lundi 11 juillet 2016

Rebels - Aspi Deth - Tome 1

Quatrième de couverture :

Afin de lutter contre la politique discriminatoire de son pays, Enora décide d'intégrer la célèbre Sélection. Sa mission consistera à séduire le partenaire qui lui sera attribué afin de procurer des informations confidentielles au groupe de résistants auquel elle appartient secrètement. Mais lorsqu'elle revoit Aldon après plusieurs années, c'est contre ses propres sentiments qu'elle devra lutter. De son côté, Vigdis, modératrice de #Rebels, réseau social de la résistance, va devoir décider de son degré d'implication dans cette guerre qui s'annonce, quitte à mettre en danger les personnes qui lui sont chères. WE ARE #REBELS.

Mon avis sur le livre :

Cela faisait un moment que j'avais envie de découvrir cette auteure belge, et que je regardais ses vidéos sur YouTube (ici). Voyant qu'elle venait de sortir une nouvelle saga dans le genre dystopique, j'en ai lu le résumé et étonnamment (je dis étonnamment car je suis rarement attirée par les romans dystopiques), celui-ci m'a tenté. Alors je l'ai acheté, et je suis fière de l'avoir fait.

Dans ce roman, on découvre un monde sous le gouvernement d'un État, divisé en dix provinces, où depuis quelques années de nombreuses restrictions et interdictions ont été mises en place, allant de l'interdiction de parler anglais (pour ne pas avoir de lien avec l'extérieur) jusqu'au bannissement des homosexuels, handicapés... Cet accord qui a été passé entre différents pays en 2024 vise à lutter contre la surpopulation. De plus, un groupe d'intervention spécial anti-résistants (GISAR) a été créé pour lutter contre la population rebelle, celle qui se révolte contre ces lois. Je dois dire que je me suis sentie directement plongée dans ce monde, à de nombreuses reprises j'ai pu le rapprocher de la Seconde Guerre Mondiale où certaines catégories de personnes étaient exclues de la société. Mon seul reproche est qu'il m'a parfois manqué un peu plus de descriptions et de détails sur les diverses provinces (principalement le livre ne traite que de la province de Loukkar, Alaros et Aniel) et j'aurais aimé avoir une carte en début de roman pour me repérer un peu plus dans ce monde, et être plus immergée dans l'histoire.

Ce qui rend dynamique le roman est qu'on suit d'un côté une jeune femme, Enora, qui s'est proposée pour la sélection, c'est-à-dire pour servir son pays en servant de compagne pendant une semaine à un soldat de GISAR, et de l'autre côté on suit une rebelle en mission, Vigdis, celle qui tient le site d'Alagore (l'Internet de ce monde) pour la résistance. Si au premier abord tout paraît simple, il n'en est rien : en effet, Enora intègre la sélection pour comprendre ce qui est arrivé à sa sœur jumelle, Althéa, qui a été enlevée par l’État, elle sert donc la résistance. Mais elle va se retrouver compagne d'un soldat Aldon, qu'elle connaît bien puisqu'il était le petit-ami de sa sœur. C'est là où les choses se compliquent. De l'autre côté, Vigdis est partagée entre son amour de toujours pour Naé, son ami d'enfance, et Eden, un rebelle.

J'ai lu ce roman en une après-midi et une soirée tellement il m'a entraîné dans son intrigue. Je finissais un chapitre et je voulais savoir la suite. L'auteur a cette faculté à poser un suspense lancinant. Et puis, j'ai été étonné de l'aspect très adulte de ce roman : on y trouve de nombreuses scènes de sexe, et il tire parfois sur un roman érotique, ce qui donne à l'histoire une touche beaucoup plus attrayante. Et puis, rien n'est vulgaire, ce qui est appréciable car il arrive souvent qu'on tombe dans le trash lorsqu'un auteur ajoute de telles scènes à son livre.

Seul reproche : parfois j'ai trouvé que cela allait trop vite entre certains personnages, et qu'on ne voyait pas assez de liens se créer entre eux, je pense notamment à Rayn et Gotyé. D'ailleurs, l'auteure traite aussi de l'homosexualité et j'ai trouvé qu'elle l'abordait bien.

C'est donc un roman qui m'a entraîné, qui m'a redonné envie de lire de la dystopie, j'ai tellement hâte de me plonger dans le second tome car la fin du premier est plein de suspense. Bravo à l'auteure qui a su m'attacher à tous ces personnages.

Ma note :

4.5/5. Un livre génial, à lire absolument pour les fans (et les non-fans) de dystopie.

Facebook de l'auteure : https://www.facebook.com/AspiDeth
Blog de l'auteure : http://www.aspideth.com/
Acheter le livre sur Amazon : https://www.amazon.fr/Rebels-1-S%C3%A9lection-Aspi-Deth/dp/293083000X

dimanche 10 juillet 2016

Les cerfs-volants de Kaboul - Khaled Hosseini - Editions 10/18

Quatrième de couverture :

Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles.
Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n'entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés...

Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux États-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. "Il existe un moyen de te racheter", lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.


Mon avis sur le livre :

J'avais déjà lu Khaled Hosseini avec A Thousand Splendid Suns (Mille soleils splendides). Je me suis donc lancée dans ce roman avec de l'attente (car j'avais déjà trouvé le style de Khaled Hosseini magnifique) et j'étais contente de partager cette lecture avec Axelle que vous pouvez retrouvez ici.

Ce roman se déroule sous le point de vue d'Amir et commence en 2001 avec cet appel du Pakistan qui va bouleverser son train de vie adopté aux États-Unis. Alors, on se retrouve plongé au cœur de l'Afghanistan des années 1960, quand naît Amir et Hassan, que les rues de Kaboul sont bondées de passants, de marchands, que l'air transporte l'odeur des grenades et du kebab. Ces quarante ans dont l'auteur va parler nous permettent de découvrir et de comprendre la guerre qui s'est déroulée dans ce pays, qui a entraîné l'extermination des chiites. Historiquement, le livre est donc intéressant.

Le roman semble parfois autobiographique : c'est comme si l'auteur racontait une partie de son histoire, car lui aussi a vécu à Kaboul, lui aussi est arrivé aux États-Unis en 1980 et lui aussi, comme Amir, va devenir écrivain. Voilà pourquoi on est touché parce que l'on sait que ce qu'il dit, ce qu'il décrit, est très proche de la réalité.

Khaled Hosseini, par sa plume riche, met en place des personnages complexes qui gravitent autour d'Hassan et d'Amir : le père d'Amir, Baba, qui repousse son fils, le père d'Hassan, Ali, ami de Baba et son domestique, choyant son fils, Assef, l'ennemi d'Hassan et d'Amir, Rahim khan, conseiller et ami de Baba... On apprend le passé de chaque personnage, ce qui nous permet de comprendre comment ils en sont arrivés là, mais surtout, on découvre aussi des choses sur eux au fil de la lecture, ce qui entraîne parfois de nombreuses surprises.

Ce qu'il faut savoir avec Hosseini c'est qu'il y aura de la cruauté et de la violence dans ses romans. Cela peut en déranger certains, donc âmes sensibles, s'abstenir !

Ce livre reste cependant une ode à la vie et à l'espoir. Il nous prouve que le rachat de nos fautes est faisable, qu'il ne faut pas se sous-estimer et qu'il faut croire en soi. L'image des cerfs-volants rouges revient tout au cours du livre et est comme la racine de ce qu'écrit Hosseini : là où commence l'histoire apparaissent les cerfs-volants, et là où se termine l'histoire apparaissent les cerfs-volants. 

Je n'ai pas eu un coup de cœur pour ce roman tout simplement car j'aurais aimé plus voir Hassan. Je ne me suis pas sentie spécialement proche d'Amir, malgré le fait que j'ai été émue par son histoire. J'aurais voulu que le dénouement final soit plus travaillé, qu'on voit plus les liens entre les personnages qui se formaient. Et puis pour moi, Mille soleils splendides était indétrônable. 

Ma note :

4/5. Une belle lecture.

mardi 5 juillet 2016

Me before you - Jojo Moyes - Edition Penguin - Tome 1

Quatrième de couverture :

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis...

Mon avis sur le livre :

Je crois que personne n'a pu passer à côté de CE livre. Ben oui, son adaptation vient de sortir au cinéma, et avec ça il a eu beaucoup de pub. Voilà pourquoi comme tout le monde j'ai suivi la mode. Sauf que j'ai voulu le lire en anglais et pas en français !

Ce livre m'a énervé. Ce livre m'a bouleversé. Il m'a fait réfléchir à des millions de choses à la fois. Il m'a ouvert l'esprit sur des choses que je ne connaissais pas. J'ai eu envie de le jeter par ma fenêtre au vu de ma colère contre lui. Il m'a fait passer par des tonnes d'émotions. C'est un coup de cœur mais avec des critiques.

Faisons un point sur le personnage de Lou qu'on rencontre dès le début : c'est une jeune femme de vingt-six ans qui vit encore chez ses parents, qui les aident financièrement et qui a le sens des responsabilités. Mais qui est aussi enchainée à une vie de routine. Et puis un jour son job saute : elle doit en trouver un nouveau et devient aide d'un tétraplégique, elle va lui tenir compagnie. Son caractère m'a plu mais parfois je ne la comprenais pas non plus, elle préférait ne pas s'avouer ce qu'elle ressentait vraiment, allant jusqu'à blesser d'autres personnes alentours. Et en même temps, par ses capacités tenaces et son côté indomptable (qu'on retrouve aussi dans sa garde-robe) elle apportait quelque chose d'éblouissant et de lumineux dans la vie de Will. Elle était perdue autant que Will d'ailleurs, et elle apprend tout au long du roman à se reconstruire grâce à lui : c'est lui qui la mène à la sortie du labyrinthe, qui l'aide à trouver le chemin. Alors tout bascule à ce moment-là : ce n'est plus le tétraplégique qui s'appuie sur Lou mais bien l'inverse.

Will, lui aussi m'a plu, mais aussi déçu. J'aimais sa personnalité pour son humour bien placé et détourné, mais il était têtu, obstiné et parfois cela m'a gêné. Il gardait tout pour lui et semblait apprécier beaucoup Lou, pas assez pour mettre des mots dessus cependant. Son choix le pousse à aller dans une direction, ce qui l'enferme et le recroqueville sur lui-même.

Généralement on suit le point de vue de Lou dans le roman, même si l'auteur y a inséré des chapitres sous le point de vue de Camille (la mère de Will), de Nathan (l'aide médical), de Steven (le père de Will) et de Katrina (la sœur de Lou). J'ai trouvé cela bien réfléchi de la part de l'auteur mais là encore j'attendais un chapitre sous le point de vue de Will, qui n'est jamais arrivé. Peut-être était ce une façon pour l'auteur de nous faire passer ce message : personne ne peut comprendre Will, car toi lecteur, tu n'es pas dans un fauteuil roulant ! Voilà pourquoi l'auteur a peut-être fait le choix de laisser Will dans l'ombre.

Ce roman décrit la plus grosse erreur de l'humain : toujours regarder l'assiette de l'autre, afin de changer sa vie, de le persuader de modifier ceci ou cela. Or, au final, c'est bien chacun, un à un, que nous choisissons où aller, comment agir et réagir. Et personne ne peut nous le dicter. C'est ce que Lou apprend au cours du roman : il faut accepter, quoiqu'il arrive, la décision de l'autre. Même si elle va en contradiction avec ce que l'on pense, il faut respecter l'autre car il a le choix. Tout le monde est différent et n'agit pas de la même façon : là est notre liberté. Dur à comprendre, dur à appliquer.

Alors voilà, toutes ces critiques font que j'aime ce livre. J'aurais voulu écrire différemment l'histoire mais malgré tout il y a de la justesse dans les propos de Jojo Moyes, et un vrai regard extérieur sur l'Homme et ses actions, que ce soit pour lui-même ou pour les autres. Car on change au cours de la vie, et ça, grâce aux personnes qui nous entoure. 

Ma note :

5/5. Si certains se demandent, oui oui, ce livre m'a fait pleurer... et pas qu'une fois !