu il y a quelques années. C'est donc une lecture agréable, pas un coup de cœur mais que je vous conseille quand même pour passer une belle promenade dans les bois sur les traces du Chaperon Rouge.

Ma note :

3.5/5. Lecture agréable.

vendredi 12 juin 2015

Night World, Le secret du vampire - L.J. Smith - Editions Michel Lafon - Tome 1

Quatrième de couverture :

Le Night World ne se limite pas à un endroit précis. Il nous entoure. Ses lois sont très claires : sous aucun prétexte son existence ne doit être révélée à qui que ce soit d'extérieur. Et ses membres ne doivent pas tomber amoureux d'un individu de la race humaine. Sous peine de conséquences terrifiantes. Découvrez ce qui arrive à ceux qui enfreignent les règles...

Il n'y a plus aucun espoir pour Poppy : sa maladie est incurable. Elle se prépare donc au pire. Jusqu'à ce que James, le plus beau garçon du lycée qu'elle aime en secret, lui fasse le plus fabuleux des cadeaux : un baiser vertigineux qui lui donne accès à son âme. Elle apprend ainsi que James partage ses sentiments depuis toujours, mais fait partie du Night World. Bravant les interdits de son monde, le jeune homme propose à Poppy de le suivre jusqu'à la mort, et même au-delà. Mais il lui faudrait pour cela devenir un vampire... Jamais il n'a été aussi dangereux d'aimer.

Mon avis sur le livre :

J'ai récupéré ce livre ainsi que le second tome de la série au troc du meet-up d'Aix-en-Provence du 23 mai. Ces livres me tentaient beaucoup car ils étaient courts (pas plus de 300 pages) et écrits gros donc je m'étais dit que ce serait une lecture facile et simple, entraînante. J'étais en pleine panne de lecture dernièrement du coup j'ai pris le premier tome dans l'idée de me relancer facilement dans la lecture.

On découvre Poppy, une jeune fille que j'ai trouvé directement niaise et trop naïve. Elle a un frère Phillip beaucoup plus réfléchit. Je n'ai pas aimé Poppy car elle semble très influençable et ne réfléchit pas, elle ne se rend pas compte de la méchanceté des gens et elle a parfois des illuminations. Elle apparaît de plus en plus stupide au fil des pages et accepte trop vite des choses surnaturelles (en une page) alors qu'elle est humaine. Je n'ai pas accroché avec elle alors la lecture a été compliquée à poursuivre. James est plutôt ténébreux, on ne le comprend pas trop mais il ne m'a pas gêné plus que ça. L'auteure n'a pas assez travaillé sur ces personnages : il leur manque un côté humain et réaliste.

En lisant les premières pages, je me suis dit que l'action serait vraiment présente car les premiers chapitres étaient courts et entraînants. Sauf que rapidement mon entrain s'est trouvé diminué par un ennui dans ma lecture, j'avais l'impression de ne pas avancer et les chapitres me semblaient très très long.

Le problème de ce livre c'est que sa couverture et sa quatrième laisse entendre un livre fantastique avec la découverte du monde du Night World très dangereux. Ce qui est tout sauf la vérité : le Night World est à peine décrit par L.J. Smith comme si elle considérait qu'on avait déjà tous les acquis à ce sujet. Le monde de son livre est clairement bâclé. L'idée qu'il puisse être dangereux m'a fait rire après coup : il n'y a rien de dangereux, je n'ai pas eu peur une seule fois pour les personnages car les choses se règlent trop vite, les situations soi-disant dangereuses sont trop faciles. La phrase "Jamais il n'a été aussi dangereux d'aimer" me fait donc beaucoup sourire car il n'y a rien de dangereux qui menace l'amour des personnages. En tout cas, L.J. Smith n'a pas réussi à m'y faire croire.

Et puis justement parlons d'amour : la romance m'a vraiment déçue. Il n'y a rien entre les personnages et en un claquement de doigts ils sont âmes sœurs. Rien de bien vibrant ou emportant. La passion n'a pas du tout lieu. 

Le livre est écrit à la troisième personne du singulier et c'est ce qui peut-être m'a fait garder mes distances avec les personnages. Même si je crois surtout que c'est l'histoire et le style d'écriture de l'auteur qui m'ont déçus. L.J. Smith n'est ici pas au meilleur de son écriture : il n'y a pas de descriptions, les dialogues ne sont pas dynamiques, il n'y a rien qui accroche. Et pourtant j'ai lu les trois premiers tomes de Journal d'un vampire sans reprocher une seule fois ces choses là. Je crois que sa série Night World étant la première série qu'elle a écrit elle avait un manque d'expérience dans l'écriture. J'essayerais donc de lui donner une seconde chance avec le second tome de Night World mais je ne suis pas sûre de le lire en entier s'il ne m'accroche pas comme le premier.

Ma note :

1/5. Flop total.

dimanche 24 mai 2015

Les Lutins Urbains - Renaud Marhic - Editions P'tit Louis - Tome 1 et 2

Quatrième de couverture :

On les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité. Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains ! Et ils n'ont rien perdu de leurs pouvoirs d'agaceries, tracasseries, et espiègleries...

Tome 1 : Quel est donc cet inconnu qui s'en prend aux livreurs de pizzas, leur dérobant leur chargement sans jamais faire main-basse sur l'argent ? Gustave Flicman, jeune policier de la Grosse Cité, croise un soir le voleur. Si ce n'est pas un lutin, ça y ressemble bien... Mais voilà le coupable arrêté : c'était un  simple SDF. Affaire réglée. Pas pour Gustave ! Qui ne se doute pas que sa quête du Pizz'Raptor va le mener jusqu'à l'Université d'Onirie. Là où les Lutins Urbains ont trouvé refuge. Sous la protection du mystérieux Professeur B., Docteur en Lutinologie...

Tome 2 : Ordinateurs en folie... smartphones ensorcelés... Quel est donc ce "virus" qui menace la Grosse Cité ? A peine remis de sa rencontre avec le Pizz'Raptor, Gustave Flicman doit se rendre à l'évidence : un nouveau lutin menace la ville ! Comme par hasard, revoilà le Professeur B. Avec son aide, le jeune policier se lance sur la piste du redoutable Bug le Gnome. Vite ! ça sent déjà le grillé... Gustave parviendra-t-il à ne pas péter les plombs ? Car voilà ses cinq sœurs à l'hôpital, victimes d'une mystérieuse intoxication... Tandis que Bug le Gnome s'est introduit dans le Laboratoire d'Etude et de Recherche Nucléaire de la Grosse Cité...

Mon avis sur les livres :

J'ai été contactée par Renaud Marhic et j'ai de suite été intéressée pour lire ses livres qui m'ont interpellée par leur sujet (on voit peu de livres sur les lutins) et par leurs couvertures colorées et acidulées. C'est donc mon premier partenariat. Vous pouvez acheter ces livres juste ici ou par ici.

J'ai reçu les livres hier matin et ils sont le lendemain soir terminés. Pour vous dire combien ces livres sont addictifs quand on commence à les lire. On est plongé directement dans l'histoire en plein milieu d'une scène de course poursuite, les chapitres sont courts ce qui fait qu'on tourne plus vite les pages. On s'attache directement à ce jeune policier Gustave qui est complètement déboussolé par les choses qu'il a sous les yeux et qu'il ne comprend pas de façon rationnelle : ce sont les Lutins Urbains aimant vivre et venir en ville. J'ai trouvé que chaque personnage avait sa petite touche qui le rendait original : le courage de Flicman, la malice des lutins, les paroles ambiguës du professeur, les taquineries des sœurs de Gustave... Le premier livre porte sur la poursuite d'un voleur un peu spécial de pizzas et le second sur Bug le Gnome, lutin qui va tout bouleverser électriquement parlant.

Ce qui fait l’originalité de ces livres c'est tout simplement l'imagination de l'auteur. C'est le point qui ressort vraiment : le monde créé est pourtant proche du notre tout en étant totalement éloigné. C'est-à-dire que l'on se situe dans une ville d'humains appelée "La Grosse Cité" mais où plus de personnes se mettent à croire aux Lutins : la conséquence est que ceux-ci se manifestent beaucoup plus souvent et de façon assez explicite. Dans ce monde la réalité et la magie sont donc mélangées. Les organisations comme la police, les pompiers se retrouvent sponsorisées et on a donc un commissariat Adinike, des pompiers avec la sirène de Lady Gaga et j'en passe... J'avais l'impression d'avoir un dessin-animé sous les yeux, les personnages ont des répliques qui partent dans tout les sens et des actions qui fusent. L'auteur nous propose même d'écrire nous-même le son que produit telle ou telle chose. C'est frais, léger et on rit sans pouvoir s'arrêter !!! Ce livre m'a fait la même impression que quand j'avais lu Les Chroniques de Spiderwick d'Holly Black, les créatures m'ont intrigué et ont toutes leurs petites caractéristiques.

Le petit plus de ces livres c'est les dessins qui l'accompagnent. Je pense que pour les plus jeunes cela permet plus d'interactivité et de compréhension du récit, même s'il faut savoir que celui-ci est abordable pour tout âge.

Malgré l'aspect jeunesse de ces livres, l'auteur n'hésite pas à nous parler de lois de physiques, à faire référence à des scientifiques connus et à utiliser des mots diverses et un vocabulaire riche : il conseille d'ailleurs à ses lecteurs de se munir un dictionnaire. Tout le monde se reconnaît dans ces livres. 

Et puis ce qui m'a vraiment plu (encore plus que le reste) c'est que l'auteur nous parlait et nous interpellait. Cela passait soi par les notes Psiiiiit en bas de page où il nous disait explicitement ce qui aller se produire par la suite ou alors faisait semblant de nous proposer le choix. Il arrête son récit, le reprend, nous fait croire que c'est la fin alors que pas du tout. Bref, l'auteur joue avec le lecteur et ne cache pas que c'est lui le maître de l'histoire qui décide de tout ce qui va se passer, il nous le rappelle plusieurs fois. Il déconstruit la manière habituelle d'écrire. Je vais peut-être aller loin dans ma comparaison mais ayant étudié quand j'étais en première un extrait de Jacques le fataliste et son maître de Diderot je n'ai pu m'empêcher de voir cette similitude dans la façon d'écrire spéciale de l'auteur. Du coup si vous avez lu ce Diderot et avait aimé que l'auteur vous interpelle, ces livres sont faits pour vous. 

J'ai vraiment été heureuse de découvrir ces livres. Ils ont été pour moi une pause lecture légère, agréable, rafraîchissante, me replongeant dans mon enfance. Je remercie encore l'auteur pour ce partenariat. Maintenant je saurais comment réagir si un jour je croise des Lutins Urbains ^^ !

Ma note : 

4/5. Très sympa et rigolo.

samedi 23 mai 2015

La Communauté du Sud - Charlaine Harris - Editions J'ai Lu - Tome 1 : Quand le danger rôde

Quatrième de couverture :

"Moi, Sookie Stackhouse, j'ai un faible pour les vampires. Et à la Nouvelle-Orléans, ce n'est pas ça qui manque ! D'ailleurs, un soir, un gentleman amateur d'hémoglobine, Bill Compton, a débarqué dans le bar où je travaille, Chez Merlotte. Comme j'ai la faculté de lire dans les pensées, j'ai vite compris qu'il avait de gros ennuis..."
Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l'Amérique profonde. L'arrivée de Bill, ténébreux vampire du XIXe siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d'autant qu'une vague de crimes s'abat sur la ville.

Mon avis sur le livre :

Ce livre je l'avais eu offert dans une opération des éditions J'ai Lu (2 achetés + 1 offert). Je l'avais déjà lu il y a bien cinq ans, mais je me rappelle ne pas avoir accroché tout simplement parce que ce livre est destiné aux adultes et qu'à l'époque j'étais trop jeune pour le lire. En faisant du rangement dans mes livres je l'ai ressortit et j'ai eu l'envie de le relire.

On est directement plongé dans l'histoire : on suit Sookie qui est serveuse dans un bar et qui est plutôt sympathique, je l'ai parfois trouvé niaise dans certaines de ses réflexions du début du roman mais cette impression se dissipe par la suite. C'est surtout une fille impulsive et spontanée, prête à se battre pour ceux qu'elle aime. L'action commence directement, c'est entraînant, les chapitres restent courts donc dynamiques. L'auteur a fait le choix d'écrire un livre à la première personne du singulier donc je me suis facilement mise à la place de Sookie.

Le monde dans lequel on évolue est dans un temps non définit où il est normal de côtoyer des vampires et toutes autres espèces de créatures étranges et fantastiques : j'ai trouvé d'ailleurs ce point original. Sur le coup, j'ai mis un temps à m'habituer à celui-ci mais ensuite j'ai trouvé que ça changeait des livres habituels sur les vampires où on a une jeune fille qui découvre que les vampires existent, là Sookie était déjà au courant de leur existence.

J'aurais peut-être aimé que le monde où évolue nos personnages humains et les vampires soit plus développé dans le sens où il y ait plus de lieux. Là l'histoire tournait toujours autour du bar Chez Merlotte, de la maison de Sookie ou de la maison de Bill Compton (le vampire). De ce fait, j'espère que dans les prochains livres l'auteur va nous présenter plus la ville et ses petits magasins afin de nous plonger plus dans l'ambiance. Il y avait donc parfois un manque de descriptions qui m'empêchait d'adhérer totalement au cadre.

Au niveau du suspense j'ai su tout ce qui allait arriver sauf la dernière révélation à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Du coup je suis mitigée sur ce point. Il y a aussi des moments où je n'ai pas aimé la réaction des personnages : un évènement fait que Sookie devrait être très peinée mais elle semble peu touchée. C'est d'ailleurs juste après cet évènement que deux personnages ont leur premier rapport : je pense que l'auteur aurait du attendre, que ce n'était pas le bon moment dans la lecture. Malgré tout, le point positif est que le livre n'est pas vulgaire lors de ces scènes érotiques.

Donc pour conclure j'ai à la fois aimé et pas aimé ce livre : je suis mitigée sur l'ensemble mais j'aime beaucoup l'univers que l'auteur a créé donc je pense que je m'achèterais la suite. Il y a quand même 13 livres pour La Communauté du Sud, par conséquent il faudra que j'accroche plus au second tome pour être sûre de continuer l'intégralité de la série.

Ma note :

3/5. Mitigée.

samedi 9 mai 2015

Matt Smith, à la croisée de 2 mondes - Stéphanie Vernet - Ebook - Tome 1

Quatrième de couverture :

Matt est un magicien de 15 ans, sans problèmes, qui vit une vie paisible en Écosse. Mais le jour où son père est mystérieusement enlevé, sa vie va être bouleversée. Les vampires, ennemis jurés des magiciens, commencent à le traquer sans relâche. Matt doit alors s'entraîner sans cesse pour repousser les assauts de ses ennemis. Il mène alors une double vie entre ses amis de Queen's College auxquels il cache sa véritable identité et ses combats nocturnes avec les vampires, aidé par ses amis magiciens. 
Déjà si jeune il doit faire face à des dangers venus d'une autre planète. Celle à laquelle il appartient : Éclat d’Étoile. Sur Terre, les humains ne s'imaginent pas que leur monde est en train de changer. 
Matt Smith est d'ores et déjà à la croisée de deux mondes...

Mon avis sur le livre :

J'ai découvert ce livre grâce à Milyx Lecture (vous pouvez aller voir sa chaîne youtube ici). En effet, ce livre a été écrit par sa sœur et quand elle m'a dit que cela portait sur les vampires et les magiciens j'ai de suite été tentée de le lire. De plus, c'est le premier livre de l'auteure, et comme je lis rarement de premier tome de nouveaux auteurs j'avais vraiment envie de découvrir celui-ci. Je l'ai donc acheté sur la Fnac en ebook, mais je vous précise qu'il est également disponible en papier (ici). 

Je vais démarrer ma chronique par les quelques points négatifs que j'ai pu noter car ils sont peu nombreux. Pour moi, le plus gros point négatif de cette lecture a été le premier chapitre. Je m'explique : je suis quelqu'un qui aime commencer les livres sans lire le résumé de la quatrième de couverture pour ne rien savoir de ce qui va se passer dans le livre et être le plus surprise possible. J'ai donc fait la même chose pour ce livre, j'ai d'abord lu le prologue qui m'a directement donné envie de lire la suite. Le premier chapitre est court mais m'a beaucoup déstabilisé car il y avait beaucoup d'informations d'un coup, notamment sur les personnages, je n'arrivais pas vraiment à me situer et à comprendre ce qui se passait. J'ai donc eu peur que la suite du livre ne me plaise pas. Et étonnamment, le deuxième chapitre a ensuite posé l'histoire plus tranquillement, les personnages me sont devenus familiers plus facilement et j'ai ensuite pu adorer le contenu du livre. Je pense que l'auteure aurait du prendre plus de temps pour poser le contexte en divisant son premier chapitre en deux chapitres.
Il m'est également arrivé de ne pas comprendre certaines réactions des personnages. Par exemple, le manque d'autorité de certains parents m'a gênée. De même, les personnages manquent parfois de tristesse à des moments où ils doivent en ressentir plus, il y a parfois un manque de discussion sur les sujets graves. Je précise que j'ai vraiment trouvé ces défauts au début du livre dans les premiers chapitres, mais ensuite on sent que l'auteure grandit et évolue dans sa manière d'écrire au fil du livre.
Comme vous pouvez le voir, j'ai noté peu de défauts pour ce livre alors même que c'est le premier livre de l'auteure. Je n'ai donc pas besoin de vous dire que cette auteure a beaucoup de potentiel.

On est directement plongé dans l'action et dans l'histoire car l'écriture de l'auteure nous prend pour nous emmener dans l'univers qu'elle a créé. L'histoire se passe entre l’Écosse et Londres ce qui m'a directement plu : dois-je vous rappeler mon amour pour l'Angleterre ? Elle a un style léger, facile à lire et une spontanéité dans sa plume. Elle a sut trouver dans son livre le juste milieu entre descriptions et dialogues. En effet, il m'arrive souvent de dire qu'il manque un de ces deux éléments mais là j'ai trouvé que c'était très bien équilibré. D'ailleurs, les dialogues sont très accrocheurs : l'auteure arrive à rendre vivants et prenants ceux-ci, ils permettent de comprendre encore mieux le caractère de chaque personnage. J'ai adoré l'humour et les piques de Peter, la curiosité de Sheryl, l'intrépidité de Laureen et le courage de Matt. On ne s'ennuie jamais car l'action est toujours présente et les chapitres courts apportent ce dynamisme si particulier au roman.

Une des choses qui peut souvent m'énerver dans les livres jeunesses est le manque d'insouciance et de jeunesse (oui je me répète^^) dans le caractère des personnages. En effet, les auteurs ont tendance à rendre trop adultes les personnages à qui ils donnent vie sur papier. Ici, l'auteure a vraiment su se mettre à la place de ces adolescents, parler comme tels et agir comme tels. J'ai donc beaucoup apprécié le fait de lire un roman jeunesse avec des personnages qui ont des réflexions de leur âge.

J'admire l'auteure pour une chose : ses bonnes idées et son imagination immense. Car si elle qualifie son livre de mélange entre Harry Potter et Twilight, je trouve au contraire qu'elle a sut se démarquer de ces deux grands chef d’œuvres. Son histoire et sa façon d'écrire m'ont plus fait penser à "Oksa Pollock" et à "Mortal Instruments". Elle invente des objets, des animaux et des sorts qui sont totalement différents de ce que l'on connaît, on aimerait même parfois qu'elle passe plus de temps à nous les décrire. Les pouvoirs des magiciens sont tops : on aimerait avoir les mêmes pour pouvoir faire tout ce qu'ils sont capables de faire.

De plus, l'auteure arrive à jouer avec nos nerfs : elle lance régulièrement des phrases sur le futur de ses personnages ou de l'histoire à venir, ce qui met encore plus le suspense. Je vois rarement cela dans les livres que je lis et ça m'a beaucoup plu.

Enfin, la cerise sur le gâteau c'est les chansons et musiques qu'elle incruste dans son récit : Matt joue du piano sur différents airs et on peut aller écouter la musique tout en lisant (ce que moi j'ai fait d'ailleurs). Du coup quand la musique d'Elton John "Can you feel the love tonight" a été citée, je me suis retrouvée à écouter toutes les reprises au piano des musiques Disney et j'ai adoré. Je vous conseille vraiment d'écouter du piano tout en lisant ce livre (ici).

J'ai donc été charmée par cette auteure, son histoire. Je vous conseille vraiment de la lire, elle dépasse à mes yeux largement Erik L'Homme (dont j'avais lu un livre jeunesse dernièrement) car elle met en scène des personnages attachants aux multiples facettes et une action sans fin qui vous prennent, vous ensorcellent (c'est le cas de le dire !). 

Ma note :

4/5. Prenant et magique.