Quatrième de couverture :
Après plusieurs heures d’errance, un homme prend conscience qu’il ignore
tout de son passé. Qui est-il ? D’où vient-il ? Où va-t-il ? Autant de
questions inquiétantes qui ne trouvent aucune réponse cohérente. Son
seul exutoire est de continuer le chemin interminable droit devant,
poussé par un formidable élan de survie. La rencontre de Marguerite,
aubergiste mystérieuse d’âge mûr et de PommePomme, jeune handicapée d’un
village de campagne, l’aide à mieux accepter son amnésie. Mais qui
sont-elles vraiment ? Sont-elles prêtes à l’aider à retrouver sa vie
d’avant ? De rencontres en rebondissements, de joies en déceptions, la
vérité finira par s’imposer comme une évidence…
Mon avis sur le livre :
J'ai été contacté par l'auteur de ce roman pour lire son livre et c'est avec une curiosité évidente en lisant le résumé que j'ai accepté avec plaisir le partenariat. Pour retrouver son roman aux éditions Librinova c'est ici.
Ce roman est le premier de l'auteur et j'espère que ce ne sera pas le dernier. On découvre dans cette histoire un homme en quête d'identité, à la recherche de son passé après avoir perdu la mémoire. Sur son chemin, il se rend au village de Durevent et va y faire la rencontre de ses habitants.
Globalement, j'ai ressenti un aspect très serein et beaucoup d'espoir en lisant cette histoire. J'en suis ressortie apaisée moi-même et avec un regard réfléchi sur ma propre vie. Là déjà est un des points positifs du livre puisqu'il nous fait nous questionner sur nous-même, aux travers des interrogations du personnage principal Julien.
J'ai trouvé la plume de l'auteur très contemporaine par rapport aux autres livres que j'ai pu lire du même genre : il a cette faculté à nous décrire un paysage avec beaucoup d'aisance tout en y ajoutant des dialogues qui nous attachent aux personnages. Ce sont notamment ces échanges qui rendent très pétillante et vivace l'amitié qui se crée entre Julien et PommePomme, une jeune fille handicapée de 17 ans qu'il rencontre sur son chemin.
J'ai énormément apprécié ces petites enquêtes et intrigues mises bout à bout au fil du roman : d'abord on a une enquête autour de notre personnage principal, ensuite on se concentre plus sur les habitants du village.
L'histoire en elle-même est très réaliste puisqu'elle intègre des personnages tous plus différents mais qui ont tous une chose en commun : des qualités, mais aussi des vices. C'est pourquoi, parce que les personnages du roman étaient très travaillés, je me suis attachée à eux avec beaucoup de facilité, pour ensuite ressentir un pincement au cœur en les quittant à la fin du roman.
Encore un point que je tiens à souligner est la surprise à la fin de l'histoire : cette fin est inoubliable, étonnante, inattendue. L'histoire est bien bouclée et notamment très addictive dans ses 100 dernières pages.
Je dois dire que j'ai eu un coup de cœur pour ce roman et j'espère tellement pouvoir lire une suite car chaque moment de ma lecture m'a plut et cela faisait bien longtemps que je n'avais autant accroché à un livre.
Je remercie encore l'auteur pour m'avoir contacté et fait découvrir ce roman fabuleux.
Ma note :
5/5. Coup de cœur.
samedi 20 mai 2017
mardi 11 avril 2017
Les lutins urbains, Le péril Groumf - Renaud Marhic - Editions P'tit Louis - Tome 4
Quatrième de couverture :
On les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité.
Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne,
les lutins se sont faits urbains !
Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries,
et espiègleries…
On a volé le jouet préféré du pacha-héritier ! C’est en visite dans la Grosse Cité que le jeune prince du Pépettochistan a été dévalisé. Du coup, son père menace de déclencher la 3e Guerre mondiale si le responsable n’est pas retrouvé…
Voilà un travail pour Gustave Flicman. Car selon les autorités, aucun doute : encore un coup des Lutins Urbains ! De retour à l’Université d’Onirie, c’est pourtant un tout autre voleur que notre héros découvre…
L’étrange coupable et son complice, Le Troll, ne tardent pas à quitter la ville. En voiture Simone ! Gustave décide de suivre le duo. Il ne sait pas que l’attend le plus fou, le plus périlleux des voyages qu’il n’ait jamais imaginé…
Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne,
les lutins se sont faits urbains !
Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries,
et espiègleries…
On a volé le jouet préféré du pacha-héritier ! C’est en visite dans la Grosse Cité que le jeune prince du Pépettochistan a été dévalisé. Du coup, son père menace de déclencher la 3e Guerre mondiale si le responsable n’est pas retrouvé…
Voilà un travail pour Gustave Flicman. Car selon les autorités, aucun doute : encore un coup des Lutins Urbains ! De retour à l’Université d’Onirie, c’est pourtant un tout autre voleur que notre héros découvre…
L’étrange coupable et son complice, Le Troll, ne tardent pas à quitter la ville. En voiture Simone ! Gustave décide de suivre le duo. Il ne sait pas que l’attend le plus fou, le plus périlleux des voyages qu’il n’ait jamais imaginé…
Mon avis sur le livre :
J'avais hâte de lire ce quatrième tome quand j'ai su qu'il avait été publié, et c'est avec plaisir que je me suis lancée dans la suite des aventures de nos petits lutins urbains !
Bim ! Encore une fois, ça m'est tombé sur la tête : plein d'action, de rebondissements, de quésako et de c'est quoi ça ? Ce livre c'est un arc-en-ciel : aux premiers abords il dispose des couleurs primaires, puis s'y ajoutent des teintes de plus en plus loufoques et indescriptibles.
Encore une fois, je suis bluffée par l'humour caractéristique de cette quadrilogie (en espérant que ça se dise comme ça) ;) ! Unique en son genre, l'histoire nous permet de suivre ici encore une fois notre policier préféré, Gustave, entouré d'un monde qui lui apparaît plus que réel (même s'il aimerait le contraire), à la rencontre d'un nouveau lutin, le Groumf !
Si les personnages sont adorables et attachants, le récit est toujours plein de poésie, de vocabulaire riche, qui permet aux petits (comme aux grands) de réviser notre dico ! Et ça, ça fait du bien à notre orthographe ! On dit donc merci au Petit Reporter de l'Imaginaire pour la valorisation de la langue française qu'il produit au travers de ses écrits !
Je remercie encore une fois l'auteur pour ce partenariat et vous pousse à la découverte de cet univers juste ici : http://www.les-lutins-urbains.editionsptitlouis.fr/ !
Ma note :
4,5/5. J'adore !
jeudi 23 février 2017
Une place pour l'espoir - Virginie Coëdelo - Editions Librinova
Quatrième de couverture :
Claire et Julien Delorme ont tout pour être heureux. Mariés, deux
enfants, ils sont propriétaires d'un café-restaurant dans le sud de la
France, L'Espoir.
Mais derrière ce bonheur se cache le drame de Claire, avec lequel elle a appris à vivre, qu'elle est parvenue à surmonter tant bien que mal : son premier mari est mort dans l'explosion d'une bombe.
Des années plus tard, l'enquête sur cette explosion, demeurée non élucidée, se rouvre, grâce à un témoin, et Claire va devoir se replonger dans un cauchemar qu'elle pensait définitivement derrière elle.
Mais derrière ce bonheur se cache le drame de Claire, avec lequel elle a appris à vivre, qu'elle est parvenue à surmonter tant bien que mal : son premier mari est mort dans l'explosion d'une bombe.
Des années plus tard, l'enquête sur cette explosion, demeurée non élucidée, se rouvre, grâce à un témoin, et Claire va devoir se replonger dans un cauchemar qu'elle pensait définitivement derrière elle.
Mon avis sur le livre :
J'ai reçu ce livre en partenariat avec les éditions numériques Librinova, que je remercie encore une fois. Pour jeter un coup d'oeil au livre numérique sur leur site, c'est ici.
On plonge dans la France que nous connaissons pour suivre Claire et son second mari Julien. J'ai directement accroché avec le personnage de Claire qui m'a parue familière et m'a touchée de par son passé difficile : la mort de son premier mari lors de l'explosion d'une bombe dans une banque. Elle doit faire face à la réouverture de l'enquête, six ans après, puisque aucun coupable n'a été trouvé.
J'ai été happée par les sentiments de cette femme, ne pouvant pas rester indifférente à sa douleur mais aussi à la force dont elle faisait preuve, en ayant reconstruit sa vie, eu des enfants. Il arrive que certains chapitres soient des lettres de Claire ou de Julien, ce que j'ai apprécié car cela coupait le style narratif pour laisser place aux pensées mêmes des personnages que l'on suivait sous un point de vue omniscient.
Le restaurant-café nommé L'Espoir, tenu par nos deux protagonistes, m'a beaucoup plu : je me le suis facilement imaginée, avec ses habitués. Mon seul regret a été que l'auteur n'est pas plus décrit les personnes qui le fréquentait, je sais que ce n'était pas le but de l'histoire, mais je me sentais si bien dans cet endroit que j'aurais aimé que le récit lui donne plus de vie et de profondeur.
Le livre va de révélation en révélation ce qui m'a rendu très vite addict à son contenu. Je ne pouvais m'empêcher de tourner les pages, j'ai été choquée par un évènement que je n'attendais pas et que je n'ai pas vu venir. Puis à la fin, quand je me suis retrouvée à cinq pages de le terminer, je n'avais pas envie de le quitter, ce roman : j'avais envie de rester encore avec ses personnages.
J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur, tout en simplicité, mais aussi en phrases réfléchies et plus travaillées. Ce qui a capté le plus mon attention était ses phrases énumératives, ou par une virgule elle alignait de nombreux verbes ou mots en leur donnant plus de sens que s'ils s'étaient trouvés seuls.
Au final, ce livre était une belle parenthèse qui m'a emportée là où je ne l'attendais pas, qui m'a surprise et émue. Si j'en ai l'occasion, je relirai avec plaisir cette auteur.
Ma note :
4,5/5. Addictif, prenant et émouvant.
dimanche 30 octobre 2016
Am Stram Gram - M. J. Arlidge - Editions 10/18
Quatrième de couverture :
Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d'une piscine vide dont il est impossible de s'échapper. À côté d'eux, un pistolet chargé d'une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message: "Vous devez tuer pour vivre." Les jours passent, la faim et la soif s'intensifient, l'angoisse monte. Jusqu'à l'issue fatale.
Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n'avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire.
Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe.
Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.
Mon avis sur le livre :
On m'a gentiment prêté ce livre il y a deux mois, et je me suis lancée dedans début septembre. J'ai mis du temps à le lire avec la reprise des cours, il n'empêche, j'ai apprécié ma lecture.
On est directement plongé entre quatre murs, dans une pièce fermée, sans issue, avec deux personnes. On se sent rapidement oppressé et c'est une sensation qui persévère tout le long du roman : on ne peut être indifférent à la situation dans laquelle se trouve les victimes.
A côté de cela, on suit une policière droite, renfermée sur elle-même, au passé sombre. Forte dans son métier, elle va être la chef de file de l'enquête. Elle est entourée d'une équipe de vingt flics, dont Mark, un trentenaire divorcé et instable, et Charlie, jeune femme punchy et dynamique.
Si le livre commence sur les chapeaux de roues, j'ai trouvé qu'il s'affaiblissait en action en son milieu. Cependant, le fait que les chapitres soient courts permet de conserver une rapidité et une fluidité de lecture.
J'ai apprécié les personnages, la trame de l'histoire qui était prenante. J'ai parfois été crispée, dégoûtée par certaines scènes du roman qui sont bouleversantes, cauchemardesques et noires, pleine de violence et de répugnance.
Il m'a cependant manqué quelque chose dans l'histoire pour que je sois totalement dedans, que j'accroche plus à son intrigue. J'ai bien aimé la fin, mais je m'attendais à un retournement de situation plus impressionnant. Et les derniers mots du livre nous laisse sur notre fin, on aimerait lire encore quelques phrases.
Ma note :
3/5. Une bonne lecture.
Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d'une piscine vide dont il est impossible de s'échapper. À côté d'eux, un pistolet chargé d'une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message: "Vous devez tuer pour vivre." Les jours passent, la faim et la soif s'intensifient, l'angoisse monte. Jusqu'à l'issue fatale.
Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n'avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire.
Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe.
Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.
Mon avis sur le livre :
On m'a gentiment prêté ce livre il y a deux mois, et je me suis lancée dedans début septembre. J'ai mis du temps à le lire avec la reprise des cours, il n'empêche, j'ai apprécié ma lecture.
On est directement plongé entre quatre murs, dans une pièce fermée, sans issue, avec deux personnes. On se sent rapidement oppressé et c'est une sensation qui persévère tout le long du roman : on ne peut être indifférent à la situation dans laquelle se trouve les victimes.
A côté de cela, on suit une policière droite, renfermée sur elle-même, au passé sombre. Forte dans son métier, elle va être la chef de file de l'enquête. Elle est entourée d'une équipe de vingt flics, dont Mark, un trentenaire divorcé et instable, et Charlie, jeune femme punchy et dynamique.
Si le livre commence sur les chapeaux de roues, j'ai trouvé qu'il s'affaiblissait en action en son milieu. Cependant, le fait que les chapitres soient courts permet de conserver une rapidité et une fluidité de lecture.
J'ai apprécié les personnages, la trame de l'histoire qui était prenante. J'ai parfois été crispée, dégoûtée par certaines scènes du roman qui sont bouleversantes, cauchemardesques et noires, pleine de violence et de répugnance.
Il m'a cependant manqué quelque chose dans l'histoire pour que je sois totalement dedans, que j'accroche plus à son intrigue. J'ai bien aimé la fin, mais je m'attendais à un retournement de situation plus impressionnant. Et les derniers mots du livre nous laisse sur notre fin, on aimerait lire encore quelques phrases.
Ma note :
3/5. Une bonne lecture.
dimanche 4 septembre 2016
La Dame du Manoir de Wildfell Hall - Anne Brontë - Editions Archipoche
Quatrième de couverture :
L'arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur.
Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham... Quel drame s'obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?
Mon avis sur le livre :
J'ai lu ce roman en lecture commune avec Stéphanie dont vous pouvez trouver la chaîne ici.
J'ai encore eu grand plaisir à partager sur cette lecture d'un classique anglais, d'une des sœurs Brontë que je n'avais encore jamais lu !!!
L'histoire commence sous le point de vue de Gilbert Markham et sous la forme épistolaire, puisqu'il écrit à son ami Halford. J'ai été contente de lire un roman composé de lettres, cela avait un côté plus intime et je me suis sentie directement plus proche du personnage masculin principal.
Ce que j'ai apprécié dans ce roman est qu'il est addictif : on a du mal à le lâcher quand on se met à le lire. Ceci s'explique par le mystère qui entoure Mrs Graham, on a logiquement envie d'en savoir toujours plus sur elle et sur ses raisons de repousser Gilbert.
Le livre sème donc de nombreux rebondissements, on voit certains personnages changer au fur et à mesure du récit et on en déteste certains aussi. Je n'ai pas du tout apprécié Mr Huttington qui est un profiteur, un coureur de jupon et surtout, un ivrogne.
Cette histoire nous montre de façon plus précise l'aspect sombre d'une relation, et même la violence qui peut exister dans un couple. Malgré tout, le récit se veut positif et porte sa morale dans l'espoir.
Le style d'écriture des trois Brontë est semblable : léger, plein de modernisme pour l'époque, fluide et aux délicieuses descriptions. Si, à ce jour, je devais choisir entre une des trois soeurs, j'ai préféré Charlotte avec Jane Eyre. Cependant, Anne se trouve juste derrière avec ce roman, qui pour moi surpasse le très connu Hauts de Hurlevent d'Emily. Je ne peux que vous conseiller de découvrir ces sœurs, dont les récits sont fins et très abordables.
Ma note :
4,5/5. Un roman addictif, que j'ai adoré.
L'arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur.
Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham... Quel drame s'obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?
Mon avis sur le livre :
J'ai lu ce roman en lecture commune avec Stéphanie dont vous pouvez trouver la chaîne ici.
J'ai encore eu grand plaisir à partager sur cette lecture d'un classique anglais, d'une des sœurs Brontë que je n'avais encore jamais lu !!!
L'histoire commence sous le point de vue de Gilbert Markham et sous la forme épistolaire, puisqu'il écrit à son ami Halford. J'ai été contente de lire un roman composé de lettres, cela avait un côté plus intime et je me suis sentie directement plus proche du personnage masculin principal.
Ce que j'ai apprécié dans ce roman est qu'il est addictif : on a du mal à le lâcher quand on se met à le lire. Ceci s'explique par le mystère qui entoure Mrs Graham, on a logiquement envie d'en savoir toujours plus sur elle et sur ses raisons de repousser Gilbert.
Le livre sème donc de nombreux rebondissements, on voit certains personnages changer au fur et à mesure du récit et on en déteste certains aussi. Je n'ai pas du tout apprécié Mr Huttington qui est un profiteur, un coureur de jupon et surtout, un ivrogne.
Cette histoire nous montre de façon plus précise l'aspect sombre d'une relation, et même la violence qui peut exister dans un couple. Malgré tout, le récit se veut positif et porte sa morale dans l'espoir.
Le style d'écriture des trois Brontë est semblable : léger, plein de modernisme pour l'époque, fluide et aux délicieuses descriptions. Si, à ce jour, je devais choisir entre une des trois soeurs, j'ai préféré Charlotte avec Jane Eyre. Cependant, Anne se trouve juste derrière avec ce roman, qui pour moi surpasse le très connu Hauts de Hurlevent d'Emily. Je ne peux que vous conseiller de découvrir ces sœurs, dont les récits sont fins et très abordables.
Ma note :
4,5/5. Un roman addictif, que j'ai adoré.
dimanche 28 août 2016
L'amour interdit - Alexandra Adornetto - Tome 1,2,3
Quatrième de couverture :
Trois anges descendent du Ciel pour maintenir la paix dans un monde peu à peu rongé par les Forces du Mal. D’abord il y a Gabriel, le guerrier, puis Ivy, la guérisseuse, enfin Bethany, la plus jeune et aussi la plus humaine. Sous l’allure d’adolescents, les trois anges intègrent incognito le lycée de Venus Cove, un endroit en apparence tranquille… La fratrie a des consignes claires : ne pas dévoiler ses pouvoirs et surtout ne pas s’attacher aux humains… Mais personne ne pouvait prévoir que la rencontre entre Bethany et Xavier, un simple mortel, ferait des étincelles. C’est l’alchimie irrésistible. L’attirance interdite.
Alors que les Ténèbres se rapprochent, l’ange Bethany doit choisir : l’avenir du monde ou l’amour avec un grand A ?
Mon avis sur la saga :
J'ai gagné cette saga à un concours sur la chaîne de Stéphanie (ici). Je la remercie encore pour ce concours et pour m'avoir fait découvrir au passage cette saga.
Ce que j'ai énormément apprécié dans cette saga c'est sa fraîcheur, sa facilité de lecture, son action incessante, et son suspense sans faille. Je ne pouvais jamais lâcher les romans, ils avaient un côté addictif et je les lisais toujours en une journée.
La trame de l'histoire est assez originale puisqu'on suit des anges et un amour interdit entre deux êtres totalement différents. Il y avait un rappel un petit peu de Roméo et Juliette que j'ai pas mal apprécié.
Je veux en dire très peu sur cette trilogie pour ne pas spoiler mais j'ai passé un agréable moment, plein de rebondissements et je me suis attachée aux personnages malgré leur attitude parfois un peu surréaliste. Sur les trois romans, ma préférence va au premier même si les deux suivants sont très bien aussi.
C'était le genre de lecture dont j'avais besoin pour me sortir d'une panne de lecture, ou quand je n'avais plus trop le goût à la lecture.
Je vous conseille donc cette saga si vous voulez lire trois romans fantastiques, aux personnages originaux, plein de dynamisme.
Ma note :
3/5. Agréable lecture.
Trois anges descendent du Ciel pour maintenir la paix dans un monde peu à peu rongé par les Forces du Mal. D’abord il y a Gabriel, le guerrier, puis Ivy, la guérisseuse, enfin Bethany, la plus jeune et aussi la plus humaine. Sous l’allure d’adolescents, les trois anges intègrent incognito le lycée de Venus Cove, un endroit en apparence tranquille… La fratrie a des consignes claires : ne pas dévoiler ses pouvoirs et surtout ne pas s’attacher aux humains… Mais personne ne pouvait prévoir que la rencontre entre Bethany et Xavier, un simple mortel, ferait des étincelles. C’est l’alchimie irrésistible. L’attirance interdite.
Alors que les Ténèbres se rapprochent, l’ange Bethany doit choisir : l’avenir du monde ou l’amour avec un grand A ?
Mon avis sur la saga :
J'ai gagné cette saga à un concours sur la chaîne de Stéphanie (ici). Je la remercie encore pour ce concours et pour m'avoir fait découvrir au passage cette saga.
Ce que j'ai énormément apprécié dans cette saga c'est sa fraîcheur, sa facilité de lecture, son action incessante, et son suspense sans faille. Je ne pouvais jamais lâcher les romans, ils avaient un côté addictif et je les lisais toujours en une journée.
La trame de l'histoire est assez originale puisqu'on suit des anges et un amour interdit entre deux êtres totalement différents. Il y avait un rappel un petit peu de Roméo et Juliette que j'ai pas mal apprécié.
Je veux en dire très peu sur cette trilogie pour ne pas spoiler mais j'ai passé un agréable moment, plein de rebondissements et je me suis attachée aux personnages malgré leur attitude parfois un peu surréaliste. Sur les trois romans, ma préférence va au premier même si les deux suivants sont très bien aussi.
C'était le genre de lecture dont j'avais besoin pour me sortir d'une panne de lecture, ou quand je n'avais plus trop le goût à la lecture.
Je vous conseille donc cette saga si vous voulez lire trois romans fantastiques, aux personnages originaux, plein de dynamisme.
Ma note :
3/5. Agréable lecture.
vendredi 12 août 2016
Scarlet - Marissa Meyer - Editions Penguin - Tome 2
Quatrième de couverture :
Bien loin de l'Asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Wolf, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance.
Mon avis sur le livre :
J'avoue que j'avais des appréhensions à lire cette suite de Cinder, qui m'avait plu mais sans plus. Je me suis donc lancée dans ce second tome des chroniques lunaires avec beaucoup d'attentes, et je n'ai pas été déçue.
On rencontre dès le début un nouveau personnage, Scarlet, qui n'est autre que la représentation du Petit Chaperon Rouge en jeune adolescente punchy, pleine de vitalité et prête à se battre pour sauver les siens. J'ai adoré son personnage, je me suis directement attachée à elle, à son intrépidité et son impulsivité qui lui apporte un côté fragile. Alors qu'elle recherche sa grand-mère, elle rencontre Wolf (Loup) qui est un personnage qui m'a séduite, comme je pense toutes les lectrices : il est fort, plein de bravoure, mais a une part d'ombre.
Si on suit d'un côté notre kick-ass de Chaperon Rouge, de l'autre on retrouve Cinder qui est fugitive. J'ai apprécié cette alternance des points de vue qui amenait de la rapidité au roman.
Marissa Meyer a une plume fabuleuse pour son addiction et surtout car elle sait mettre le suspense : chaque chapitre se termine sur une révélation, tous ont leur importance.
Ma bêtise a été de lire ce roman en alternance avec d'autres, alors même qu'il était en anglais et donc que je me concentrais moins dessus quand je le lisais. C'est une erreur de lecteur que je ne referais pas, car j'ai enchaîné les deux cent dernières pages sans sourciller, à mon plus grand bonheur.
C'est une saga qui promet plein de choses, qui nous emporte et j'adore le monde créé : Marissa Meyer a écrit des romans originaux, qui sortent totalement de l'ordinaire. J'ai donc hâte de lire la suite !
Ma note :
4.5/5. Une lecture superbe qui relève totalement le niveau du premier tome.
Bien loin de l'Asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Wolf, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance.
Mon avis sur le livre :
J'avoue que j'avais des appréhensions à lire cette suite de Cinder, qui m'avait plu mais sans plus. Je me suis donc lancée dans ce second tome des chroniques lunaires avec beaucoup d'attentes, et je n'ai pas été déçue.
On rencontre dès le début un nouveau personnage, Scarlet, qui n'est autre que la représentation du Petit Chaperon Rouge en jeune adolescente punchy, pleine de vitalité et prête à se battre pour sauver les siens. J'ai adoré son personnage, je me suis directement attachée à elle, à son intrépidité et son impulsivité qui lui apporte un côté fragile. Alors qu'elle recherche sa grand-mère, elle rencontre Wolf (Loup) qui est un personnage qui m'a séduite, comme je pense toutes les lectrices : il est fort, plein de bravoure, mais a une part d'ombre.
Si on suit d'un côté notre kick-ass de Chaperon Rouge, de l'autre on retrouve Cinder qui est fugitive. J'ai apprécié cette alternance des points de vue qui amenait de la rapidité au roman.
Marissa Meyer a une plume fabuleuse pour son addiction et surtout car elle sait mettre le suspense : chaque chapitre se termine sur une révélation, tous ont leur importance.
Ma bêtise a été de lire ce roman en alternance avec d'autres, alors même qu'il était en anglais et donc que je me concentrais moins dessus quand je le lisais. C'est une erreur de lecteur que je ne referais pas, car j'ai enchaîné les deux cent dernières pages sans sourciller, à mon plus grand bonheur.
C'est une saga qui promet plein de choses, qui nous emporte et j'adore le monde créé : Marissa Meyer a écrit des romans originaux, qui sortent totalement de l'ordinaire. J'ai donc hâte de lire la suite !
Ma note :
4.5/5. Une lecture superbe qui relève totalement le niveau du premier tome.
mardi 9 août 2016
La petite boulangerie du bout du monde - Jenny Colgan - Editions Pocket
Quatrième de couverture :
Quand son mariage et son entreprise familiale font naufrage, Polly Waterford quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Elle s'installe seule dans un minuscule appartement situé au-dessus d'une boutique laissée à l'abandon. Pour se remonter le moral, elle se consacre à son plaisir favori : fabriquer du pain. Alors qu'il n'y a plus dans le village qu'une boulangère irascible au pain sans saveur, les arômes de levain qui s'échappent de chez elle attirent très vite la curiosité et la sympathie des habitants. Petit à petit, d'échanges de services en petits bonheurs partagés, elle ravive l'esprit d'entraide et de partage dans le village. Au fil des rencontres farfelues (un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands) et au gré des événements heureux ou tragiques qui touchent la communauté, ce qui ne devait être qu'un simple " break " devient l'entreprise de sa vie. Polly se révèle enfin à elle-même : une femme déterminée et créative, prête à mordre dans la vie comme dans une mie de pain chaude et croustillante.
Mon avis sur le livre :
J'ai acheté ce livre par hasard lors de mes vacances car sa jolie couverture me faisait de l’œil et son résumé s'accordait bien avec mon envie de lire un roman "feel good" qui détend.
Je dois dire que l'histoire nous emporte directement à Plymouth, en Angleterre puis dans le nouveau cadre de vie de Polly, à Polbearne, petite île des Cornouailles. J'ai adoré le cadre et c'est principalement cette raison qui explique que j'ai apprécié ma lecture. Jenny Colgan arrive à nous plonger dans les ruelles escarpées, face à la mer à perte de vue où ses bateaux et voiliers se balancent au grès du vent, l'odeur du pain chaud en fond. C'est donc un livre dépaysant qui fait du bien au moral.
Cependant, j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages. Je dois dire que je suis restée assez hermétique à eux, pas à cause de leur personnalité, mais plus à cause des dialogues. J'ai eu l'impression que les échanges entre eux n'étaient pas assez naturels, trop exagérés parfois.
Il y avait donc pour moi un petit déséquilibre dans le roman, ce qui explique que j'ai mis une longue semaine à le lire. Je n'étais pas à fond dedans. Je vous le conseille cependant si vous avez envie d'une histoire légère et que vous aimez vous immerger dans un cadre magnifique.
Ma note :
3/5. Une bonne lecture dépaysante.
Quand son mariage et son entreprise familiale font naufrage, Polly Waterford quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Elle s'installe seule dans un minuscule appartement situé au-dessus d'une boutique laissée à l'abandon. Pour se remonter le moral, elle se consacre à son plaisir favori : fabriquer du pain. Alors qu'il n'y a plus dans le village qu'une boulangère irascible au pain sans saveur, les arômes de levain qui s'échappent de chez elle attirent très vite la curiosité et la sympathie des habitants. Petit à petit, d'échanges de services en petits bonheurs partagés, elle ravive l'esprit d'entraide et de partage dans le village. Au fil des rencontres farfelues (un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands) et au gré des événements heureux ou tragiques qui touchent la communauté, ce qui ne devait être qu'un simple " break " devient l'entreprise de sa vie. Polly se révèle enfin à elle-même : une femme déterminée et créative, prête à mordre dans la vie comme dans une mie de pain chaude et croustillante.
Mon avis sur le livre :
J'ai acheté ce livre par hasard lors de mes vacances car sa jolie couverture me faisait de l’œil et son résumé s'accordait bien avec mon envie de lire un roman "feel good" qui détend.
Je dois dire que l'histoire nous emporte directement à Plymouth, en Angleterre puis dans le nouveau cadre de vie de Polly, à Polbearne, petite île des Cornouailles. J'ai adoré le cadre et c'est principalement cette raison qui explique que j'ai apprécié ma lecture. Jenny Colgan arrive à nous plonger dans les ruelles escarpées, face à la mer à perte de vue où ses bateaux et voiliers se balancent au grès du vent, l'odeur du pain chaud en fond. C'est donc un livre dépaysant qui fait du bien au moral.
Cependant, j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages. Je dois dire que je suis restée assez hermétique à eux, pas à cause de leur personnalité, mais plus à cause des dialogues. J'ai eu l'impression que les échanges entre eux n'étaient pas assez naturels, trop exagérés parfois.
Il y avait donc pour moi un petit déséquilibre dans le roman, ce qui explique que j'ai mis une longue semaine à le lire. Je n'étais pas à fond dedans. Je vous le conseille cependant si vous avez envie d'une histoire légère et que vous aimez vous immerger dans un cadre magnifique.
Ma note :
3/5. Une bonne lecture dépaysante.
samedi 6 août 2016
Le mec de la tombe d'à côté - Katarina Mazetti - Editions Babel
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.
Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis...
Mon avis sur le livre :
Je dois dire que j'ai acheté ce roman un peu par hasard, dans une envie soudaine face à la couverture en librairie. J'avais, à vrai-dire, également envie de lire un roman des éditions Babel, qui à chaque fois sortent de l'ordinaire.
J'ai rencontré ces deux personnages, Désirée et Benny, à l'humour plutôt loufoque, aux idées décalées. Si je n'ai pas réussi à m'identifier à eux, j'ai découvert deux personnalités en tout point de vue différentes, et qui pourtant se rapproche, s'attire. La phrase "les contraires s'attirent" s'applique très bien ici.
J'ai trouvé leur histoire d'amour touchante, complémentaire et très réaliste de par sa fragilité. Chacun doit apprendre à comprendre l'autre, mais aucun ne veut faire de compromis, et c'est là où la relation bloque.
Je crois qu'il faut en savoir très peu sur ce roman pour le commencer. Certains n'accrocheront peut-être pas avec le style de l'auteur, pour ma part j'ai eu l'impression de lire le script d'un téléfilm suédois diffusé sur Arte lors de ma lecture. C'était différent, original dans le bon sens. On ferme le roman avec une touche de regret.
Ma note :
4.5/5. Un livre qu'on ne lâche pas, qui se lit d'une traite.
vendredi 29 juillet 2016
Wild Seasons, Sweet Filthy Boy - Christina Lauren - Editions Hugo Roman - Tome 1
Quatrième de couverture :
Mia Holland et ses deux meilleures amies, fraîchement diplômées, projettent de passer un dernier week-end de folie à Las Vegas avant le début officiel de leur vie d'adulte. Elles sont loin d'imaginer ce que le Strip leur réserve... Après une nuit tumultueuse à s'amuser avec trois étrangers sexy, Mia se réveille et découvre qu'elle a noué un pacte avec ses amies. Ivres, elles ont épousé les beaux garçons qu'elles venaient de rencontrer. Et maintenant, Ansel, le séduisant Français, l'invite à passer l'été à Paris lui promettant des nuits passionnées dans la cité de ses rêves. Leur mariage de convenance les mènera-t-il au grand amour ?
Mon avis sur le livre :
Je n'avais jamais lu de roman de Christina Lauren (qui est un duo de deux auteures) et j'avoue que j'avais des appréhensions à lire ce livre, étant souvent compliquée avec les New Romance.
Ici, on rencontre Mia, une jeune fille gentille, douce et discrète. Ayant vécu des choses dures dans sa vie (dont un accident), elle a vu son rêve se briser pour devenir danseuse professionnelle. Elle est donc à la recherche d'un vrai but dans sa vie future, et c'est là, dans un moment de peur et d'hésitation, qu'elle rencontre Ansel. Si elle a toujours eu du mal à parler, à se confier, à utiliser les mots, elle se sent directement à l'aise avec lui, elle lui raconte tout, sans bégayer. Sur un coup de tête ils se marient et passent une nuit passionnée.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Mia, qui, par certains aspects de sa personnalité m'a rappelée moi-même. Ansel est un séducteur, mais est aussi plein de faiblesses ce qui le rend attachant et adorable. Il oscille entre manque de confiance en lui et maturité.
Le style de l'écriture était simple mais entraînant. Les scènes de sexe m'ont parfois semblée très crues, peut-être un peu trop dans le détail. Cependant c'est un roman prenant qui se lit bien, même si j'avais vu venir depuis bien longtemps la grosse révélation du livre.
Je suis donc mitigée sur cette lecture, je l'ai plus apprécié qu'After d'Anna Todd mais je ne suis pas totalement emballée. Je pense définitivement que ce ne sera jamais un genre de prédilection pour moi. Je ne sais pas si je lirais la suite de ce livre, car la fin se suffit à elle-même.
Ma note :
3/5. Une lecture moyenne.
Mia Holland et ses deux meilleures amies, fraîchement diplômées, projettent de passer un dernier week-end de folie à Las Vegas avant le début officiel de leur vie d'adulte. Elles sont loin d'imaginer ce que le Strip leur réserve... Après une nuit tumultueuse à s'amuser avec trois étrangers sexy, Mia se réveille et découvre qu'elle a noué un pacte avec ses amies. Ivres, elles ont épousé les beaux garçons qu'elles venaient de rencontrer. Et maintenant, Ansel, le séduisant Français, l'invite à passer l'été à Paris lui promettant des nuits passionnées dans la cité de ses rêves. Leur mariage de convenance les mènera-t-il au grand amour ?
Mon avis sur le livre :
Je n'avais jamais lu de roman de Christina Lauren (qui est un duo de deux auteures) et j'avoue que j'avais des appréhensions à lire ce livre, étant souvent compliquée avec les New Romance.
Ici, on rencontre Mia, une jeune fille gentille, douce et discrète. Ayant vécu des choses dures dans sa vie (dont un accident), elle a vu son rêve se briser pour devenir danseuse professionnelle. Elle est donc à la recherche d'un vrai but dans sa vie future, et c'est là, dans un moment de peur et d'hésitation, qu'elle rencontre Ansel. Si elle a toujours eu du mal à parler, à se confier, à utiliser les mots, elle se sent directement à l'aise avec lui, elle lui raconte tout, sans bégayer. Sur un coup de tête ils se marient et passent une nuit passionnée.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Mia, qui, par certains aspects de sa personnalité m'a rappelée moi-même. Ansel est un séducteur, mais est aussi plein de faiblesses ce qui le rend attachant et adorable. Il oscille entre manque de confiance en lui et maturité.
Le style de l'écriture était simple mais entraînant. Les scènes de sexe m'ont parfois semblée très crues, peut-être un peu trop dans le détail. Cependant c'est un roman prenant qui se lit bien, même si j'avais vu venir depuis bien longtemps la grosse révélation du livre.
Je suis donc mitigée sur cette lecture, je l'ai plus apprécié qu'After d'Anna Todd mais je ne suis pas totalement emballée. Je pense définitivement que ce ne sera jamais un genre de prédilection pour moi. Je ne sais pas si je lirais la suite de ce livre, car la fin se suffit à elle-même.
Ma note :
3/5. Une lecture moyenne.
mercredi 27 juillet 2016
Une Vie - Maupassant - Editions Le Livre de Poche
Quatrième de couverture :
À dix-sept ans, radieuse, prête à toutes les joies, à tous les hasards, Jeanne quitte enfin le couvent. Dans le désœuvrement des jours et la solitude des espérances, de toutes ses rêves, le plus impatient est celui de l'amour...
Oh ! Elle en sait des choses sur le frémissement des cœurs, l'élan des âmes. Elle les a si souvent pressentis, espérés, ces bonheurs-là. Aussi, lorsqu'il paraît, le reconnaît-elle sans peine. L'être créé pour elle... Julien ! Le même écho s'éveille en leurs cœurs...
Le mariage scellera leur amour. Mais que suit-elle, lorsque le voile se déchire, des grandes étreintes, des secrets d'alcôves, des désirs d'hommes ? Que sait-elle de l'amour sinon sa poésie ? Alors ils se regardent... Les illusions, à peine écloses, déjà se fanent et bientôt ne sont plus. C'est une vie qui se déroule...
Mon avis sur le livre :
Je dois dire que j'avais peur de prendre ce roman car j'avais quelques aprioris sur Maupassant, n'étant pas sûre d'aimer ses histoires et son style ! Et bien, comme on dit, il faut apprendre à mettre de côté ses préjugés :P
On rencontre Jeanne, une jeune femme qui a passé 7 ans dans un couvent et qui en ressort naïve, curieuse de la vie et innocente. Elle espère rencontrer l'amour, et il arrive rapidement, sauf qu'aussi vite tout s'étiole. Son mari va voir ailleurs, elle a des soucis d'argent sur le domaine que ses parents exploite, son fils ne se comporte par comme elle l'a toujours espéré... bref, les embûches et les obstacles se dessinent et rien ne peut l'empêcher.
A première vue, ce roman semble donc triste, déprimant. Et pourtant, ce n'est pas le cas. Car on admire cette femme qui va au-delà des problèmes de la vie quotidienne, qui reste forte et aimante envers chaque être qui l'entoure. On se rend compte alors que les petits soucis de notre vie sont insignifiants, et que parfois il faut mettre de l'eau dans son vin, plus s'adapter, savoir oublier et passer sur des choses pour avancer. J'ai appris de Jeanne, et j'adore les livres où les personnages me donnent des leçons de vie.
Le style de l'auteur m'a entraînée dans sa poésie : il est mélodieux, raffiné et plein de justesse dans ses propos. On a un parallèle entre la nature et les sentiments des personnages : plus la vie devient dure pour eux, plus le temps s'assombrit, s'enneige. Alors que la lumière entoure la joie, la bonne humeur de nos protagonistes.
J'ai donc adoré ce roman qui est vraiment l'histoire d'une vie. Je ressors secouée et chamboulée de ce livre ! Lisez-le car je ne veux pas vous en dire plus, le roman se suffit à lui-même.
Ma note :
5/5. Une vie qui nous apprend à mener la notre.
À dix-sept ans, radieuse, prête à toutes les joies, à tous les hasards, Jeanne quitte enfin le couvent. Dans le désœuvrement des jours et la solitude des espérances, de toutes ses rêves, le plus impatient est celui de l'amour...
Oh ! Elle en sait des choses sur le frémissement des cœurs, l'élan des âmes. Elle les a si souvent pressentis, espérés, ces bonheurs-là. Aussi, lorsqu'il paraît, le reconnaît-elle sans peine. L'être créé pour elle... Julien ! Le même écho s'éveille en leurs cœurs...
Le mariage scellera leur amour. Mais que suit-elle, lorsque le voile se déchire, des grandes étreintes, des secrets d'alcôves, des désirs d'hommes ? Que sait-elle de l'amour sinon sa poésie ? Alors ils se regardent... Les illusions, à peine écloses, déjà se fanent et bientôt ne sont plus. C'est une vie qui se déroule...
Mon avis sur le livre :
Je dois dire que j'avais peur de prendre ce roman car j'avais quelques aprioris sur Maupassant, n'étant pas sûre d'aimer ses histoires et son style ! Et bien, comme on dit, il faut apprendre à mettre de côté ses préjugés :P
On rencontre Jeanne, une jeune femme qui a passé 7 ans dans un couvent et qui en ressort naïve, curieuse de la vie et innocente. Elle espère rencontrer l'amour, et il arrive rapidement, sauf qu'aussi vite tout s'étiole. Son mari va voir ailleurs, elle a des soucis d'argent sur le domaine que ses parents exploite, son fils ne se comporte par comme elle l'a toujours espéré... bref, les embûches et les obstacles se dessinent et rien ne peut l'empêcher.
A première vue, ce roman semble donc triste, déprimant. Et pourtant, ce n'est pas le cas. Car on admire cette femme qui va au-delà des problèmes de la vie quotidienne, qui reste forte et aimante envers chaque être qui l'entoure. On se rend compte alors que les petits soucis de notre vie sont insignifiants, et que parfois il faut mettre de l'eau dans son vin, plus s'adapter, savoir oublier et passer sur des choses pour avancer. J'ai appris de Jeanne, et j'adore les livres où les personnages me donnent des leçons de vie.
Le style de l'auteur m'a entraînée dans sa poésie : il est mélodieux, raffiné et plein de justesse dans ses propos. On a un parallèle entre la nature et les sentiments des personnages : plus la vie devient dure pour eux, plus le temps s'assombrit, s'enneige. Alors que la lumière entoure la joie, la bonne humeur de nos protagonistes.
J'ai donc adoré ce roman qui est vraiment l'histoire d'une vie. Je ressors secouée et chamboulée de ce livre ! Lisez-le car je ne veux pas vous en dire plus, le roman se suffit à lui-même.
Ma note :
5/5. Une vie qui nous apprend à mener la notre.
mardi 26 juillet 2016
L'Aliéniste - Caleb Carr - Editions France Loisirs
Quatrième de couverture :
New York, le 3 mars 1896. Un adolescent prostitué homosexuel est retrouvé égorgé, le corps lacéré, les yeux arrachés, la main droite tranchée, les organes génitaux découpés et enfoncés dans la bouche. Devant l'indifférence générale face au meurtre d'un marginal, Theodore Roosevelt, alors préfet de police, fait appel à ses amis Laszlo Kreizler, aliéniste, et John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, pour traquer le meurtrier. Peu à peu, Kreizler commence à cerner la psychologie du tueur. L'étau se resserre, mais l'homme se moque d'eux, les provoque, et fait de nouvelles victimes.
Mon avis sur le livre :
C'est Axelle de la chaîne La parenthèse d'Axelle (ici) qui m'avait conseillé ce livre il y a quelques temps de ça. Je me suis donc plongée intriguée dans ce roman, et en en sachant peu, à part que l'histoire se passait en 1896 à New York.
Rapidement je me suis retrouvée dans un décor bien décrit, à la fin d'un siècle et au tournant d'un autre. Le New York de l'époque nous emporte, on se balade à travers les rues et les lieux connus. On sent que l'auteur a de nombreuses connaissances sur cette ville et qu'il les partage avec son lecteur.
Toute l'histoire se fait sous le point de vue de John, ce qui nous entraîne dans une enquête sordide où des enfants sont retrouvés mutilés. J'ai trouvé que la façon dont l'enquête se développait au cours du livre était progressive, on assistait à toutes les réunions, tous les pas à pas et les obstacles auxquels se heurtaient l'équipe en charge de celle-ci. Je me suis d'ailleurs rapidement attachée à tous les personnages qui me sont devenus familiers : Théodore, le préfet, Laszlo, l'aliéniste, Sara, la jeune enquêtrice pleine de fougue, les frères Isaacson et leurs méthodes modernistes, Cyrus, Stevie, Mary...
J'ai aussi beaucoup aimé le fait que l'auteur met le doigt sur l'influence de la société, des politiques et financiers sur une enquête policière. Car la résolution de celle-ci passe par la mise en avant de faits peu glorieux, qu'il est dure d'assumer pour une ville en plein chamboulement, qui va bientôt devenir Le Grand New York.
Pour la première fois de ma vie, j'ai lu un thriller qui m'a vraiment dégoutée, qui m'a donnée mal au cœur, l'envie de vomir face à la violence et la barbarie du meurtrier. J'ai parfois du m'arrêter à certains passages pour respirer.
L'auteur m'a fait me poser des questions sur la limite entre fiction et réalité : en effet il parle de personnages qui ont existé (Roosevelt qui, plus tard, sera président des États-Unis) avec des dates qui correspondent, et l'enquête devient alors plus prenante.
Si j'ai énormément aimé le roman, quelques aspects m'ont gênée. D'abord, j'ai trouvé un paradoxe au style de l'auteur : s'il sait mettre le suspense et nous faire tourner les pages, j'ai parfois eu la sensation d'un trop plein, d'une lourdeur dans l'écriture. Et pourtant, l'auteur n'est pas blâmable sur ce point puisque cet aspect de son roman s'explique par la richesse et la profusion de connaissances sur l'époque mais aussi sur les méthodes d'enquêtes policières (telle que par exemple celle de Alphonse Bertillon que j'avais étudié en cours d'histoire, et que j'ai été étonnée de retrouver dans le roman).
J'ai été déçue de ne pas voir une relation se développer plus entre John et un autre personnage, j'attendais une romance qui n'est pas venue.
Et la fin m'a aussi un peu désarçonnée car j'étais dans l'attente d'un énorme retournement de situation qui n'est jamais venu. Je pensais vraiment que l'auteur allait jouer avec le lecteur, mais il s'est contenté de garder le meurtrier qui était désigné plus de 200 pages avant.
Ce fut donc pour moi une belle lecture mais qui par certains défauts, ne m'a pas totalement convaincue.
Ma note :
3,5/5. Pas totalement convaincue.
New York, le 3 mars 1896. Un adolescent prostitué homosexuel est retrouvé égorgé, le corps lacéré, les yeux arrachés, la main droite tranchée, les organes génitaux découpés et enfoncés dans la bouche. Devant l'indifférence générale face au meurtre d'un marginal, Theodore Roosevelt, alors préfet de police, fait appel à ses amis Laszlo Kreizler, aliéniste, et John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, pour traquer le meurtrier. Peu à peu, Kreizler commence à cerner la psychologie du tueur. L'étau se resserre, mais l'homme se moque d'eux, les provoque, et fait de nouvelles victimes.
Mon avis sur le livre :
C'est Axelle de la chaîne La parenthèse d'Axelle (ici) qui m'avait conseillé ce livre il y a quelques temps de ça. Je me suis donc plongée intriguée dans ce roman, et en en sachant peu, à part que l'histoire se passait en 1896 à New York.
Rapidement je me suis retrouvée dans un décor bien décrit, à la fin d'un siècle et au tournant d'un autre. Le New York de l'époque nous emporte, on se balade à travers les rues et les lieux connus. On sent que l'auteur a de nombreuses connaissances sur cette ville et qu'il les partage avec son lecteur.
Toute l'histoire se fait sous le point de vue de John, ce qui nous entraîne dans une enquête sordide où des enfants sont retrouvés mutilés. J'ai trouvé que la façon dont l'enquête se développait au cours du livre était progressive, on assistait à toutes les réunions, tous les pas à pas et les obstacles auxquels se heurtaient l'équipe en charge de celle-ci. Je me suis d'ailleurs rapidement attachée à tous les personnages qui me sont devenus familiers : Théodore, le préfet, Laszlo, l'aliéniste, Sara, la jeune enquêtrice pleine de fougue, les frères Isaacson et leurs méthodes modernistes, Cyrus, Stevie, Mary...
J'ai aussi beaucoup aimé le fait que l'auteur met le doigt sur l'influence de la société, des politiques et financiers sur une enquête policière. Car la résolution de celle-ci passe par la mise en avant de faits peu glorieux, qu'il est dure d'assumer pour une ville en plein chamboulement, qui va bientôt devenir Le Grand New York.
Pour la première fois de ma vie, j'ai lu un thriller qui m'a vraiment dégoutée, qui m'a donnée mal au cœur, l'envie de vomir face à la violence et la barbarie du meurtrier. J'ai parfois du m'arrêter à certains passages pour respirer.
L'auteur m'a fait me poser des questions sur la limite entre fiction et réalité : en effet il parle de personnages qui ont existé (Roosevelt qui, plus tard, sera président des États-Unis) avec des dates qui correspondent, et l'enquête devient alors plus prenante.
Si j'ai énormément aimé le roman, quelques aspects m'ont gênée. D'abord, j'ai trouvé un paradoxe au style de l'auteur : s'il sait mettre le suspense et nous faire tourner les pages, j'ai parfois eu la sensation d'un trop plein, d'une lourdeur dans l'écriture. Et pourtant, l'auteur n'est pas blâmable sur ce point puisque cet aspect de son roman s'explique par la richesse et la profusion de connaissances sur l'époque mais aussi sur les méthodes d'enquêtes policières (telle que par exemple celle de Alphonse Bertillon que j'avais étudié en cours d'histoire, et que j'ai été étonnée de retrouver dans le roman).
J'ai été déçue de ne pas voir une relation se développer plus entre John et un autre personnage, j'attendais une romance qui n'est pas venue.
Et la fin m'a aussi un peu désarçonnée car j'étais dans l'attente d'un énorme retournement de situation qui n'est jamais venu. Je pensais vraiment que l'auteur allait jouer avec le lecteur, mais il s'est contenté de garder le meurtrier qui était désigné plus de 200 pages avant.
Ce fut donc pour moi une belle lecture mais qui par certains défauts, ne m'a pas totalement convaincue.
Ma note :
3,5/5. Pas totalement convaincue.
vendredi 22 juillet 2016
Loin de Berkley Hall - Coralie Khong-Pascaud - Editions Librinova
Quatrième de couverture :
Angleterre, 1911
Alors que sa sœur cadette s'apprête à faire son entrée dans la bonne société à l'occasion du bal des débutantes, Lady Catherine Davenport sème le trouble sur le domaine familial de Berkley Hall en refusant de se marier.
Éprise de liberté et de reconnaissance, Lady Catherine se rapproche de Lydia, une femme de chambre au caractère bien trempé et qui a du mal à supporter sa condition de domestique. Ensemble, elles vont décider d'un tout autre chemin…
Mon avis sur le livre :
J'ai été contacté par la maison d'édition Librinova pour lire ce roman et je les remercie encore d'avoir su cerner le genre de livre qui m'attire, et de me proposer toujours avec gentillesse et disponibilité un partenariat. Rien qu'à la lecture du résumé de ce roman, j'ai été attirée ! Ben oui, je suis une grande fan de Downton Abbey et ce roman a été écrit au sein d'un concours d'écriture en hommage à cette série !
Dès les premières lignes, on rencontre Lady Catherine, une jeune femme qui vit avec ses parents et sa sœur à Berkley Hall, un domaine riche et charmant, mais qui ne trouve pas spécialement sa place dans la société anglaise du début du XXe siècle. Débrouillarde, autonome et mature, elle ne recherche pas un mari mais plutôt un but dans la vie, une vocation qui saurait l'épanouir.
Si on suit à la fois les pensées et agissements des habitants du domaine, on a également accès à ce qui se passe "en bas" chez les domestiques. On découvre donc Lydia, la femme de chambre de Lady Catherine et de Lady Millicent, qui est pleine de vitalité, énergique et fougueuse et qui ne se contente pas de son statut, elle vise plus haut et c'est ce qui va en partie mener l'intrigue de l'histoire.
On se délecte donc des dessous et des secrets de cette famille, qui semble aux premiers abords irréprochable. Je me suis attachée à tous les personnages, chacun ayant sa propre personnalité. J'ai sourit à de nombreuses reprises au cours de ma lecture.
J'ai adoré la plume de l'auteure. Elle a su adapter son discours à l'époque sur laquelle elle écrit et en même temps elle ajoute une touche de dynamisme et de juvénilité qui nous entraîne dans son récit.
On alterne entre les paysages campagnards et le Londres de 1911. Ma seule petite critique est qu'il m'a manqué parfois plus de descriptions de ce Londres, j'aurais aimé plus voir les personnages évoluer au travers des rues londoniennes et des endroits connus, afin de faire un parallèle avec le Londres actuel.
Ce roman est donc une touche de fraîcheur, il se lit agréablement en été et je le conseille à tous les fans des écrits anglais. J'aimerais qu'il y ait une suite, tellement je n'avais pas envie de quitter les personnages. Je suivrais donc avec plaisir les prochaines publications de l'auteure.
Vous pouvez acheter ce livre sur le site de Librinova : ici.
Ma note :
4/5. Un livre entraînant dans une société anglaise pleine de vie.
Angleterre, 1911
Alors que sa sœur cadette s'apprête à faire son entrée dans la bonne société à l'occasion du bal des débutantes, Lady Catherine Davenport sème le trouble sur le domaine familial de Berkley Hall en refusant de se marier.
Éprise de liberté et de reconnaissance, Lady Catherine se rapproche de Lydia, une femme de chambre au caractère bien trempé et qui a du mal à supporter sa condition de domestique. Ensemble, elles vont décider d'un tout autre chemin…
Mon avis sur le livre :
J'ai été contacté par la maison d'édition Librinova pour lire ce roman et je les remercie encore d'avoir su cerner le genre de livre qui m'attire, et de me proposer toujours avec gentillesse et disponibilité un partenariat. Rien qu'à la lecture du résumé de ce roman, j'ai été attirée ! Ben oui, je suis une grande fan de Downton Abbey et ce roman a été écrit au sein d'un concours d'écriture en hommage à cette série !
Dès les premières lignes, on rencontre Lady Catherine, une jeune femme qui vit avec ses parents et sa sœur à Berkley Hall, un domaine riche et charmant, mais qui ne trouve pas spécialement sa place dans la société anglaise du début du XXe siècle. Débrouillarde, autonome et mature, elle ne recherche pas un mari mais plutôt un but dans la vie, une vocation qui saurait l'épanouir.
Si on suit à la fois les pensées et agissements des habitants du domaine, on a également accès à ce qui se passe "en bas" chez les domestiques. On découvre donc Lydia, la femme de chambre de Lady Catherine et de Lady Millicent, qui est pleine de vitalité, énergique et fougueuse et qui ne se contente pas de son statut, elle vise plus haut et c'est ce qui va en partie mener l'intrigue de l'histoire.
On se délecte donc des dessous et des secrets de cette famille, qui semble aux premiers abords irréprochable. Je me suis attachée à tous les personnages, chacun ayant sa propre personnalité. J'ai sourit à de nombreuses reprises au cours de ma lecture.
J'ai adoré la plume de l'auteure. Elle a su adapter son discours à l'époque sur laquelle elle écrit et en même temps elle ajoute une touche de dynamisme et de juvénilité qui nous entraîne dans son récit.
On alterne entre les paysages campagnards et le Londres de 1911. Ma seule petite critique est qu'il m'a manqué parfois plus de descriptions de ce Londres, j'aurais aimé plus voir les personnages évoluer au travers des rues londoniennes et des endroits connus, afin de faire un parallèle avec le Londres actuel.
Ce roman est donc une touche de fraîcheur, il se lit agréablement en été et je le conseille à tous les fans des écrits anglais. J'aimerais qu'il y ait une suite, tellement je n'avais pas envie de quitter les personnages. Je suivrais donc avec plaisir les prochaines publications de l'auteure.
Vous pouvez acheter ce livre sur le site de Librinova : ici.
Ma note :
4/5. Un livre entraînant dans une société anglaise pleine de vie.
mercredi 20 juillet 2016
Rhinocéros - Eugène Ionesco - Editions Folio
Quatrième de couverture :
"Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." Tout langage stéréotypé devient aberrant. C'est ce que Ionesco démontre dans Rhinocéros, pièce qui a tout d'abord vu le jour sous la forme d'une nouvelle. Partisan d'un théâtre total, il porte l'absurde à son paroxysme en l'incarnant matériellement.
Allégorie des idéologies de masse, le rhinocéros, cruel et dévastateur, ne se déplace qu'en groupe et gagne du terrain à une vitesse vertigineuse. Seul et sans trop savoir pourquoi, Bérenger résiste à la mutation. Il résiste pour notre plus grande délectation, car sa lutte désespérée donne lieu à des caricatures savoureuses, à des variations de tons et de genres audacieuses et anticonformistes. La sclérose intellectuelle, l'incommunicabilité et la perversion du langage engendrent des situations tellement tragiques qu'elles en deviennent comiques, tellement grotesques qu'elles ne peuvent être que dramatiques.
Mon avis sur le livre :
Ionesco était un auteur qui m'intriguait depuis longtemps, et aimant plutôt le genre du théâtre absurde, je me suis donc lancée dans une de ses pièces très connues, Rhinocéros.
On rencontre deux protagonistes au début de la pièce, qui vont s'installer à un café et papoter. Ce sont Jean et Bérenger. A première vue, Jean remonte les bretelles de Bérenger, lui demande de se reprendre alors que celui-ci se laisse aller à une vie de débauche, mêlant alcool et soirées. C'est alors qu'un premier rhinocéros perturbe la vie quotidienne des habitants (l'épicier, l'épicière, le patron, la serveuse, la ménagère, le vieux monsieur et le logicien) en traversant la rue. Et au fur et à mesure de la pièce, tous nos personnages vont se transformer, devenir rhinocéros.
J'ai trouvé cette pièce très intelligente et bien ficelée. Elle m'a fait me poser de nombreuses questions sur l'Homme, sa façon d'agir. L'auteur a une plume amusante, qui nous fait sourire, et qui cache sous chaque mot une vérité. J'ai notamment adoré le moment où deux conversations se font écho : celle de Jean et Bérenger et celle du vieux monsieur et du logicien. Jean et le logicien se place alors comme meneurs, comme supérieurs à leurs homologues, en leur donnant des leçons de vie. Pourtant, il ne semble pas être les mieux placés pour le faire, quand eux-mêmes n'appliquent pas ce qu'ils avancent.
Après lecture d'une analyse de cette pièce, j'ai pu encore mieux la comprendre. Faire la relation avec l'époque où elle a été écrite est important et enrichissant : j'ai découvert que Ionesco a voulu dénoncer le nazisme à travers la transformation de ses personnages en rhinocéros. L'identité de chaque individu disparaît alors, les rues sont bondées de troupes d'animaux et plus de "foules" d'hommes, ce qui est l'image même du mouvement de masse mis en place sous la Seconde Guerre Mondiale. De plus, là où Bérenger semble faible au début du roman, il s'avère étonnamment résistant et fait preuve d'une force de caractère et de moral en s'opposant à devenir comme les autres, rhinocéros.
J'ai donc adoré cette pièce, je suis sûre de lire d'autres œuvres de cet auteur. Je ne suis pas sûre que ce genre de pièce puisse plaire à tout le monde dans le sens où il faut chercher ce que l'auteur a voulu nous dire, et ne pas prendre directement l’œuvre comme elle se présente, c'est-à-dire sous une forme absurde.
Ma note :
4/5. Une pièce agréable et lourde de sens.
"Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." Tout langage stéréotypé devient aberrant. C'est ce que Ionesco démontre dans Rhinocéros, pièce qui a tout d'abord vu le jour sous la forme d'une nouvelle. Partisan d'un théâtre total, il porte l'absurde à son paroxysme en l'incarnant matériellement.
Allégorie des idéologies de masse, le rhinocéros, cruel et dévastateur, ne se déplace qu'en groupe et gagne du terrain à une vitesse vertigineuse. Seul et sans trop savoir pourquoi, Bérenger résiste à la mutation. Il résiste pour notre plus grande délectation, car sa lutte désespérée donne lieu à des caricatures savoureuses, à des variations de tons et de genres audacieuses et anticonformistes. La sclérose intellectuelle, l'incommunicabilité et la perversion du langage engendrent des situations tellement tragiques qu'elles en deviennent comiques, tellement grotesques qu'elles ne peuvent être que dramatiques.
Mon avis sur le livre :
Ionesco était un auteur qui m'intriguait depuis longtemps, et aimant plutôt le genre du théâtre absurde, je me suis donc lancée dans une de ses pièces très connues, Rhinocéros.
On rencontre deux protagonistes au début de la pièce, qui vont s'installer à un café et papoter. Ce sont Jean et Bérenger. A première vue, Jean remonte les bretelles de Bérenger, lui demande de se reprendre alors que celui-ci se laisse aller à une vie de débauche, mêlant alcool et soirées. C'est alors qu'un premier rhinocéros perturbe la vie quotidienne des habitants (l'épicier, l'épicière, le patron, la serveuse, la ménagère, le vieux monsieur et le logicien) en traversant la rue. Et au fur et à mesure de la pièce, tous nos personnages vont se transformer, devenir rhinocéros.
J'ai trouvé cette pièce très intelligente et bien ficelée. Elle m'a fait me poser de nombreuses questions sur l'Homme, sa façon d'agir. L'auteur a une plume amusante, qui nous fait sourire, et qui cache sous chaque mot une vérité. J'ai notamment adoré le moment où deux conversations se font écho : celle de Jean et Bérenger et celle du vieux monsieur et du logicien. Jean et le logicien se place alors comme meneurs, comme supérieurs à leurs homologues, en leur donnant des leçons de vie. Pourtant, il ne semble pas être les mieux placés pour le faire, quand eux-mêmes n'appliquent pas ce qu'ils avancent.
Après lecture d'une analyse de cette pièce, j'ai pu encore mieux la comprendre. Faire la relation avec l'époque où elle a été écrite est important et enrichissant : j'ai découvert que Ionesco a voulu dénoncer le nazisme à travers la transformation de ses personnages en rhinocéros. L'identité de chaque individu disparaît alors, les rues sont bondées de troupes d'animaux et plus de "foules" d'hommes, ce qui est l'image même du mouvement de masse mis en place sous la Seconde Guerre Mondiale. De plus, là où Bérenger semble faible au début du roman, il s'avère étonnamment résistant et fait preuve d'une force de caractère et de moral en s'opposant à devenir comme les autres, rhinocéros.
J'ai donc adoré cette pièce, je suis sûre de lire d'autres œuvres de cet auteur. Je ne suis pas sûre que ce genre de pièce puisse plaire à tout le monde dans le sens où il faut chercher ce que l'auteur a voulu nous dire, et ne pas prendre directement l’œuvre comme elle se présente, c'est-à-dire sous une forme absurde.
Ma note :
4/5. Une pièce agréable et lourde de sens.
vendredi 15 juillet 2016
Loin de la foule déchaînée - Thomas Hardy - Editions Archipoche
Quatrième de couverture :
Jeune femme d’une grande beauté et au caractère impétueux, Bathsheba Everdene hérite à vingt ans d’un beau domaine, qu’elle dirige seule. Quand un incendie se déclare dans sa propriété, un ancien soupirant ayant connu des revers de fortune, Gabriel Oak, apporte une aide précieuse pour sauver ses récoltes. Elle lui procure un emploi parmi ses gens, mais devient l’élue de deux autres prétendants, bien décidés à obtenir sa main. Oak s’avérera quant à lui d’une étonnante fidélité…
Mon avis sur le livre :
Cela faisait un moment que je voulais découvrir Thomas Hardy, rien que son nom avait pour moi une sonorité très anglaise et c'est un auteur qui se situait dans une période d'écriture juste après Jane Austen, que j'apprécie beaucoup. J'ai donc lu avec plaisir ce roman en lecture commune avec Stéphanie de la chaîne Books &Writing addict (ici).
Ce roman s'ouvre sur le personnage de Gabriel Oak, un berger à son compte, qui par de nombreuses péripéties va perdre son élevage de moutons et chercher du travail, qu'il va trouver dans une ferme auprès de Bathsheba Everdene. Ce personnage féminin est la figure proue du roman, c'est elle qui est dans tous les dires et évocations des hommes qui la convoitise. Si elle paraît hautaine et vaniteuse, c'est une femme faible qui ne croit pas en son charme et qui se retrouve piégée dans un destin qu'elle n'a pas demandé : l'histoire se fait alors tragique et s'entremêle entre deux relations d'amour.
J'ai adoré être plongée dans l'Angleterre campagnarde, et le style de Thomas Hardy s'adapte si bien à l'époque où il a écrit en 1870 qu'on se sent immergé, emporté par le récit et l'environnement qu'il décrit. Malheureusement je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages complètement, sauf à Oak qui pour moi est l'homme le plus pur, le plus sincère, fidèle et moral. Cela est peut-être du au fait que les attitudes de certains m'ont gêné : le sergent Troy m'a énervé car il ne semblait désirer une femme que quand celle-ci était désirée par un autre, Boldwood était faible et me faisait pitié par sa dépression, son manque de raison et Bathsheba ne me paraissait pas familière, je ne la comprenais pas par son caractère changeant qui alternait entre faiblesse et force.
Cependant je dois dire que j'ai été surprise par les nombreux retournements du récit, je ne m'attendais pas à certains évènements qui se sont produits.
Ce livre m'a fait en tout cas me poser des questions sur la destinée de l'homme, la fragilité et la force de celui-ci mais aussi l'effet boule de neige des évènements qui en entraîne des autres. La fin m'a plut mais j'aurais aimé qu'elle soit plus développée.
Je suis donc mitigée sur ce roman mais sûre de lire un autre livre de Thomas Hardy (notamment Tess d'Uberville) car j'ai énormément apprécié la plume de l'auteur.
Ma note :
3.5/5.
Jeune femme d’une grande beauté et au caractère impétueux, Bathsheba Everdene hérite à vingt ans d’un beau domaine, qu’elle dirige seule. Quand un incendie se déclare dans sa propriété, un ancien soupirant ayant connu des revers de fortune, Gabriel Oak, apporte une aide précieuse pour sauver ses récoltes. Elle lui procure un emploi parmi ses gens, mais devient l’élue de deux autres prétendants, bien décidés à obtenir sa main. Oak s’avérera quant à lui d’une étonnante fidélité…
Mon avis sur le livre :
Cela faisait un moment que je voulais découvrir Thomas Hardy, rien que son nom avait pour moi une sonorité très anglaise et c'est un auteur qui se situait dans une période d'écriture juste après Jane Austen, que j'apprécie beaucoup. J'ai donc lu avec plaisir ce roman en lecture commune avec Stéphanie de la chaîne Books &Writing addict (ici).
Ce roman s'ouvre sur le personnage de Gabriel Oak, un berger à son compte, qui par de nombreuses péripéties va perdre son élevage de moutons et chercher du travail, qu'il va trouver dans une ferme auprès de Bathsheba Everdene. Ce personnage féminin est la figure proue du roman, c'est elle qui est dans tous les dires et évocations des hommes qui la convoitise. Si elle paraît hautaine et vaniteuse, c'est une femme faible qui ne croit pas en son charme et qui se retrouve piégée dans un destin qu'elle n'a pas demandé : l'histoire se fait alors tragique et s'entremêle entre deux relations d'amour.
J'ai adoré être plongée dans l'Angleterre campagnarde, et le style de Thomas Hardy s'adapte si bien à l'époque où il a écrit en 1870 qu'on se sent immergé, emporté par le récit et l'environnement qu'il décrit. Malheureusement je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages complètement, sauf à Oak qui pour moi est l'homme le plus pur, le plus sincère, fidèle et moral. Cela est peut-être du au fait que les attitudes de certains m'ont gêné : le sergent Troy m'a énervé car il ne semblait désirer une femme que quand celle-ci était désirée par un autre, Boldwood était faible et me faisait pitié par sa dépression, son manque de raison et Bathsheba ne me paraissait pas familière, je ne la comprenais pas par son caractère changeant qui alternait entre faiblesse et force.
Cependant je dois dire que j'ai été surprise par les nombreux retournements du récit, je ne m'attendais pas à certains évènements qui se sont produits.
Ce livre m'a fait en tout cas me poser des questions sur la destinée de l'homme, la fragilité et la force de celui-ci mais aussi l'effet boule de neige des évènements qui en entraîne des autres. La fin m'a plut mais j'aurais aimé qu'elle soit plus développée.
Je suis donc mitigée sur ce roman mais sûre de lire un autre livre de Thomas Hardy (notamment Tess d'Uberville) car j'ai énormément apprécié la plume de l'auteur.
Ma note :
3.5/5.
mercredi 13 juillet 2016
Maîtres du jeu - Karine Giebel - Editions Pocket
Quatrième de couverture :
Il y a des crimes parfaits.
Il y a des meurtres gratuits.
Folie sanguinaire ou machination diabolique, la peur est la même. Elle est là, partout: elle s'insinue, elle vous étouffe... Pour lui, c'est un nectar. Pour vous, une attente insoutenable. D'où viendra le coup fatal ? De l'ami ? De l’amant ? De cet inconnu à l'air inoffensif ? D'outre-tombe, peut-être...
Mon avis sur le livre :
Ayant visionné la vidéo de Lylia de la chaîne Lire avec Lylia (ici), j'avais très envie de découvrir Karine Giebel et je me suis donc procurée le recueil de deux nouvelles (Post Mortem et J'aime votre peur) dont elle avait parlé. J'ai commencé en lisant la deuxième nouvelle qui était, selon de nombreux dires, moins bonne que la première.
Pour faire un résumé des deux nouvelles, celle nommée Post Mortem commence sur la lecture d'un testament, celui de Aubin Mesnil, qui a légué pour on ne sait quelle raison, une maison de campagne à la célèbre actrice Morgane. La nouvelle J'aime votre peur commence, elle, par l'échappée d'une unité pour malades difficiles (UMD) d'un psychopathe nommé Maxime alors qu'au même moment une classe de seize jeunes enfants handicapés partent en voyage scolaire.
J'ai apprécié découvrir Karine Giebel avec ce format court de nouvelles, qui rend la trame de l'histoire plus rapide, plus efficace et plus prenante. Cela m'a également donné un aperçu de son style d'écriture qui m'a beaucoup plu : elle situe toujours son action par un lieu ou une heure et enchaîne les paragraphes, elle garde un point de vue omniscient qui nous permet à la fois d'apprendre des faits sur les personnages tout en nous les gardant éloignés.
Je n'ai pas été à proprement parler effrayée mais elle arrive à mettre en place une angoisse tout au long de son récit qui va grandissante. J'ai vraiment préféré la première nouvelle car elle finit sur une révélation qui nous laisse choqué, et que l'on est pas près d'oublier. La deuxième nouvelle m'a un peu déçue par son final, et par la révélation du suspect qui était trop tôt à mon goût. Ce que j'ai aimé c'est qu'on suit la pensée du dérangé, de celui qui va tuer et c'est une des premières fois que je voyais ça dans un thriller, ce qui logiquement ajoute à l'effroi.
J'ai donc passé un excellent moment, j'espère découvrir cette auteure avec d'autres de ses romans, notamment Juste une ombre ou Le Purgatoire des innocents. C'était un bon aperçu d'une auteure qui risque encore plus de me plaire avec ses romans.
Ma note :
4/5. Une très bonne première nouvelle.
Il y a des crimes parfaits.
Il y a des meurtres gratuits.
Folie sanguinaire ou machination diabolique, la peur est la même. Elle est là, partout: elle s'insinue, elle vous étouffe... Pour lui, c'est un nectar. Pour vous, une attente insoutenable. D'où viendra le coup fatal ? De l'ami ? De l’amant ? De cet inconnu à l'air inoffensif ? D'outre-tombe, peut-être...
Mon avis sur le livre :
Ayant visionné la vidéo de Lylia de la chaîne Lire avec Lylia (ici), j'avais très envie de découvrir Karine Giebel et je me suis donc procurée le recueil de deux nouvelles (Post Mortem et J'aime votre peur) dont elle avait parlé. J'ai commencé en lisant la deuxième nouvelle qui était, selon de nombreux dires, moins bonne que la première.
Pour faire un résumé des deux nouvelles, celle nommée Post Mortem commence sur la lecture d'un testament, celui de Aubin Mesnil, qui a légué pour on ne sait quelle raison, une maison de campagne à la célèbre actrice Morgane. La nouvelle J'aime votre peur commence, elle, par l'échappée d'une unité pour malades difficiles (UMD) d'un psychopathe nommé Maxime alors qu'au même moment une classe de seize jeunes enfants handicapés partent en voyage scolaire.
J'ai apprécié découvrir Karine Giebel avec ce format court de nouvelles, qui rend la trame de l'histoire plus rapide, plus efficace et plus prenante. Cela m'a également donné un aperçu de son style d'écriture qui m'a beaucoup plu : elle situe toujours son action par un lieu ou une heure et enchaîne les paragraphes, elle garde un point de vue omniscient qui nous permet à la fois d'apprendre des faits sur les personnages tout en nous les gardant éloignés.
Je n'ai pas été à proprement parler effrayée mais elle arrive à mettre en place une angoisse tout au long de son récit qui va grandissante. J'ai vraiment préféré la première nouvelle car elle finit sur une révélation qui nous laisse choqué, et que l'on est pas près d'oublier. La deuxième nouvelle m'a un peu déçue par son final, et par la révélation du suspect qui était trop tôt à mon goût. Ce que j'ai aimé c'est qu'on suit la pensée du dérangé, de celui qui va tuer et c'est une des premières fois que je voyais ça dans un thriller, ce qui logiquement ajoute à l'effroi.
J'ai donc passé un excellent moment, j'espère découvrir cette auteure avec d'autres de ses romans, notamment Juste une ombre ou Le Purgatoire des innocents. C'était un bon aperçu d'une auteure qui risque encore plus de me plaire avec ses romans.
Ma note :
4/5. Une très bonne première nouvelle.
lundi 11 juillet 2016
Rebels - Aspi Deth - Tome 1
Quatrième de couverture :
Afin de lutter contre la politique discriminatoire de son pays, Enora décide d'intégrer la célèbre Sélection. Sa mission consistera à séduire le partenaire qui lui sera attribué afin de procurer des informations confidentielles au groupe de résistants auquel elle appartient secrètement. Mais lorsqu'elle revoit Aldon après plusieurs années, c'est contre ses propres sentiments qu'elle devra lutter. De son côté, Vigdis, modératrice de #Rebels, réseau social de la résistance, va devoir décider de son degré d'implication dans cette guerre qui s'annonce, quitte à mettre en danger les personnes qui lui sont chères. WE ARE #REBELS.
Mon avis sur le livre :
Cela faisait un moment que j'avais envie de découvrir cette auteure belge, et que je regardais ses vidéos sur YouTube (ici). Voyant qu'elle venait de sortir une nouvelle saga dans le genre dystopique, j'en ai lu le résumé et étonnamment (je dis étonnamment car je suis rarement attirée par les romans dystopiques), celui-ci m'a tenté. Alors je l'ai acheté, et je suis fière de l'avoir fait.
Dans ce roman, on découvre un monde sous le gouvernement d'un État, divisé en dix provinces, où depuis quelques années de nombreuses restrictions et interdictions ont été mises en place, allant de l'interdiction de parler anglais (pour ne pas avoir de lien avec l'extérieur) jusqu'au bannissement des homosexuels, handicapés... Cet accord qui a été passé entre différents pays en 2024 vise à lutter contre la surpopulation. De plus, un groupe d'intervention spécial anti-résistants (GISAR) a été créé pour lutter contre la population rebelle, celle qui se révolte contre ces lois. Je dois dire que je me suis sentie directement plongée dans ce monde, à de nombreuses reprises j'ai pu le rapprocher de la Seconde Guerre Mondiale où certaines catégories de personnes étaient exclues de la société. Mon seul reproche est qu'il m'a parfois manqué un peu plus de descriptions et de détails sur les diverses provinces (principalement le livre ne traite que de la province de Loukkar, Alaros et Aniel) et j'aurais aimé avoir une carte en début de roman pour me repérer un peu plus dans ce monde, et être plus immergée dans l'histoire.
Ce qui rend dynamique le roman est qu'on suit d'un côté une jeune femme, Enora, qui s'est proposée pour la sélection, c'est-à-dire pour servir son pays en servant de compagne pendant une semaine à un soldat de GISAR, et de l'autre côté on suit une rebelle en mission, Vigdis, celle qui tient le site d'Alagore (l'Internet de ce monde) pour la résistance. Si au premier abord tout paraît simple, il n'en est rien : en effet, Enora intègre la sélection pour comprendre ce qui est arrivé à sa sœur jumelle, Althéa, qui a été enlevée par l’État, elle sert donc la résistance. Mais elle va se retrouver compagne d'un soldat Aldon, qu'elle connaît bien puisqu'il était le petit-ami de sa sœur. C'est là où les choses se compliquent. De l'autre côté, Vigdis est partagée entre son amour de toujours pour Naé, son ami d'enfance, et Eden, un rebelle.
J'ai lu ce roman en une après-midi et une soirée tellement il m'a entraîné dans son intrigue. Je finissais un chapitre et je voulais savoir la suite. L'auteur a cette faculté à poser un suspense lancinant. Et puis, j'ai été étonné de l'aspect très adulte de ce roman : on y trouve de nombreuses scènes de sexe, et il tire parfois sur un roman érotique, ce qui donne à l'histoire une touche beaucoup plus attrayante. Et puis, rien n'est vulgaire, ce qui est appréciable car il arrive souvent qu'on tombe dans le trash lorsqu'un auteur ajoute de telles scènes à son livre.
Seul reproche : parfois j'ai trouvé que cela allait trop vite entre certains personnages, et qu'on ne voyait pas assez de liens se créer entre eux, je pense notamment à Rayn et Gotyé. D'ailleurs, l'auteure traite aussi de l'homosexualité et j'ai trouvé qu'elle l'abordait bien.
C'est donc un roman qui m'a entraîné, qui m'a redonné envie de lire de la dystopie, j'ai tellement hâte de me plonger dans le second tome car la fin du premier est plein de suspense. Bravo à l'auteure qui a su m'attacher à tous ces personnages.
Ma note :
4.5/5. Un livre génial, à lire absolument pour les fans (et les non-fans) de dystopie.
Facebook de l'auteure : https://www.facebook.com/AspiDeth
Blog de l'auteure : http://www.aspideth.com/
Acheter le livre sur Amazon : https://www.amazon.fr/Rebels-1-S%C3%A9lection-Aspi-Deth/dp/293083000X
Afin de lutter contre la politique discriminatoire de son pays, Enora décide d'intégrer la célèbre Sélection. Sa mission consistera à séduire le partenaire qui lui sera attribué afin de procurer des informations confidentielles au groupe de résistants auquel elle appartient secrètement. Mais lorsqu'elle revoit Aldon après plusieurs années, c'est contre ses propres sentiments qu'elle devra lutter. De son côté, Vigdis, modératrice de #Rebels, réseau social de la résistance, va devoir décider de son degré d'implication dans cette guerre qui s'annonce, quitte à mettre en danger les personnes qui lui sont chères. WE ARE #REBELS.
Mon avis sur le livre :
Cela faisait un moment que j'avais envie de découvrir cette auteure belge, et que je regardais ses vidéos sur YouTube (ici). Voyant qu'elle venait de sortir une nouvelle saga dans le genre dystopique, j'en ai lu le résumé et étonnamment (je dis étonnamment car je suis rarement attirée par les romans dystopiques), celui-ci m'a tenté. Alors je l'ai acheté, et je suis fière de l'avoir fait.
Dans ce roman, on découvre un monde sous le gouvernement d'un État, divisé en dix provinces, où depuis quelques années de nombreuses restrictions et interdictions ont été mises en place, allant de l'interdiction de parler anglais (pour ne pas avoir de lien avec l'extérieur) jusqu'au bannissement des homosexuels, handicapés... Cet accord qui a été passé entre différents pays en 2024 vise à lutter contre la surpopulation. De plus, un groupe d'intervention spécial anti-résistants (GISAR) a été créé pour lutter contre la population rebelle, celle qui se révolte contre ces lois. Je dois dire que je me suis sentie directement plongée dans ce monde, à de nombreuses reprises j'ai pu le rapprocher de la Seconde Guerre Mondiale où certaines catégories de personnes étaient exclues de la société. Mon seul reproche est qu'il m'a parfois manqué un peu plus de descriptions et de détails sur les diverses provinces (principalement le livre ne traite que de la province de Loukkar, Alaros et Aniel) et j'aurais aimé avoir une carte en début de roman pour me repérer un peu plus dans ce monde, et être plus immergée dans l'histoire.
Ce qui rend dynamique le roman est qu'on suit d'un côté une jeune femme, Enora, qui s'est proposée pour la sélection, c'est-à-dire pour servir son pays en servant de compagne pendant une semaine à un soldat de GISAR, et de l'autre côté on suit une rebelle en mission, Vigdis, celle qui tient le site d'Alagore (l'Internet de ce monde) pour la résistance. Si au premier abord tout paraît simple, il n'en est rien : en effet, Enora intègre la sélection pour comprendre ce qui est arrivé à sa sœur jumelle, Althéa, qui a été enlevée par l’État, elle sert donc la résistance. Mais elle va se retrouver compagne d'un soldat Aldon, qu'elle connaît bien puisqu'il était le petit-ami de sa sœur. C'est là où les choses se compliquent. De l'autre côté, Vigdis est partagée entre son amour de toujours pour Naé, son ami d'enfance, et Eden, un rebelle.
J'ai lu ce roman en une après-midi et une soirée tellement il m'a entraîné dans son intrigue. Je finissais un chapitre et je voulais savoir la suite. L'auteur a cette faculté à poser un suspense lancinant. Et puis, j'ai été étonné de l'aspect très adulte de ce roman : on y trouve de nombreuses scènes de sexe, et il tire parfois sur un roman érotique, ce qui donne à l'histoire une touche beaucoup plus attrayante. Et puis, rien n'est vulgaire, ce qui est appréciable car il arrive souvent qu'on tombe dans le trash lorsqu'un auteur ajoute de telles scènes à son livre.
Seul reproche : parfois j'ai trouvé que cela allait trop vite entre certains personnages, et qu'on ne voyait pas assez de liens se créer entre eux, je pense notamment à Rayn et Gotyé. D'ailleurs, l'auteure traite aussi de l'homosexualité et j'ai trouvé qu'elle l'abordait bien.
C'est donc un roman qui m'a entraîné, qui m'a redonné envie de lire de la dystopie, j'ai tellement hâte de me plonger dans le second tome car la fin du premier est plein de suspense. Bravo à l'auteure qui a su m'attacher à tous ces personnages.
Ma note :
4.5/5. Un livre génial, à lire absolument pour les fans (et les non-fans) de dystopie.
Facebook de l'auteure : https://www.facebook.com/AspiDeth
Blog de l'auteure : http://www.aspideth.com/
Acheter le livre sur Amazon : https://www.amazon.fr/Rebels-1-S%C3%A9lection-Aspi-Deth/dp/293083000X
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